Comment l’accompagnement de Phenix a-t-il permis au Super U de Rezé de dynamiser l’aide alimentaire locale?

Pour renforcer son engagement contre le gaspillage, le Super U de Rezé a décidé en 2019 de faire don d’une partie de ses invendus à des associations. La direction et les équipes ont ainsi apporté une dimension solidaire et vertueuse à leur démarche anti-gaspi à fort impact économique, environnemental et social. Grâce à l’accompagnement de Phenix, le magasin a noué plusieurs partenariats avec des associations locales, parmi lesquelles Le Comptoir des Alouettes.  La qualité des dons d’invendus et la régularité des relations avec la grande distribution est un facteur déterminant pour cette structure associative et les besoins de ses bénéficiaires. Située au cœur de Nantes, bénévoles et adhérents récupèrent les invendus pour constituer des repas de quartier, des paniers gratuits, des ateliers de cuisine favorisant la mixité sociale et le vivre ensemble autour du bien manger.

Rencontre avec la direction du Magasin du super U de Rezé  et l’équipe de l’association Le comptoir des alouettes.

Engagé dans une démarche de réduction des pertes, le Super U de Rezé a rapidement mis en place la vente à prix réduit des produits arrivant en date courte, en les proposant à – 30% aux clients. Cette solution anti-gaspi efficace pour certains produits n’était pas concluante pour tous les rayons. La Direction a alors décidé de développer une solution complémentaire : le don.

En savoir plus sur nos solutions

🎤  » On avait l’impression d’en jeter trop, une partie des fruits et légumes et des produits ne passaient pas en ventes dates courtes. On s’est alors dit qu’il fallait travailler avec les associations et faire du don. Nous avons fait appel à Phenix pour faire la liaison entre les associations et le magasin. Nous n’avions pas les contacts et le réseau associatif que Phenix a su nous apporter. Nous avions aussi besoin d’un accompagnement, de formation pour savoir à quel moment on enlève les produits des rayons. Notre interlocuteur Phenix, toujours à l’écoute, nous a permis de former les équipes, a mis en place un cadre administratif et réglementaire ainsi qu’une direction stratégique . La formule allie la qualité du lien et la technicité des supports, c’est un vrai plus. » Julien Albres, Directeur du Super U de Rezé

La valorisation des invendus via le don a donc débuté en octobre 2019 par la formation des équipes du magasin et la mise en place du planning associatif du lundi au samedi. Parmi les six associations bénéficiaires, Le Comptoir des Alouettes collecte les invendus le vendredi. Son objectif : créer de la mixité et du lien social à travers la récupération d’invendus valorisés lors d’ateliers de cuisine. L’association propose à ses bénéficiaires des produits gratuits et accueille tout type de public dans son épicerie solidaire. Une partie des dons y sont valorisés en confitures, jus de fruits, coulis de tomate puis vendus sur place.

🎤  » Au début nous sommes allés nous-mêmes à la rencontre des magasins, et on négociait les invendus qu’on récupérait en direct. Un supermarché proche a été sensible au fait de cuisiner avec les personnes bénéficiaires et de ne pas gâcher les invendus. Ils donnaient la casse à J ou J-1. Puis on a découvert Phenix, à travers des articles et une visite. Phenix nous a apporté plus d’invendus et de meilleure qualité. Ils ont ce savoir-faire d’aller vers le monde de la grande distribution. Pour l’association ce n’était pas une démarche très naturelle. Cela a apporté du flux et une aide administrative avec les cerfas pour le suivi des dons. On a noté une amélioration des invendus.«  Odile Brousse Présidente de l’association Le Comptoir des Alouettes.

Les dons provenant du Super U de Rezé sont assez variés. La grande majorité des rayons contribuent à la revalorisation de la casse via le don. Le projet porté par l’ensemble des collaborateurs a permis au magasin d’affiner la traçabilité des invendus et donc des stocks. Les équipes travaillent ainsi sur l’ensemble de la chaîne de valeur des produits pour agir à chaque maillon contre le gaspillage.

Nous contacter

🎤 “ Remplir les poubelles sans s’en rendre compte, c’est facile, mais préparer le chariot de don permet aux équipes de voir ce qui se passe. Les collaborateurs ne savaient pas forcément que la gestion des pertes impliquait l’usage d’un compacteur, le recours à la méthanisation et au compostage. En sauvant les invendus avec le don, on prend conscience des volumes qui auraient pu aller à la poubelle. Plus il y a de volumes, plus cela signifie que nous avons des problèmes de gestion. C’est important d’analyser les raisons. // On a tendance à opposer rentabilité économique et don aux associations. Mais on peut maîtriser l’impact économique et environnemental de notre activité et avoir un vrai rôle au niveau du tissu social . Aujourd’hui on a des leviers de gestion pour piloter l’entreprise, et Phenix constitue un nouveau moyen de sensibiliser les équipes et de leur montrer la qualité de leur gestion, c’est une autre corde à notre arc. “ Benoit Onnée Associé du Super U Rezé

Côté association, le partenariat est aussi vécu positivement. La présidente de la structure constate de plus en plus que les employés du magasin qui accueillent les bénévoles lors des collectes sont sensibles aux actions de l’association.

🎤 « Aujourd’hui il y a une prise de conscience au sujet du gaspillage. Je remarque que les salariés des magasins sont contents de participer à ce mouvement. On récupère beaucoup de viennoiseries et de pain industriel. Des légumes, des œufs, un peu de fromage… On a besoin de produits frais pour répondre aux demandes de notre public. 20% des invendus récupérés sont transformés lors d’ateliers, le reste est directement proposé aux bénéficiaires. // La vente des produits transformés équilibre le projet et alimente les ateliers pour démontrer qu’on peut valoriser ces invendus : faire avec. Les adhérents participent à la vie de la structure : faire les ramasses, le tri, animer les ateliers… ce sont des moments de convivialité.«  Odile Brousse

Pour le Directeur du magasin, la réussite du projet est possible grâce à l’implication des collaborateurs qui ont été épaulés et sensibilisés. “ L’accueil a été très favorable au niveau des équipes : se rendre compte que l’entreprise a une dimension humaine et sociale a été déterminant.  La grande distribution peut être diabolisée. Notre métier premier est de nourrir les gens, on est capables d’avoir une dimension humaine et sociale, le magasin est dans une démarche vertueuse. Il est donc crucial de sensibiliser les collaborateurs,  ils en parlent et sont fiers, c’est une vraie valeur ajoutée aujourd’hui.”

La valorisation des invendus a un vrai impact sur le tissu associatif local nous confie Sarah, bénévole et adhérente de l’association Le Comptoir des Alouettes.“ Les personnes qui viennent et bénéficient de la gratuité  ne viennent pas seulement se servir, elles aident à faire la confiture, à faire les étiquettes… Ce n’est pas de l’assistanat, les gens se rendent utiles et participent à l’organisation. Ça a du sens pour eux. Parfois on a une surabondance de pain et on donne à d’autres associations pour éviter de jeter. Parfois on a beaucoup de fraises, on s’adapte. Au niveau de la cabane à légumes, les gens viennent avec leurs cabas, et donnent symboliquement une pièce. Selon ce qu’il y a,  on essaye de partager équitablement pour tout le monde. Au-delà de l’aide apportée, c’est une vraie animation au cœur du quartier, les gens se retrouvent. “

Fort de cet engagement avec les associations, le Super U de Rezé n’a pas hésité à faire progresser sa démarche anti-gaspi dans le temps avec d’autres solutions complémentaires comme la composition de paniers d’invendus proposés à petit prix aux consommateurs via l’application mobile Phenix anti-gaspi.  “ Certains produits ne peuvent pas être donnés à des associations, comme par exemple la viande hachée ou certaines pâtisseries. Via les paniers anti-gaspi vendus sur l’application, on donne une seconde vie aux produits. Et on va toucher des personnes qui ne sont pas clients chez nous, allonger la vie du produit qui finira dans un frigo et non pas jeté. Ce qui m’importe c’est le support technique et humain apporté par Phenix, toujours à l’écoute du magasin, c’est pour ça que c’est une réussite. On est en échange perpétuel et il faut que cela continue.” Benoit Onnée Associé du magasin.

Découvrez comment ce Hyper U s’engage contre le gaspillage

Sensibiliser les consommateurs et toucher de nouveaux clients à travers sa démarche anti-gaspi est un des axes choisi par le magasin pour prolonger son engagement et peut-être faire connaître un peu plus la dynamique qu’il a pu créer en termes de Responsabilité Sociale et Environnementale. De son côté, Le Comptoir des Alouettes propose aux citoyens des temps de réflexion sur les problématiques du gâchis alimentaire, de la santé, de l’économie locale pour “recréer du lien entre nos assiettes et ceux qui nous nourrissent.”

No Comments »

Label national anti-gaspillage : où en sommes-nous ?

Le 22 décembre 2020, le gouvernement français a acté par décret la création d’un label national anti-gaspillage alimentaire, prévu par la loi AGEC du 10 février 2020*. Alors que 84% des Français privilégieraient un supermarché récompensé d’un label anti-gaspillage (Étude Yougov-Phenix 2021 **), cette mesure a pour ambition d’orienter les consommateurs et de garantir que les acteurs de la grande consommation labellisés respectent des critères précis confirmant qu’ils mettent en place des actions concrètes et efficaces dans la réduction du gaspillage. Le référentiel du label national anti-gaspi est en cours d’élaboration pour préciser les exigences requises pour bénéficier du label, les conditions de validation et de contrôle.

Un enjeu sociétal et environnemental

Dans le rapport du GIEC publié ce 4 avril 2022, la lutte contre le gaspillage alimentaire est une nouvelle fois identifiée comme l’une des solutions les plus efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique. Pour répondre à cet enjeu, le label national anti-gaspi s’inscrit dans la continuité du Pacte National de lutte contre le gaspillage alimentaire signé en 2013 par le gouvernement français  et les acteurs de la filière alimentaire, ayant pour objectif de réduire le gaspillage alimentaire de 50% en France d’ici 2025.

Plus d’un Français sur deux exprime le désir de voir  les enseignes améliorer leurs actions pour lutter contre le gaspillage. (Étude Phenix 2021**). En France, des acteurs de la grande consommation et de l’industrie ont déjà mis en place des mesures anti-gaspi qui portent leurs fruits comme la traçabilité et le suivi des invendus, le don aux associations, la vente de paniers anti-gaspi à prix réduit via une application mobile, le don pour l’alimentation animale… Une démarche complétée en amont par une optimisation des commandes, un meilleur suivi des dates en rayon… Ces solutions sont développées en interne par les entreprises et en collaboration avec des experts comme Phenix, qui propose un accompagnement humain et des outils numériques adaptés aux enjeux des professionnels.

La mise en place d’actions complémentaires dans la lutte contre le gaspillage permet de valoriser jusqu’à 85% de la casse d’un magasin. Pour sa seconde édition, le Baromètre de l’anti-gaspi Phenix analyse l’impact financier, environnemental et social des démarches anti-gaspi de 300 magasins. Pour un supermarché de 16 millions d’euros de chiffre d’affaires, cela représente en moyenne sur une année 22 tonnes de déchets évitées, soit l’équivalent de 44 000 repas sauvés. Plus de 50% de l’impact positif global sur les émissions de CO2 et des tonnes de déchets, repose sur la valorisation de 5 rayons ! Déjà plus d’une quinzaine de magasins partenaires de Phenix sont reconnus Zéro Déchet Alimentaire (ZDA) selon un référentiel élaboré en interne. Le label national anti-gaspi en préparation par le gouvernement serait une continuité et une reconnaissance importante pour ces magasins engagés qui pourront demander à être audités.

Notre article “Un magasin Zéro Déchet Alimentaire ? C’est possible ! »

Créer une dynamique vertueuse pour les entreprises concernées.

Pour pousser les acteurs de l’alimentation à la performance et à l’auto-amélioration, le label national anti-gaspi se présenterait sous la forme d’échelons.  Il récompenserait les acteurs qui s’investissent le plus dans la lutte contre le gaspillage, grâce à la mise en place de solutions concrètes, à l’innovation, à la sensibilisation de leur personnel. L’audit lié à l’obtention du label suivra un référentiel bien précis, actuellement en cours d’élaboration.

Le renouvellement du label aurait lieu tous les 3 ans, si la structure auditée s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue et montre une réelle volonté d’aller plus loin dans sa démarche anti-gaspillage. Les structures labellisées devront donc maintenir leurs efforts afin de conserver leur certification ou tenter d’accéder à l’échelon supérieur.

🎤  “Ce label a pour objectif de prendre en compte la démarche anti-gaspi dans sa globalité. La chaîne d’approvisionnement, les achats ou encore l’implication, professionnelle mais aussi personnelle, des collaborateurs dans la lutte contre le gaspillage sont notamment intégrés à la réflexion. On est ravis de voir que le législateur favorise les bons élèves et se veut apporteur de solutions, pas juste de sanctions. » Laura Zaccagnini, Product Operations Manager chez Phenix

Actuellement en cours de test, le label national anti-gaspi est prévu pour la fin de l’année 2022 pour les acteurs de la distribution alimentaire, les métiers de bouche et les grossistes. À terme, cette certification sera étendue à toutes les structures du secteur alimentaire

Un précieux sésame pour les professionnels engagés, qui pourront communiquer sur leur démarche auprès des consommateurs, qui portent un réel intérêt aux engagements et actions anti-gaspi des commerçants. En effet, pour 97% des consommateurs la vente à petit prix de produits ayant une date de péremption proche est une bonne initiative contre le gaspillage et pour faire des économies ***. 65% des répondants voudraient que tous les magasins mettent en place cette action anti-gaspi. Un signal fort pour les professionnels de la grande consommation invités à communiquer sur leur engagement.

Phenix pourra accompagner les points de vente qui le désirent sur l’obtention de ca label. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à nous contacter en indiquant dans l’objet de votre message Label anti-gaspi.

Nous Contacter

*Article 33 de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire

**Étude en ligne réalisée par Phenix avec YouGov en France, auprès de 1008 personnes représentatives de la population française. Le terrain a été réalisé du 28 au 29/01/21

***Une enquête réalisée par Phenix avec YouGov France sur 1011 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 26 au 27 Août 2021

No Comments »

🎬 Vidéo – Coulisses d’un engagement à fort impact social et environnemental

Engagé historiquement dans la lutte contre le gaspillage, le spécialiste de l’alimentation biologique La Vie Claire a noué un partenariat avec Phenix en 2019 pour optimiser ses actions de don aux associations et la vente de paniers anti-gaspi via l’application mobile. En trois ans, plus de trois millions de repas ont pu être sauvés. L’anti-gaspi est devenu un véritable projet d’entreprise porteur de sens pour les salariés accompagnés par l’expertise des chargés de projet Phenix.

Nous sommes heureux de vous emmener dans les coulisses de cet engagement anti-gaspi, à l’occasion de nos trois ans d’action commune ! Une minie-série vidéo à découvrir en trois épisodes :

  • # 1 Le don d’invendus, une action qui profite à tous !
  • # 2 Pas de gaspillage on s’engage avec les paniers anti-gaspi en magasin
  • # 3 Un engagement anti-gaspi à fort impact social et environnemental

# 1 Le don d’invendus, une action qui profite à tous !

Alors que 8 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, selon un rapport du Sénat, nous pouvons agir. Chaque jour les équipes de l’entrepôt La Vie Claire de Montagny préparent les invendus alimentaires qui seront distribués à 9 associations locales. Un socle de don qui sécurise les actions menées par ces structures accueillant des centaines de bénéficiaires.

L’accompagnement Phenix a commencé en 2019 par la mise en place de la plateforme de traçabilité des produits : Phenix connect. L’outil est utilisé pour digitaliser le parcours de don : contrôle des dates et des typologies de produits, traçabilité et gestion des rappels produits, documents administratifs. En complément, un chargé de projet Phenix organise les plannings des collectes et assure la formation des équipes aux règles de don pour en améliorer la qualité. Grâce à cette expertise les salariés ont intégré dans leurs processus une démarche anti-gaspi porteuse de sens, devenue valeur d’entreprise. 

🎤 Pour Anne-Marie VINCENT-GIROD Présidente fondatrice de l’association Oasis d’Amour, ce partenariat donne aux plus démunis l’accès à des produits bio. “Grâce à La Vie Claire nous  mettons à disposition des bénéficiaires des produits bio à un prix accessible, une participation symbolique. Je dirais que c’est leur mettre le sourire dans le cœur quand ils peuvent avoir dans leur chariot quelque chose auquel ils n’ont jamais pu avoir accès avant. On parle de participation parce que notre vision c’est de maintenir la personne dans sa dignité. 

Nos interlocuteurs de chez Phenix facilitent le travail d’oasis d’amour. Ce sont des superviseurs. Ils organisent les ramasses et le partage des dons entre les associations. En ce moment, on a une augmentation exponentielle des demandes de bénéficiaires pour avoir accès à l’association et il faut aussi que la quantité de dons suive derrière.”

En savoir plus sur le don

# 2 Pas de gaspillage on s’engage avec les paniers anti-gaspi en magasin

Les magasins La Vie Claire s’engagent eux aussi dans la lutte contre le gaspillage. Leurs invendus sont proposés aux consommateurs à prix cassés. Chaque jour, le magasin compose des paniers surprises avec les invendus du jour tels que les fruits et légumes ayant perdu un peu de leur fraîcheur, ou les produits frais arrivant à date. Côté consommateur, il suffit de télécharger gratuitement l’application Phenix sur son smartphone pour profiter de ces paniers surprise, vendus à -50%. Cette opération permet aux consommateurs de regagner du pouvoir d’achat en consommant du bio à prix mini, mais aussi de découvrir de nouveaux produits qu’ils n’ont parfois jamais goûtés. 

En savoir plus sur l’application anti-gaspi don

# 3 Un engagement anti-gaspi à fort impact social et environnemental

En donnant une seconde vie aux invendus, 7050 Tonnes d’équivalent émissions CO2 ont été évitées en 3 ans. Réduire le gaspillage alimentaire de moitié est l’une des trois actions les plus efficaces qu’on puisse entreprendre pour freiner le changement climatique (selon les 70 experts du projet Drawdown).

épisode à découvrir jeudi 31 Mars 2022 🙂

🎤  » En plus de soutenir les associations engagées dans la lutte contre la précarité alimentaire, nous limitons l’impact environnemental lié au traitement de nos déchets. Nos équipes logistiques s’investissent chaque jour dans cette gestion anti-gaspi. qui nous permet de faire des dons de nos produits frais, d’épicerie, hygiène, droguerie aux associations qui luttent contre la précarité alimentaire. Depuis le début de notre partenariat avec Phenix, c’est plus de 2 332 713 repas qui ont pu être distribués grâce aux dons de La Vie Claire. »  – Hélène Dechamps, Responsable RSE pour La Vie Claire

 

 

No Comments »

Baromètre de l’anti-gaspi #2 : Impacts positifs de la valorisation des invendus en supermarché et hypermarché

La seconde édition du Baromètre de l’anti-gaspi est consacrée à l’ensemble des impacts liés aux invendus et à leur valorisation en grande distribution.

  • déchets évités, 
  • émissions de gaz à effet de serre évitées, 
  • nombre de repas sauvés et valeur des produits donnés aux associations

La mise en place d’actions complémentaires dans la lutte contre le gaspillage alimentaire permet de valoriser jusqu’à 85% de la casse d’un magasin

Pour un supermarché de 16 millions d’euros de chiffre d’affaires, cela représente en moyenne sur une année 22 tonnes de déchets évités, soit l’équivalent de 44 000 repas sauvés. 

Plus de 50% de l’impact positif global sur les émissions de CO2 et des tonnes de déchets, repose sur la valorisation de 5 rayons !

Découvrez comment maximiser vos impacts en combinant plusieurs leviers de valorisation des invendus et les indicateurs pour mesurer et améliorer l’évaluation de notre ennemi : le gaspillage.

Téléchargez gratuitement le baromètre de l’antigaspi #2 !

 

Selon les 70 chercheurs du projet Drawdown, réduire le gaspillage alimentaire de moitié est l’une des trois actions les plus efficaces qu’on puisse entreprendre pour freiner le changement climatique. avec ce baromètre, nous 

No Comments »

Le chiffre du mois : anniversaire de la loi AGEC

10 FEVRIER 2022

🎊 Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la loi AGEC relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire ! ✊

Promulguée le 10 février 2020, nombre de ses décisions entrent en vigueur en 2022 et 2023 🔥 il est désormais interdit de détruire les #invendus neufs non alimentaires !

Un enjeu majeur pour les professionnels, mais en chiffres ça donne quoi ? 🤔🔎réponse en vidéo :

 

 

🎯 Objectif de la loi : transformer notre mode de production et de consommation vers un modèle plus durable et encourager le réemploi comme le don 💚

🚀 Des industriels, distributeurs engagés ont déjà mis en place des solutions et Phenix les accompagne dans leur transition ! 💪

Notre dossier relatif à la loi AGEC

✔ Décryptage des causes et solutions avec Pierre Lebrun Responsable engagements & impact Phenix contributeur de l’étude ADEME sur les Gisements et causes des invendus non-alimentaires et leurs voies d’écoulement.

Invendus non-alimentaires : causes et pistes pour réduire le gaspillage

✔ Notre article résumant les obligations et les impacts attendus de la loi

Gestion des invendus non alimentaires : ce qui change au 1er janvier 2022 avec la loi AGEC!

No Comments »

Comment le magasin Biocoop de La Brède a-t-il renforcé son engagement anti-gaspi avec l’application Phenix ?

Réduire le gaspillage alimentaire et être le plus vertueux possible fait partie de l’ADN de la coopérative Biocoop. Dans cette optique, le magasin Biocoop de La Brède a pu franchir une étape décisive dans la valorisation de ses invendus grâce à la mise en place de paniers anti-gaspi vendus à petit prix sur l’application Phenix. Accompagnées par Phenix, les équipes ont complété leurs actions existantes et optimisé leur démarche qui suscite une grande adhésion aussi bien en interne que de la part des clients.

Dès sa création la Biocoop de La Brède a souhaité s’inscrire dans une démarche anti-gaspi. Les produits arrivant à date de péremption ou fatigués faisaient l’objet de dons aux membres de l’équipe, et le reste était composté. Une association partenaire venait collecter les biodéchets. Après les premiers mois d’ouverture intenses, le magasin a voulu passer à l’étape supérieure : valoriser les invendus pour jeter le moins possible. Ayant une vision commune, la direction et les équipes se sont fixé un objectif : devenir un magasin « zéro bio déchet ».

Retrouvez l’intégralité du témoignage

L’accompagnement par Phenix a permis de valoriser les invendus du jour en les vendant à petit prix via l’application mobile.

Résultats :

  • le magasin enregistre un chiffre d’affaires supplémentaire
  • il gagne en visibilité sur l’application Phenix qui compte plus de 2 millions d’utilisateurs
  • les clients apprécient l’engagement du magasin

Je ne faisais pas de paniers anti-gaspi, l’offre ne me convenait pas. Mais un partenaire de l’ESS, ça me parle ! L’offre est plus économique, plus flexible, c’est clair, transparent et leur présence terrain me permet de connaître mes interlocuteurs, j’apprécie. C’est un système qui est vertueux, on évite la perte sèche et on fait plaisir aux clients, si ça n’existait pas ça manquerait !
Raymond BAYOL
Gérant associé Biocoop de La Brède

Téléchargez le cas complet !

No Comments »

Réseau Vrac et Phenix avancent ensemble pour aider les commerces de vrac à valoriser leurs invendus et éviter le gaspillage

Tout est parti du terrain ! Utilisée par des Epiceries Vrac, l’application Phenix a permis aux commerçants de vendre à petit prix des invendus et de limiter leurs pertes. Cette expérience suivie sur plusieurs mois a conduit l’association Réseau Vrac et Phenix à sceller un partenariat pour promouvoir ensemble les bonnes pratiques anti-gaspi bénéfiques aux acteurs de la filière vrac. Un objectif en adéquation avec les valeurs historiques de Réseau Vrac.

Entretien croisé avec Chloé Liard Chargée de développement et projets chez Réseau Vrac et Solène Barbier Business Developer Senior chez Phenix.

Démocratiser le vrac tout en veillant à la qualité des pratiques

L’association Réseau Vrac a été créée en 2016 par Célia Rennesson en association avec des professionnels de la filière vrac. Avec un objectif central : démocratiser la pratique du vrac et contribuer à structurer la filière et son offre. Désormais Réseau Vrac accompagne 1900 adhérents fournisseurs, commerçants spécialisés ou ayant un rayon vrac, ou encore des porteurs de projets.

🎤 Chloé Liard Chargée de développement et projets chez Réseau Vrac : “Depuis le début, notre cheval de bataille est que tous les commerces vrac qui ouvrent appliquent les bonnes pratiques d’hygiène et la réglementation de la vente en vrac. Nous accompagnons donc les professionnels par des formations, une connaissance juridique poussée, des supports tels que des études ou l’organisation du Salon Vrac. La dimension environnementale avec la réduction du gaspillage sont des valeurs fortes dans le vrac, on pense souvent à la réduction d’emballage mais le gaspillage alimentaire est souvent la seconde raison. S’allier avec une structure comme Phenix qui a pour cœur de cible cette problématique est enrichissant ”

Le Vrac est fortement associé à la notion de réduction des déchets grâce au fait par exemple de pouvoir réutiliser son contenant. Se servir à la juste quantité selon le besoin du consommateur peut conduire à une réduction du gaspillage alimentaire côté consommateur. Mais il reste parfois des invendus en magasins, comment lutter alors contre le gaspillage alimentaire en magasin ?

🎤 Solène Barbier Business Developer Senior chez Phenix : Tracer les invendus et prendre conscience des pertes qui pourraient être sauvées est la première étape vers une démarche anti-gaspi. Réseau Vrac a un rôle déterminant dans la filière, nous avons un ADN commun, l’envie d’aller vers une alimentation saine, écologique et solidaire. Les épiceries vrac ont la volonté de réduire leurs emballages. Nous sommes heureux de leur apporter notre expertise anti-gaspi en cohérence avec leurs objectifs. Souvent la première réaction des commerçants est de se dire qu’il n’y a pas de pertes en vrac, car les dates sont longues et les quantités semblent faibles. Puis ils se disent “en effet sur telle référence j’ai eu un souci, ou avant une fermeture pour vacances je n’ai pas pu écouler des produits”… Nous leur apportons des solutions. »

Une application anti-gaspi et un accompagnement adapté au vrac

L’application mobile Phenix permet de vendre à un prix réduit les invendus : les fonds de silo, les biscuits un peu cassés dans les bacs à pelles libre service… pour éviter qu’ils ne soient jetés. Cela permet aussi au commerçant de retirer un chiffre d’affaires supplémentaire. Chloé Liard confie être convaincue par la démarche.

L’application mobile Phenix permet de vendre à prix réduit les invendus : les fonds de silos, les biscuits un peu cassés… pour éviter qu’ils ne soient jetés. Cela permet aussi au commerçant de retirer un chiffre d’affaires supplémentaire. Chloé Liard confie être convaincue par la démarche. 🎤 “Je n’étais pas sûre à 100% que ça fonctionnerait, j’imaginais que c’était surtout le frais et les fruits et légumes qui généraient des volumes de perte importants… mais dans les données remontées par Phenix il y a beaucoup de fonds de silos, de biscuits abîmés identifiés comme source de gaspillage… cela a permis d’identifier des typologies pour amener la filière à être plus vertueuse et travailler sur ces points de pertes : pourquoi pas travailler les recettes de biscuits pour qu’ils soient plus adaptés à la vente en vrac. Sur le point de vente, les pratiques peuvent être optimisées concernant le gaspillage.”

En savoir plus sur l’application ant-gaspi

Phenix a pu établir une typologie des produits vrac qui cassent le plus, basée sur l’accompagnement des magasins vrac sur le terrain. 🎤 “On retrouve sans surprise les fruits et légumes qui perdent leur fraîcheur, les produits frais arrivant à date, mais aussi certaines références vrac qui ne tournent pas bien ” nous explique Solène Barbier. « Viennent ensuite les fins de silos “difficiles à vendre” car deux lots différents d’un même produit ne peuvent pas être mélangés. En réalisant des sachets anti-gaspi via l’application, cela permet de vider et désinfecter le silo lorsque le commerçant a le temps de s’en occuper. Cette fin de silo n’est pas toujours valorisée. Également, les bacs à pelle contenant par exemple des biscuits peuvent occasionner de la casse lors de leur manipulation… Je pense également aux dates courtes, les DDM livrées un peu tard, ou encore les œufs qui doivent être retirés de la vente à J-7. L’application va permettre une rotation des stocks optimale et une valorisation des pertes. »

Lors du lancement de l’application en magasin Phenix apporte un accompagnement sur les bonnes pratiques avec des recommandations sur les horaires de publication des paniers anti-gaspi, des suggestions sur les taux de réduction, la composition des paniers, et fait un rappel sur la réglementation et le contrôle des dates… 

Alors que 37% de la population française consomme du vrac *, l’équipe de Réseau Vrac considère qu’il y a un besoin d’améliorer l’équipement de vente pour lever les freins du vrac, améliorer le parcours d’achat en magasin et le simplifier pour que cet achat ne reste pas exceptionnel à une frange de la population sensibilisée. Chloé Liard précise : 🎤 ”Une dimension intéressante de l’application Phenix est aussi l’apport de clientèle, le trafic, car beaucoup de personnes n’osent pas entrer dans un magasin vrac, ayant l’impression que ce n’est pas pour eux. Aller au vrac, passer la porte du commerce, faire le tour du magasin, ça peut convertir des consommateurs… c’est une bonne manière de sensibiliser d’autres publics.”

Œuvrer pour faire bouger les lignes

Réseau Vrac a réalisé des actions de lobbying dans le cadre de plusieurs lois en participant à des groupes de travail, dans le but de contribuer à développer le marché vrac. Chloé Liard revient pour nous sur ces étapes clés : 🎤 “ Nous avons contribué à la loi Anti Gaspillage pour une économie circulaire AGEC dans laquelle nous avons réussi à faire passer une définition du vrac désormais inscrite dans le texte et la possibilité pour le consommateur de se servir de son propre contenant dans les commerces. Autre exemple, la loi Climat et résilience reprenant une proposition de la Convention citoyenne d’intégrer la vente en vrac dans 20% des rayons des supermarchés de 400m2 et plus d’ici 2030, ce qui est une bonne chose pour démocratiser la vente en vrac ».

Plusieurs initiatives ont également vu le jour pour faire un état des lieux des bénéfices et impacts du vrac précise-t-elle 🎤 “ Nous avons participé à une étude de l’ADEME** sur le cycle de vie des produits dans la pratique du vrac. Nous constatons que si une bonne conduite des rayons et une sensibilisation des consommateurs est réalisée, alors ça marche […] Mais c’est difficile à évaluer et quantifier. Nous souhaitons réaliser une étude socio comportementale pour voir ce qui peut changer entre un consommateur vrac et non vrac. L’intuition que l’on a aujourd’hui c’est que cette pratique contribue à une prise de conscience plus large.”

Quantifier et qualifier les pertes dans le vrac est un grand chantier et un enjeu majeur pour l’avenir souligne Solène Barbier  🎤 “ Notre première intention est de sensibiliser les professionnels, leur montrer que le gaspillage est intrinsèque à tout métier de bouche. Lever le tabou des pertes dans le vrac sensibiliser à la fois commerce et consommateurs. Même si les pertes sont minimes, on peut les valoriser et simplifier le quotidien du commerçant. »

En 2030 les commerces de plus de 400m2 auront l’obligation de proposer 20% de leurs rayons en vrac***. Un enjeux pour l’ensemble de la filière rappelle Chloé Liard : 🎤 ” Cela va entraîner un saut, créer des débouchés pour les équipementiers, des marques s’y mettront car il y aura un marché… mais cela ne doit pas être fait n’importe comment. La crise covid a rebattu les cartes de la consommation, les commerces vrac ont été touchés avec une baisse de la fréquentation. Comment attirer de nouveau les consommateurs vers ces commerces, les produits locaux, et de bonne qualité… ? Nous voulons aider ces commerces.” 

Recevoir plus d’information

*Source Nielsen Panel View Décembre 2018, plus de détail dans cet article

**Etude « La vente en vrac pratiques et perspectives », disponible sur la librairie de l’ADEME

***Loi climat et résilience disponible ici

Photo: Phenix – épicerie vrac Grain Flori 7 Rue Mathurin Brissonneau, 44100 Nantes

No Comments »

🎬 Vidéo – Le collectif du MAB valorise les invendus de supermarchés pour aider 500 familles

Tous les mardis matins, les bénévoles et encadrants du Marché Alternatif de Bellevue MAB collectent les dons d’invendus de supermarchés de la ville de Nantes, pour les trier et les répartir dans des paniers alimentaires de différentes tailles, distribués à des familles du quartier Bellevue-Chantenay l’après-midi même.

L’association accompagnée par Phenix a pu consolider quatre nouveaux partenariats avec des magasins de la grande distribution souhaitant donner leurs invendus à des associations.

32 Tonnes d’invendus ont ainsi été sauvées en 2021 grâce à l’énergie des bénévoles et de Jojo médiateur social sur l’alimentation, véritable chef d’orchestre de cette action.

Découvrez les coulisses du MAB, depuis la collecte des invendus donnés par les magasins à la distribution des paniers alimentaires aux familles bénéficiaires  : la dimension logistique, la dynamique solidaire, un bilan positif pour les équipes Phenix qui accompagnent les magasins donateurs d’invendus et les associations bénéficiaires.

Créé à l’initiative du Comptoir des Alouettes, le Marché Alternatif de Bellevue MAB est né du regroupement d’une vingtaine d’associations locales de Nantes organisées en conseil collégial, parmi lesquelles l’Accoord, ID Numéric, Les enjoliveurs….  L’initiative est soutenue par l’équipe de quartier, la direction vie associative et le département prévention et solidarités (CCAS de la Ville de Nantes) et prend vie au centre socioculturel de Bellevue qui a rapidement rejoint le projet.

Pour en savoir plus

Sur le Marché Alternatif de Bellevue :  retrouvez les pages consacrées au MAB dans l’Ecrit de Bellevue #94.

Sur la démarche de don d’invendus aux associations : découvrez les solutions pour les professionnels de la grande consommation.

Sur l’accompagnement de Phenix auprès des associations souhaitant collecter des dons d’invendus : tous les détails sur notre page dédiée aux associations.

No Comments »

Gestion des invendus non alimentaires : ce qui change au 1er janvier 2022 avec la loi AGEC!

L’interdiction de destruction des invendus non alimentaires neufs et l’obligation de leur “réemploi” (notamment via le don) entre en vigueur le 1er janvier 2022 pour les produits déjà couverts par une filière à Responsabilité Elargie du Producteur (REP*). Cela concerne par exemple les textiles 🧥, les matelas et meubles 🛋, les équipements électriques et électroniques ou encore les produits d’hygiène sous statut cosmétique et les livres et fournitures scolaires📖. Les autres secteurs peuvent d’ores et déjà suivre cette règle de principe qui entrera en vigueur pour eux au plus tard le 31 décembre 2023.

Encouragés par la Loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC – 2020), les industriels, grossistes, metteurs en marché, professionnels de la grande distribution ont donc obligation de ne plus jeter en décharge ou incinérer les surplus non alimentaires. Certaines filières et entreprises ont anticipé la valorisation de ces produits depuis la promulgation de la loi en 2020 et mis en place des solutions qui portent leurs fruits.

🔍 Focus sur les obligations légales, les exceptions et les particularités fiscales liées à la gestion des invendus non-alimentaires

💡 Et notre éclairage sur les impacts de la loi, des pistes pour valoriser efficacement ces surplus appuyées d’un exemple concret.

Quelles obligations pour valoriser les surplus non alimentaires ?

⚖ Pour gérer leurs invendus non-alimentaires les professionnels doivent :

  • les réemployer, notamment par le don à des associations de lutte contre la précarité et des structures agréées Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale ESUS

  • les réutiliser ou les recycler dans le respect de la hiérarchie des modes de traitement mentionnée à l’article L. 541-1 du présent code.

  • certains produits d’hygiène et de puériculture* restant invendus doivent faire l’objet d’un réemploi préférentiellement grâce au don => sauf pour les produits dont la DDM est inférieure à trois mois ou quand aucune possibilité de réemploi n’a été trouvée suite à la prise de contact avec des associations

En savoir plus

Quelles sont les exceptions, et les particularités fiscales ?

Tous les produits non alimentaires neufs sont concernés par cette interdiction de destruction, à l’exception des produits périssables ou dangereux pour l’environnement et la santé humaine.

Il est possible de remettre sans frais des invendus non-alimentaires à un éco-organisme agréé pour leur gestion, si les produits invendus soumis à un principe de Responsabilité Elargie du Producteur (REP) ont fait l’objet de trois refus de don. Pour cela la contribution financière correspondant à ces produits doit avoir été versée lors de leur mise sur le marché.

Pour rappel, le don des produits non-alimentaires, comme pour l’alimentaire, peut donner lieu à une réduction fiscale soumise à condition, pouvant avoir un impact financier positif pour l’entreprise. Notons que si le bien est totalement amorti, le don de celui-ci n’ouvre pas droit à réduction d’impôt pour l’entreprise donatrice.

>> Retrouvez plus de détail sur la défiscalisation du don dans notre article dédié. <<

Un décret rend obligatoire la déclaration à l’administration fiscale du montant et de la date des dons et versements, pour les entreprises qui effectuent au cours d’un exercice plus de 10 000 euros de dons et versements ouvrant droit à la réduction d’impôt. L’identité des bénéficiaires (nom de l’association, adresse, numéro RNA, numéro SIREN) et, le cas échéant, la valeur des biens et services reçus, directement ou indirectement, en contrepartie devront également être déclarées.

Les acteurs de la grande distribution, dont la surface est supérieure à 400m2, ont aussi l’obligation de rendre publics leurs engagements en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Notamment les procédures de contrôle interne mises en œuvre en la matière.

En savoir plus sur les démarches possibles

Quelles sanctions en cas de manquement aux obligations de gestion des invendus non alimentaires neufs ?

En cas de non respect des recommandations de la loi AGEC, une personne physique est passible d’une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 €, et 15 000 € pour une personne morale. En application de l’article L. 522-6 du code de la consommation, la décision peut être publiée aux frais de la personne sanctionnée. «Cette amende est prononcée dans les conditions prévues au chapitre II du titre II du livre V du même code. Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’Etat.»

Quels sont les impacts attendus de la loi AGEC et les solutions pour répondre aux obligations ?

Réalisée par l’ADEME avec ADN et Don solidaire, en groupement avec Phenix, In Extenso, Innovation Croissance, Crédoc, L’étude des Gisements et des causes des invendus non alimentaires et de leurs voies d’écoulement cite quatre impacts attendus de la loi AGEC pour les acteurs non-alimentaires :

  • Augmentation du volume de produits donnés

  • Hétérogénéité des dons et de leur qualité

  • Développement de dons de petits volumes et complexification des schémas logistiques

  • Émergence de nouveaux acteurs pour faciliter l’intermédiation des dons de produits non alimentaires (associatifs et entreprises spécialisées comme Phenix)

Pour répondre aux obligations de non destruction, l’étude propose une série de recommandations, parmi lesquelles : améliorer le suivi des invendus et de leur devenir, ou encore s’inspirer des retours d’expériences positifs sur l’alimentaire.

Basée sur une vaste enquête quantitative et des entretiens qualitatifs auprès d’acteurs ciblés, l’étude met en évidence que les obligations légales en termes de non destruction des produits non-alimentaires, ainsi que les conditions fiscales, juridiques et réglementaires de la mise en place du don vers les associations sont très peu connues des acteurs professionnels.

Certaines filières et entreprises ont anticipé cette valorisation depuis la promulgation de la loi en 2020 et mis en place des solutions qui portent leurs fruits. C’est le cas de Pierre Fabre qui a mis en place un modèle de gestion des invendus efficace, renforcé par l’accompagnement de Phenix.

🎤 « Nous tenions à être pionniers dans la mise en œuvre de la loi AGEC. Phénix, avec qui nous collaborons depuis 4 ans, nous apporte la garantie d’une parfaite traçabilité. Il est en effet essentiel que nos donations bénéficient exclusivement à des familles ou à des personnes isolées en situation d’exclusion. » a déclaré Séverine Roullet-Furnemont, directrice RSE et développement durable au sein de la direction Green Mission Pierre Fabre.

« En anticipation de la loi AGEC, le groupe Pierre Fabre met tout en œuvre pour optimiser les donations d’invendus. Un travail avec nos sites de production et de distribution est en cours afin de pouvoir établir des process automatiques dans la gestion des retours produits et leur acheminement vers Phénix pour une répartition optimale auprès des associations demandeuses » déclare Florence Guillaume, directrice Green Mission Pierre Fabre, ajoutant « ce partenariat avec Phénix fait parfaitement écho à notre raison d’être : chaque fois que nous prenons soin d’une seule personne nous rendons le monde meilleur ». ***

Retrouvez le partage d’expérience de Séverine Roullet-Furnemont Directrice RSE Développement Durable Green Mission chez Pierre Fabre.

Je suis interessé-e

 

*Le dispositif des Responsabilité élargie du producteur (REP) a pour objectif d’agir sur l’ensemble du cycle de vie des produits : l’écoconception des produits, la prévention des déchets, l’allongement de la durée d’usage, la gestion de fin de vie.

**liste fixée par le décret N° 2020-1724 du 28 décembre 2020

 

*** Extrait du communiqué de presse édité lors de l’engagement de Pierre Fabre aux côtés de la start-up Phenix en 2021, afin de donner une seconde vie à ses produits invendus.

No Comments »

« Older Entries

Recevez nos conseils anti-gaspi