Don pour l’alimentation animale en 2024. Tout ce qu’il faut savoir.

La valorisation par l’alimentation animale est l’une des solutions que nous proposons de plus en plus régulièrement à nos partenaires professionnels pour limiter le gaspillage. Elle consiste à donner les produits alimentaires invendus ou retirés des rayons à des acteurs travaillant avec des animaux (fermes, zoos, élevages). Ainsi vous contribuez à une économie circulaire tout en faisant des économies. C’est une solution rentable et durable pour valoriser les produits invendus.

Cet article rassemble tout ce que vous devez savoir concernant les réglementations en vigueur, les avantages financiers liés à cette démarche, ainsi que les étapes clés pour garantir la conformité sanitaire et réglementaire. Nous vous guiderons dans l’optimisation de votre processus de don d’invendus, afin de réduire votre gaspillage alimentaire tout en réalisant des économies significatives. Ce guide est là pour vous éclairer dans votre démarche et vous apporter notre expérience acquise auprès des 240 magasins que nous accompagnons sur le don pour l’alimentation animale.

Avantages Financiers du Don d’Invendus pour l’Alimentation Animale

Même si cette catégorie de don n’offre pas d’avantage fiscal comme le don aux associations, elle rencontre pourtant une forte demande du fait de son intérêt financier. En effet, en seulement 4 ans, les coûts liés à l’élimination, au traitement et à la collecte des biodéchets ont augmenté de 75%. Faisant ainsi progresser le prix de la tonne de 153€ à 268€. Cela s’est donc inévitablement répercuté sur la facture des enseignes de grande distribution, faisant de la gestion des déchets une problématique urgente.

Cette hausse est notamment due à l’augmentation des prix de l’énergie. Une tendance haussière qui devrait se prolonger sur les années à venir.

Bien qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place en amont, telles que la vente des produits en date courte à prix réduit ou le don à des associations caritatives, certains aliments, comme les fruits et légumes et les produits frais Trad, peuvent être difficiles à valoriser grâce à ces autres leviers. L’alimentation animale agit donc comme un filet de sécurité terriblement efficace. Actuellement, nous sommes capables de diminuer d’⅓ vos quantités de biodéchets en moins d’un mois. Et en quelques mois, c’est au moins 50% de ces derniers dont vous n’aurez plus à vous soucier. L’objectif affiché est au minimum de stopper rapidement la progression de vos coûts.

En outre, en adoptant cette démarche responsable, vous améliorez votre image de marque auprès de vos clients, de la communauté et des acteurs locaux. En montrant votre engagement envers la réduction du gaspillage alimentaire et la protection de l’environnement, vous attirez une clientèle sensible à ces valeurs et renforcez la fidélité de vos clients existants.

Les étapes clés pour optimiser votre processus de don d’invendus

En tant que leader européen dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, Phenix propose une solution complète pour accompagner les magasins dans l’optimisation de leur processus de don d’invendus, afin de maximiser leurs avantages financiers. Voici ce que nous pourrions mettre en place pour votre magasin :

  1. Évaluation des produits : Nos experts vous assistent dans l’identification des produits invendus qui peuvent être destinés à l’alimentation animale, en prenant en compte les critères de sécurité alimentaire. Nous évaluons la typologie de produits, les dates de péremption, les conditions d’entreposage et d’autres facteurs pertinents.
  1. Contact avec les récepteurs : Nous mettons à votre disposition notre réseau de récepteurs agrémentés par les DDPP*, comprenant des associations, des éleveurs et d’autres organismes spécialisés. Nous vous aidons à établir des partenariats fiables pour assurer une collecte régulière et efficace.
  1. Traçabilité et documentation : Notre plateforme vous permet de gérer facilement la traçabilité des produits donnés. Vous pouvez enregistrer les dons effectués, y compris les dates, les quantités et les destinataires, tout en respectant les exigences réglementaires en matière de documentation. Toutes ces statistiques peuvent être suivies en direct grâce à votre interface.
  1. Formation du personnel : Nous proposons des formations sur mesure pour sensibiliser votre personnel aux bonnes pratiques du don d’invendus pour l’alimentation animale. Notre équipe d’experts transmettra les connaissances nécessaires pour une sélection rigoureuse des produits et une mise en place adéquate des procédures de séparation.
  1. Communication externe : Nous vous accompagnons dans la communication de votre engagement envers le don pour l’alimentation animale. Nous vous aidons à mettre en avant les avantages économiques et environnementaux de cette initiative auprès de vos clients et de la communauté locale, renforçant ainsi votre image de magasin responsable.

Avec Phenix, vous bénéficiez d’une solution complète et personnalisée pour optimiser votre processus de don d’invendus. En suivant ces étapes clés, vous pourrez réduire significativement votre gaspillage alimentaire tout en réalisant des économies conséquentes. Ensemble, nous contribuons à la construction d’un modèle économique durable et responsable.

Les produits concernés par la valorisation animale

  • Fruits et légumes frais, y compris ceux légèrement abîmés.
  • Produits laitiers tels que le lait, les yaourts, les fromages et les crèmes.
  • Produit frais Trad tels que les plats préparés, les UVCI et UVCM.
  • Produits traiteurs et produits issus des laboratoires boucherie, charcuterie, poissonnerie.
  • Produits de boulangerie et pâtisseries invendus.
  • Produits d’épicerie tels que les conserves, les céréales, etc.
  • Produits en rupture chaîne du froid
  • Produits avec un défaut d’emballage
  • Produits hors date de consommation

Il convient de noter que la liste des produits valorisables peut varier en fonction des réglementations spécifiques à chaque animal récepteur et des normes de sécurité alimentaire. Il est important de se conformer aux réglementations en vigueur et de travailler en collaboration avec des spécialistes de l’alimentation animale pour une valorisation appropriée des produits.

Cadre réglementaire

Obligations

La gestion des biodéchets est devenue une préoccupation majeure pour les entreprises, et de nouvelles réglementations ont été mises en place pour favoriser leur tri et leur valorisation. Jusqu’à présent, les structures produisant 10 tonnes ou plus de biodéchets par an étaient tenues de les trier. Depuis le 1er janvier 2023, ce seuil a été abaissé à 5 tonnes, conformément à la Loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (article 88 de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020). Et à compter du 1er janvier 2024, tous les producteurs de biodéchets, qu’ils soient professionnels ou particuliers, devront se conformer à cette obligation, quel que soit le volume de biodéchets qu’ils produisent. Cette évolution législative aura un impact significatif sur l’ensemble des magasins de la grande distribution, les incitant à mettre en place des systèmes efficaces de tri et de valorisation des biodéchets.

Réglementation complexe

La mise en place du don pour l’alimentation animale dans votre magasin requiert une bonne compréhension de la réglementation en vigueur afin de garantir votre conformité sanitaire et réglementaire. En effet, les exceptions sont très nombreuses et les cas particuliers plus complexes les uns que les autres. C’est pourquoi il est important d’être accompagné par des experts sur ces problématiques. En respectant ces exigences, vous évitez tout risque juridique et assurez la sécurité des aliments destinés à la consommation animale.

Les récepteurs

Ce sont des entités autorisées qui peuvent recevoir et utiliser les denrées destinées à l’alimentation animale. Les principaux récepteurs comprennent les élevages d’animaux, tels que les bovins, les porcs, les volailles et les poissons, qui utilisent ces aliments pour nourrir leurs animaux. Les refuges pour animaux, les parcs zoologiques et les centres de soins pour animaux sauvages peuvent également être des récepteurs pour certaines catégories de produits alimentaires. Il est important de noter que les récepteurs autorisés doivent respecter les réglementations en matière d’alimentation animale et garantir la sécurité et la santé des animaux destinataires. La collaboration entre les donateurs et les récepteurs est cruciale, c’est pourquoi il est important d’avoir un intermédiaire de confiance pour assurer une valorisation efficace et responsable des produits alimentaires.

L’exemple du Leclerc Les Herbiers

Grâce à la mise en place du don pour l’alimentation animale ainsi qu’aux projets comme l’optimisation du don aux associations, les paniers anti-gaspi ou encore la méthanisation, le Leclerc Les Herbiers a réussi à réduire ses biodéchets de 134 tonnes/an à seulement 5 tonnes. Cette initiative a permis à l’hypermarché de réaliser des économies de l’ordre de 32 000 € par an, tandis qu’un partenariat avec une unité de méthanisation locale a ajouté 5 000 € d’économies supplémentaires. Cette démarche responsable a renforcé l’image de marque de l’entreprise tout en soutenant des associations locales et en contribuant à la protection de l’environnement.

Une réussite exemplaire aux Herbiers

Grâce à la réduction drastique de ses déchets alimentaires, Leclerc Les Herbiers a pu faire des économies importantes tout en améliorant son impact environnemental.

“Il nous reste aujourd’hui très peu de produits dans notre bac biodéchets. Par exemple, des conserves cabossées, des contenants en verre, des produits périmés ou cassés, et également des retraits/rappels.” -Marjolaine Richard, Responsable Qualité.
Le magasin peut désormais préparer sereinement l’obtention du Label National Anti-gaspi pour valider et certifier ses efforts.

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Gestion des invendus non alimentaires : ce qui change en 2024 avec la loi AGEC

Au 1er janvier 2024, tous les producteurs et metteurs en marché de produits non alimentaires seront concernés par l’interdiction de destruction des invendus non alimentaires neufs et l’obligation de leur “réemploi”, notamment via le don. Cette disposition de la loi AGEC entrée en vigueur le 1er janvier 2022 pour les produits déjà couverts par une filière à Responsabilité Elargie du Producteur (REP)*, s’étend désormais à toutes les filières.

🔍 Quelles sont les obligations légales liées à la gestion des invendus non alimentaires ? En quoi consiste l’obligation de réemploi ?

🎯 Quelles sont les exceptions, les particularités fiscales mais aussi les sanctions prévues par la loi AGEC ?

💡Quels sont les impacts attendus de la loi et les pistes pour valoriser efficacement ces surplus ?

Encouragés par le vote de la loi AGEC en 2020, les producteurs et metteurs en marché ont eu plusieurs mois pour s’organiser afin de respecter l’obligation de ne plus jeter en décharge ou incinérer les surplus non alimentaires.

L’interdiction de destruction des invendus non alimentaires s’accompagne d’une obligation de diriger ces produits vers une filière de valorisation.

Pour ce faire, les opérateurs disposent de trois options afin de se mettre en conformité : 

  • En premier lieu, le réemploi des produits. Autrement dit, les utiliser sans en changer l’usage initial. Par exemple, en donnant des vêtements à des associations caritatives ou entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) qui vont les distribuer à des personnes en situation de précarité pour se vêtir.
  • En second lieu, réutiliser ces produits comme mentionné à l’article 35 de la loi AGEC. La différence avec le réemploi : dans ce cas de figure, les produits sont utilisés après avoir été contrôlés, nettoyés, voire réparés dans certains cas. 
  • Le dernier recours consiste à recycler les produits. Le recyclage implique un coût environnemental, humain et économique plus lourd que le réemploi ou la réutilisation, mais demeure un moindre mal. Il reste naturellement plus vertueux que la mise en enfouissement ou en incinération, c’est pourquoi il leur est préféré.

Ce contexte légal encourage l’implémentation de solutions de valorisation des invendus non alimentaires. D’une part, les jeter coûte de plus en plus cher alors même qu’organiser leur don est fiscalement intéressant, d’autre part le gouvernement prohibe leur destruction et s’apprête à contrôler et sanctionner ceux qui ne s’y conforment pas. Enfin, l’attente du consommateur est de plus en plus importante en matière de transparence et de responsabilité sociale et environnementale des entreprises dont il achète les produits.

Il existe une exception à la hiérarchisation des canaux de valorisation précédemment mentionnée : elle concerne les produits d’hygiène et de puériculture tels que les shampoings, gels douches, crèmes solaires, couches ou dentifrice. Pour ces produits le réemploi est obligatoire et surtout la seule option qui s’offre aux professionnels.

Tous les produits non alimentaires neufs sont concernés par l’interdiction de destruction, à l’exception des produits périssables ou dangereux pour l’environnement et la santé humaine.

Il est possible de remettre sans frais des invendus non-alimentaires à un éco-organisme agréé pour leur gestion, si les produits invendus soumis à un principe de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) ont fait l’objet de trois refus de don. Pour cela, la contribution financière correspondant à ces produits doit avoir été versée lors de leur mise sur le marché.

Pour rappel, le don des produits non alimentaires, comme pour l’alimentaire, peut donner lieu à une réduction fiscale soumise à condition, pouvant avoir un impact financier positif pour l’entreprise. Notons que si le bien est totalement amorti, le don de celui-ci n’ouvre pas droit à réduction d’impôt pour l’entreprise donatrice.

Un décret rend obligatoire la déclaration à l’administration fiscale du montant et de la date des dons et versements, pour les entreprises qui effectuent au cours d’un exercice plus de 10 000 euros de dons et versements ouvrant droit à la réduction d’impôt. L’identité des bénéficiaires (nom de l’association, adresse, numéro RNA, numéro SIREN) et, le cas échéant, la valeur des biens et services reçus, directement ou indirectement en contrepartie, devront également être déclarées.

En cas de non-respect des recommandations de la loi AGEC, un contrevenant s’expose à une amende administrative dont le montant peut aller jusqu’à 3 000 € s’il s’agit d’une personne physique, et 15 000 € pour une personne morale. En application de l’article L. 522-6 du code de la consommation, la décision peut même être publiée aux frais de la personne sanctionnée.

Réalisée par l’ADEME, en coopération avec l’Agence du Don en Nature (ADN), l’association Dons Solidaires, Phenix, le cabinet In Extenso, et le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, dit Crédoc, une étude s’intéresse au gaspillage non alimentaire dans l’hexagone. Il s’agit de L’étude des Gisements et des causes des invendus non alimentaires et de leurs voies d’écoulement, publiée en novembre 2021. Elle identifie les quatre principaux impacts de la loi AGEC pour les acteurs non-alimentaires :

  • Augmentation du volume de produits donnés
  • Hétérogénéité des dons et de leur qualité
  • Développement de dons de petits volumes et complexification des schémas logistiques
  • Émergence de nouveaux acteurs pour faciliter l’intermédiation des dons de produits non alimentaires. Cela avait déjà été le cas avec la loi Garot pour le secteur des invendus alimentaires.

Pour répondre aux obligations de non destruction, l’étude propose une série de recommandations, parmi lesquelles : améliorer le suivi des invendus et de leur devenir, ou encore s’inspirer des retours d’expériences positifs sur l’alimentaire.

Basée sur une vaste enquête quantitative et des entretiens qualitatifs auprès d’acteurs ciblés, l’étude met en évidence que les obligations légales en termes de non destruction des produits non-alimentaires, ainsi que les conditions fiscales, juridiques et réglementaires de la mise en place du don vers les associations sont très peu connues des acteurs professionnels.

Certaines filières et entreprises ont anticipé cette valorisation avant la promulgation de la loi en 2020 et mis en place des solutions qui portent leurs fruits. C’est le cas de Pierre Fabre qui a mis en place un modèle de gestion des invendus efficace, que Phenix a accompagné dans sa démarche de don. L’objectif ? Donner plus et donner mieux.

« Nous tenions à être pionniers dans la mise en œuvre de la loi AGEC. Phenix, avec qui nous collaborons depuis 4 ans, nous apporte la garantie d’une parfaite traçabilité. Il est en effet essentiel que nos donations bénéficient exclusivement à des familles ou à des personnes isolées en situation d’exclusion. »

a déclaré Séverine Roullet-Furnemont, directrice RSE et développement durable au sein de la direction Green Mission Pierre Fabre.

« En anticipation de la loi AGEC, le groupe Pierre Fabre met tout en œuvre pour optimiser les donations d’invendus. Un travail avec nos sites de production et de distribution est en cours afin de pouvoir établir des process automatiques dans la gestion des retours produits et leur acheminement vers Phénix pour une répartition optimale auprès des associations demandeuses »

déclare Florence Guillaume, directrice Green Mission Pierre Fabre

Retrouvez le partage d’expérience de Séverine Roullet-Furnemont Directrice RSE Développement Durable Green Mission chez Pierre Fabre.

*Le dispositif des Responsabilité élargi du producteur (REP) a pour objectif d’agir sur l’ensemble du cycle de vie des produits : l’écoconception des produits, la prévention des déchets, l’allongement de la durée d’usage, la gestion de fin de vie.

**liste fixée par le décret N° 2020-1724 du 28 décembre 2020

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Olivier Dauvers : 4 solutions anti-gaspillage pour devenir une Grande Surface 0 déchet

Dans sa dernière vidéo Grande Conso, l’expert de la Grande Distribution Olivier Dauvers dévoile les coulisses du Leclerc des Herbiers en Vendée, qui a réduit à presque 0 son volume de déchets alimentaires. Pour en arriver là, cet hypermarché de 5500m² pour 50 millions d’euros de chiffre d’affaires a déployé une stratégie de gestion de ses invendus et de sa casse en 4 étapes accompagné par Phenix.

Résultat : une source d’économies de 75.000€ par an, du chiffre d’affaires supplémentaire et une possibilité de prochainement candidater pour l’obtention du label national anti-gaspillage.

Le stickage des dates courtes, la solution en amont

L’anticipation est la clé d’une bonne politique anti-gaspi, cet hyper l’a bien compris. Plus il y a de produits vendus en amont, moins il y a d’invendus à revaloriser en aval via les solutions alternatives. 

Grâce au stickage promotionnel des dates courtes, le magasin a réalisé 300.000€ de recettes, soit 0,6% de son chiffre d’affaires global. Sans autre action que le stickage anti-gaspi, 80 tonnes de produits alimentaires resteraient invendues. L’originalité du Leclerc des Herbiers, c’est qu’il complète sa démarche anti-gaspillage avec 2 canaux de valorisation complémentaires mis en place par Phenix. Il dispose également d’une une solution de méthanisation grâce à la collaboration avec un acteur local.

Le don aux associations, la solution solidaire

Emmaüs, Restos du Coeur, épiceries solidaires locales… Tous les jours, une de ces associations passe au magasin pour récupérer les stocks invendus encore consommables. Cela représente un don défiscalisable de près de 50 tonnes de nourriture par an aux associations, optimisé au maximum par Phenix. Une démarche qui pousse l’engagement du magasin au-delà du volet écologique grâce à une action sociale qui profite aux acteurs associatifs locaux. C’est également un engagement très apprécié et demandé des consommateurs.

La valorisation animale, pour ce qui n’est plus consommable par l’Homme

Malheureusement, même après ces 2 premières étapes, il reste des produits impropres à la consommation humaine, le plus souvent à cause d’une DLC dépassée ou d’un état jugé trop dégradé. Pour cela, le magasin fait don de ces aliments à des fermes pédagogiques, des parcs animaliers locaux ou des refuges pour animaux abandonnés. Ces produits représentent plus de 5 tonnes de dons par an.

La méthanisation locale, l’ultime solution anti-gaspi

Il s’agit de la 4ème et ultime solution déployée par le Leclerc des Herbiers pour atteindre le 0 déchet alimentaire. Au total, 25 tonnes de nourriture, essentiellement des fruits et légumes abîmés et des produits de boulangerie rassis, sont revalorisées dans le méthaniseur d’une ferme bio et locale située à 4 km seulement du magasin.

Une alternative astucieuse et économique qui évite les coûts de traitement des déchets auparavant lourdement facturés par Veolia. À présent, le seul coût facturé est celui du transport sur 4km de ces marchandises une fois par semaine. Les biodéchets de ce magasin, transformés en engrais, soutiendront l’agriculture locale et biologique.

Pour résumer, voici comment devenir un magasin “zéro gaspillage” :

  • Stickez vos produits en dates courtes avec une promotion
  • Donnez aux associations et défiscalisez
  • Donnez les denrées périmées et les biodéchets à l’alimentation animale
  • Collaborez avec un méthaniseur local
  • Postulez pour l’obtention du label national anti-gaspillage
  • Communiquez à vos clients sur vos actions contre le gaspillage

Nous sommes là pour vous accompagner dans la réalisation de vos projets.
Nous trouverons la meilleure formule pour votre magasin comme nous l’avons fait pour 16.000 clients professionnels depuis 2014.

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Label national anti-gaspi : C’est parti!

Il était annoncé pour ce début d’année et le Ministère de la Transition Ecologique a tenu sa promesse en officialisant ce mercredi 1 mars 2023 le lancement du label national anti-gaspillage. Par cette déclaration au Salon International de l’Agriculture, le Ministère de l’Ecologie démontre sa volonté d’avancer vers une économie circulaire tout en récompensant les acteurs qui y participent.

Grande distribution, grossistes et métiers de bouche

Pour le moment, trois catégories de commerces sont éligibles à ce label anti-gaspillage : les acteurs de la grande distribution, les grossistes et les métiers de bouche. Une première étape jusqu’à 2025 pour la grande distribution et la restauration collective (à venir) avant d’étendre la démarche à d’autres secteurs d’activité comme consommation, la production, la transformation et la restauration commerciale d’ici 2030.

« Ce label antigaspillage confirme notre ambition en matière d’économie circulaire dans le domaine de l’alimentaire. Avec 9 millions de denrées gaspillées chaque année en France, ce nouveau label permettra d’encourager les acteurs de la chaîne alimentaire à économiser les ressources de notre planète, telles que les terres cultivables ou l’eau, et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. »

Bérangère Couillard, secrétaire d’État chargée de l’Ecologie

Bérangère Couillard et Boris Ravignon et Olivier Peyrat discutent du label anti-gaspillage
Bérangère Couillard et Boris Ravignon et Olivier Peyrat discutent du label anti-gaspillage

17 critères de notation

Pour décrocher le précieux sésame, les établissements devront se soumettre à un audit. Celui-ci doit nécessairement être effectué par un des organismes certificateurs agréés par l’Etat. Ils seront évalués sur 17 critères classés en 4 catégories :

  • La performance globale du point de vente en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire
  • La gestion des denrées en dates courtes et des invendus
  • La fabrication et la logistique (approvisionnement et achat) des provisions alimentaires
  • La commercialisation des produits alimentaires

Ils pourront ensuite, en fonction du résultat de l’audit, prétendre à l’un des 3 niveaux de certifications (Engagement, Maîtrise ou Exemplaire) attestant de la maturité de leur processus.

Obtenez le label national anti-gaspillage

Bonne nouvelle, vous pouvez désormais entamer vos démarches pour obtenir le nouveau label national anti-gaspillage ! Les premiers audits auront lieu dès ce mois de mars. Si vous souhaitez être accompagné par une entreprise experte sur le sujet du gaspillage alimentaire et du label…

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La solution des commerces de proximité contre le gaspillage alimentaire

Les incitations à limiter le gaspillage alimentaire se multiplient et les grandes manœuvres se mettent en place progressivement à toutes les échelles. En effet, l’Etat français a publié le 18 octobre 2022, dans un article sur le site du gouvernement, son intention de créer un label national antigaspillage alimentaire. Cette nouvelle préoccupation se transforme en opportunité pour les acteurs réactifs qui pourraient bien capter la part de marché des consommateurs sensibles à cette cause.

La proxi face à des problématiques variées

Selon une étude menée en mars 2022 par Phenix avec l’Institut Episto auprès de 215 magasins de proximité répondants, 48% d’entre eux estiment que les pertes sont présentes chaque jour ou presque dans leurs magasins. En effet, une offre variée et qualitative entraîne inévitablement une gestion complexe pour éviter le gaspillage alimentaire.

Les magasins de proximité se retrouvent notamment confrontés à la gestion des produits frais en dates courtes ainsi que des fruits et légumes défraîchis ou encore à devoir veiller au respect des normes d’hygiène relative à la vente de plats chauds individuels. De plus, il s’agit très régulièrement de quantités individuellement trop faibles pour être récupérées par les associations.

Les limites de la gestion en interne

Cette même étude révèle que plus d’un quart des magasins interrogés n’ont pas encore mis en place d’initiatives pour y faire face. Souvent par manque de temps, d’expertise, d’effectifs ou d’outils pour les aider à limiter leurs pertes. C’est également ce manque d’outils qui limite les acteurs dans le suivi, la traçabilité et le reporting de leurs actions anti gaspi lorsqu’ils font le choix de la gestion en interne. Un risque pour les rendus financiers et extra-financiers sur lesquels sont de plus en plus challengés les collaborateurs de grands groupes.

Les solutions utilisées par Franprix

Déjà précurseur sur les enjeux environnementaux avec l’instauration du transport fluvial pour ses marchandises, Franprix a continué son combat pour l’écologie en s’attaquant très tôt à la question du gaspillage. Préoccupée par l’importance de réduire son empreinte carbone, la chaîne de magasins a mis en place des actions concrètes en s’entourant d’experts du sujet.

Dès 2015, l’enseigne signe un partenariat avec Phenix, alors une des start-ups montantes du secteur. D’abord avec la mise en place d’un système de collecte de ses invendus en magasin pour être acheminés collectivement, dans le respect des normes sanitaires, et être offerts sous forme de don à des associations du réseau de Phenix.

Viser le 0 déchet alimentaire

Après 4 ans de partenariat, Franprix signe pour compléter sa solution de don avec la dernière innovation de Phenix. Une application qui permet à n’importe qui de récupérer des paniers d’invendus antigaspillage dans les commerces de proximité autour de lui. Des solutions différentes mais très complémentaires. Notamment pour tous les produits qui ne peuvent pas être valorisés grâce au don aux associations, comme ceux des rayons traditionnels.

Enfin, Franprix s’appuie également sur Phenix pour organiser différentes opérations telles que les collectes alimentaires nationales avec des associations historiques comme la Banque Alimentaire. Également, une collaboration notable pour créer la première collecte alimentaire en ligne ou encore pour la conception d’offres à destination des étudiants. Enfin, ce partenariat permet à Franprix de se positionner rapidement sur les innovations de Phenix en accueillant des pilotes de nouvelles solutions dans ses magasins comme pour le suivi de la DLC en magasin.

À l’avenir, Phenix pourrait également se présenter comme une opportunité pour faciliter la gestion courante des invendus à partir des entrepôts. Même si celle-ci paraît plus simple lorsque de gros volumes sont à traiter, Phenix garantit une meilleure traçabilité, un meilleur suivi et un gain de temps grâce notamment aux reportings réguliers.

Les résultats de Franprix avec Phenix

Le succès de ce partenariat tient, selon les dires du directeur stratégie et innovation de Franprix, à la mise à l’échelle industrielle rapide de la solution. Cela tient également à une mise en place très rapidement opérationnelle avec l’accompagnement et la formation des directeurs de magasin, des adjoints et des collaborateurs en point de vente.

Aujourd’hui, ce sont plus de 10.000.000 de repas sauvés du gaspillage grâce aux 370 magasins Franprix partenaires. Un portefeuille varié constitué de magasins intégrés et franchisés.

Pour Franprix c’est la satisfaction de n’avoir qu’un seul interlocuteur pour toutes les solutions et donc de disposer d’une vision globale pour piloter efficacement les solutions par enseigne. Avec son panel de solutions (Don aux associations, stickage promotionnel, gestion des dates courtes, paniers anti-gaspi, valorisation animale), Phenix s’adapte aux problématiques propres à chaque magasin du réseau Franprix.

“Économiquement c’est un partenariat qui est très sain pour nous. On économise de l’argent tout en faisant le bien.” François Alarcon, Directeur Stratégie et Innovation chez Franprix.

Ces leviers pérennes sont très intéressants économiquement car ils représentent du chiffre d’affaires exceptionnel généré par la vente de paniers ou une opportunité de défiscalisation de ce qui est donné.

Enfin, pour Franprix c’est également un élément important de communication qui garantit une image de marque positive pour les consommateurs et en accord avec les valeurs de l’enseigne.

Écrit par Baptiste Verger

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Comment Coca-Cola et Mars gèrent le don de leurs stocks invendus?

Publié le 17/11/2022

Le gaspillage alimentaire touche toutes les étapes de production, transformation et commercialisation des produits entre le champ et l’assiette. Personne n’y échappe, pas même ceux avec les processus que l’on pense les plus optimisés. Résultat, ⅓ de la production mondiale est gaspillée avant même d’être consommée. Chez les industriels, nous avons identifié que la majorité des pertes (21%) surviennent pendant la transformation.


Un fardeau de plus quand on sait le nombre de problèmes auxquels ils sont déjà confrontés. Augmentation des charges liés au traitement des déchets, évolution du coût des matières premières, stabilité internationale fluctuante. Nous étudierons, dans cet article, le cas de deux géants de l’agroalimentaire qui ont décidé de réagir significativement face à la problématique du gaspillage.

La problématique des industriels

De petits changements pour de grands impacts

Quand on est un mastodonte de l’industrie alimentaire, changer un processus demande beaucoup de temps, d’efforts et de moyens. Surtout lorsque l’on est conscient que notre système n’est pas le plus optimisé mais que l’on ne connaît pas de meilleur. Pourtant, même de petites pertes ont un effet boule de neige qui se répercute sur de nombreux pôles de l’entreprise. La main-d’œuvre, l’acheminement des ressources, l’énergie des machines et des locaux (électricité, gaz, eau), les emballages, la gestion des déchets, tous viennent rajouter des coûts supplémentaires au coût initial de la matière première.

On pourrait détailler sur de nombreux paragraphes les problèmes liés aux erreurs d’étiquetage, aux productions éphémères ou saisonnières, aux demandes anticipées qui diffèrent de la demande réelle, mais vous l’aurez bien compris, les pertes de marchandises liées au surplus de stock peuvent survenir pour de nombreuses raisons. Fort heureusement, nous savons les identifier. Il ne reste qu’à trouver le système idéal pour les valoriser, et là aussi, sans accompagnement, le chantier peut être délicat.

La gestion des surplus de stock par le don

Les industriels ont bien identifié le potentiel du don. Faire une bonne action tout en défiscalisant une partie de ce que l’on donne. Pourtant, la plupart sont encore loin d’avoir un système parfaitement optimisé. Avant de faire appel à Phenix, Coca-Cola European Partners employait une personne à plein temps chargée de faire l’intermédiaire entre les associations et la logistique. Un véritable casse-tête pour l’employé qui n’avait pas les bons outils à disposition, mais également un coût supplémentaire pour l’entreprise. De quoi offrir un résultat qui n’était pas à la hauteur de leurs exigences.

Malheureusement, le manque d’outils n’est pas la seule raison au dysfonctionnement des gestions en interne. D’autres entreprises ont fait le choix d’intégrer la gestion du don aux missions de différents pôles. Généralement, les services RSE ou le département logistique. Ces derniers, déjà bien chargés, n’ont souvent pas le temps suffisant pour s’y consacrer pleinement. En effet, cela demande un travail de collecte d’informations important pour s’assurer du bon déroulement des opérations. Les quantités données par les industriels sont souvent très volumineuses. Il faut donc étudier la structure de la chaîne logistique des assos, ainsi que de se renseigner sur leur capacité de stockage. Une communication permanente est également nécessaire pour s’assurer de la présence des bénévoles lors des réceptions.


Autrement dit, une formation et une sensibilisation des équipes à cette problématique sont indispensables pour mener à bien cette mission. Ce besoin d’expertise et d’accompagnement est l’une des raisons qui poussent les industriels à se tourner vers un prestataire externe spécialisé dans la gestion des invendus.

Externaliser le don, quels avantages ?

Avant 2016, cette activité était 100% gérée en interne par les industriels qui le pratiquaient. Ce n’est qu’à partir de l’instauration de la Loi Garot que l’on voit les choses changées. En 2020, on recensait plus de 15% d’entre eux qui étaient passés sous un modèle de gestion externalisé.

Coca-Cola European Partners a fait appel à Phenix dès 2016. L’objectif pour eux était de trouver un partenaire extrêmement professionnel avec de grosses capacités logistiques pour gérer les volumes de dons importants de l’entreprise. L’important réseau d’associations permet aujourd’hui de rediriger toutes ces donations vers les bonnes personnes. Pour Coca-Cola c’est également l’assurance de répondre à un cahier des charges complexe, le tout dans une relation de confiance avec 1 interlocuteur physique unique et très réactif.

Le Groupe Mars PetCare trouve quant à lui sa satisfaction dans le fait de pouvoir gérer le don de centaines de palettes de façon structurée et professionnelle.

Phenix est également d’une grande aide dans la communication entre Mars et les bénéficiaires. Le groupe peut désormais franchir le cap géographique qui le limitait auparavant, en livrant désormais des camions entiers en dehors de leurs zones traditionnelles à de nouvelles associations.

Ces deux grands industriels saluent la qualité de l’interface professionnelle qui leur permet une gestion fluide, structurée et simplifiée de leur travail. Un gain de temps considérable pour les salariés qui peuvent désormais consacrer leur temps à leurs missions principales.

Résultats

De janvier 2020 à Septembre 2021, Coca-Cola European Partners et Phenix ont traité 1.016 tonnes de produits. Ce qui représente 4.901.124 bouteilles distribuées à 90 associations et hôpitaux récepteurs. On comptabilise près de 2 millions d’euros de don pour ce partenaire.

Mars, qui a commencé à travailler avec Phenix à partir de 2019, compte 7 campagnes couronnées de succès. Ces opérations ont permis à 30 associations de recevoir 2,7 millions d’équivalents repas. Cela représente 985 équivalents palettes pour 565.788€ de dons.

Des performances qui ne passent pas inaperçues et souvent valorisées dans d’importants médias. Un nouvel axe de communication et une opportunité immense pour ces entreprises de s’offrir une image de marque à la hauteur des nouvelles attentes de consommateurs.

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Que faire avec des invendus alimentaires ou du stock à écouler? 🤔

Quel que soit notre métier au sein du secteur agroalimentaire, chacun est un jour confronté à l’épineuse question des invendus, du surplus de stock ou de la casse. Depuis 2016, le cadre légal a favorisé le développement des solutions anti gaspillage et leur adoption. Les lois Garot et AGEC ont notamment fait évoluer les pratiques en matière de gestion des denrées alimentaires non consommées. On vous présente donc 4 solutions avantageuses et adaptées à la taille de votre activité pour revaloriser vos invendus alimentaires.

La gestion des dates courtes 🥩

Quantité à écouler : Moyenne ou importante
Type de commerce : Supermarchés, Hypermarchés, Commerces de proximité.

La valeur de vos produits diminue à mesure qu’ils se rapprochent de leur date de péremption. En effet, les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux dates. Les produits en date courtes non remisés ont peu de chance de se vendre. Il est donc primordial de maîtriser le cycle de vie de ses stocks pour impacter positivement sa croissance. Cela demande une gestion très rigoureuse de sa marchandise pour savoir quoi en faire et à quel moment. Il existe des outils pour vous faciliter considérablement la tâche.

Nous vous recommandons principalement d’utiliser deux outils que nous considérons comme les plus efficaces. Tout d’abord, un appareil de gestion des dates courtes pour être quotidiennement informé sur les produits nécessitant votre attention. Vous gagnerez un temps considérable et éviterez les oublis.

Une fois que vous êtes automatiquement alerté des références à traiter, il faut savoir comment les écouler. Pour cela, nous recommandons en priorité de procéder au stickage promotionnel des produits. Ainsi vous maximiserez les chances de trouver preneur à vos produits en dates courtes. Vous remarquerez très vite l’efficacité de cette solution sur vos rayons frais.

Notre avis : automatisez la démarche à l’aide d’une étiqueteuse et créez un espace anti-gaspi consacré à ces produits.

Donner et défiscaliser 🤝

Quantité à écouler : Importante
Type de commerce : Supermarchés, Hypermarchés, Commerces de proximité, Industriels, Grossistes, Producteurs, Soldeurs, Destockeurs.

Votre casse vous coûte très cher (coûts de traitement, logistique, traçage), jusqu’à plus d’un million d’euros par an pour les plus grandes surfaces. C’est pourtant un levier extrêmement puissant pour regagner de la marge et booster votre résultat net grâce à la défiscalisation.
Si le stickage des produits en dates courtes n’est pas suffisant, il existe d’autres solutions comme le don aux associations. C’est l’un des moyens les plus efficaces pour venir à bout des invendus. Même s’il est parfois déjà pratiqué par les grandes surfaces, le don aux associations est une pratique très réglementée et contraignante pour les équipes. Entre le manque de temps pour contacter les associations, la formation des équipes, les collectes, l’administratif et le cadre légal, les magasins rencontrent des difficultés à optimiser leur processus.

L’astuce du pro : Contrairement à la vente des produits à dates courtes, vous pouvez donner des produits dont la DDM est dépassée de moins de 3 mois. Combiner la vente date courte et le don aux associations permet de valoriser la quasi-totalité des invendus.

« Le don à une œuvre d’intérêt général est éligible à un taux de réduction fiscale de 60 % du montant pour la fraction du don inférieure ou égale à 2 millions € ».

economie.gouv.fr

Vendre plus grâce aux applications anti-gaspi 📱

Application pour les pros avec des invendus ou des surplus de stock

Quantité à écouler : Faible
Type de commerce : Commerces de bouches (boulanger, boucher, charcutier, poissonnier, traiteur), primeurs, hôtels/restaurants, fleuristes, grandes et moyennes surfaces alimentaires.

Vous ne savez plus quoi faire de vos croissants après 16h ? Vous avez une rangée de yaourts proche de la date limite de consommation ?

La meilleure solution pour vous est de rassembler tous vos invendus, de constituer avec des paniers anti-gaspi et de les publier sur une application anti-gaspi comme Phenix. Ainsi vous profitez à la fois d’une grande visibilité grâce aux milliers d’utilisateurs qui consultent quotidiennement l’application mais également d’une nouvelle source de revenu grâce à la vente de produits qui sont destinés à être jetés.

La revalorisation animale 🐷

Enfin, si quelques biodéchets venaient à passer entre les mailles du filet après toutes ces solutions, ils pourront être revalorisés en don pour l’alimentation animale. Un bon moyen de réduire vos coûts d’enlèvement et de gagner de la place dans votre réserve. Tout est étudié pour vous faire arriver au Zéro Déchet Alimentaire en améliorant les performances clés de votre entreprise.

Vous hésitez entre plusieurs solutions ou vous avez besoin de conseils personnalisés ?

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Surplus de stock : Donner à une asso ou vendre à un soldeur?

Que faire lorsque l’on se retrouve avec un stock de marchandises que l’on n’arrive pas à écouler ? Notre première idée pourrait être de vendre le tout à un soldeur pour s’en débarrasser rapidement. Cet article vous propose une autre solution qui peut se révéler plus rentable pour votre commerce. Il existe aujourd’hui un moyen tout aussi avantageux et qui ne vous oblige pas à sacrifier le prix de vos produits, le don aux associations.

1. Que gagne-t-on à donner à une association ?

On pourrait se dire que si l’on donne on ne gagne rien, pourtant ce n’est pas vraiment le cas. Lorsque l’on recommande à nos clients la solution du don alimentaire c’est que nous avons identifié une opportunité pour eux. En effet, selon certains critères, l’Etat vous autorise à réduire votre assiette fiscale de 60 % du montant (pour la fraction inférieure ou égale à 2 millions €) lorsque vous faites un don à une œuvre d’intérêt général. (Les Restos du Cœur par exemple)

Cela représente une belle alternative pour ceux qui ne veulent pas brader leurs produits.

Pour distinguer les avantages du don par rapport à la vente aux soldeurs il est important d’avoir une lecture après impôt. La défiscalisation du don, soumise à condition, peut avoir un impact financier positif. Prenons le cas pratique suivant :

  • Une entreprise a un résultat fiscal (avant IS) de 10 000€
  • Ses invendus lui ont coûté 100 € brut
  • La revente à un soldeur apporte un CA net de 30€
  • Le don génère un coût de gestion de 15€ réintégré fiscalement avec le coût (115€)
  • De plus, le don donne lieu à une réduction fiscale de 60% (69€ ici).
  • Le résultat net après IS est de 7 204 € pour le don ✔️ contre 7 199 € avec la solution soldeur. ❌

Plus de détails sur les conditions de défiscalisation du don dans notre article dédié.

2. Le don comme engagement RSE

Valoriser les invendus par le don permet d’engager une action concrète en matière de responsabilité sociétale des entreprises. Les acteurs économiques sont encouragés à avoir un impact sociétal et environnemental positif tout en étant économiquement viables. Le don représente ainsi une solution de gestion des invendus financièrement positive.

Avec les crises sanitaires traversées depuis 2019, le don répond également à un besoin d’urgence alimentaire croissant et aux besoins d’estime et d’appartenance essentiels. Des enjeux sociétaux auxquels peut contribuer le don par les entreprises de produits de première et seconde nécessités.

C’est un axe de communication important et qui est très apprécié des consommateurs. Plus de 70% des Français se disent concernés par les questions liées au gaspillage alimentaire.

Vous souhaitez en savoir plus sur les démarches permettant de mettre en place du don, n’hésitez pas à contacter notre équipe.

Pour aller plus loin

Découvrez le témoignage de deux partenaires Phenix, Mars Petcare et Coca Cola Europacific Partners, dont l’expérience dans la gestion des dons est inspirante, dans notre Webinar Quel modèle de gestion des dons choisir selon vos enjeux ?

Egalement l’étude co-menée avec l’ADEME Gisements et causes des invendus non alimentaires et leurs voies d’écoulement, comprenant des recommandations pour la gestion des invendus non alimentaires et des scenarii prospectifs pour lutter contre le gaspillage.

Crédits image : une de l’article – SDI Productions / infographies Phenix 2021

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