5 conseils pour gérer ses invendus en magasin

En supermarché ou en hypermarché, il existe toujours un pourcentage de produits qui ne peuvent pas être vendus. Produit abîmé, déclassé, qui arrive à péremption… Les acteurs de la grande distribution doivent faire face à la gestion des invendus. Depuis 2016 et la Loi Garot, les magasins doivent trouver une solution pour valoriser leurs denrées alimentaires invendues.

Les invendus en magasin, qu’est-ce que c’est ?

La grande majorité des produits d’un magasin est vendue à son prix de vente habituel. Le reste fait partie de la « casse » et représente entre 1 et 2 % du chiffre d’affaires d’une grande surface.

La casse et les invendus

La casse, ce sont les articles qui ne sont pas vendus à taux plein, ou pas vendus du tout. Parmi eux, il y a donc :

  • les produits cassés ou abîmés ;
  • les articles volés ;
  • les produits à date courte vendus avec remise ;
  • les produits jetés à la benne (fruits et légumes pourris…)
  • les invendus alimentaires ou non.

D’après le baromètre anti-gaspi Phenix n°2, la casse représente un manque à gagner de 225.000 € pour un supermarché dont le chiffre d’affaires annuel est de 15 millions d’€. Des actions de valorisation des invendus permettent de récupérer une certaine part de ce manque à gagner. En outre, cela permet de lutter contre le gaspillage alimentaire et d’oeuvrer pour la réduction des déchets. Les supermarchés évitent ainsi de mettre à la poubelle certains produits qui sont encore tout à fait consommables.

Quelle est la cause des invendus en magasin ?

Il existe des invendus en magasin car les gérants de supermarché doivent proposer à leurs clients des rayons variés et bien achalandés. Les supermarchés et hypermarchés se doivent d’être exigeants sur la qualité de leurs produits ; le revers de la médaille est que cela génère une grande quantité de produits à retirer des rayons.

invendu magasin
La valorisation des invendus permet de faire des économies et de réduire les déchets – chiffres 2021 pour un supermarché de 16 m€ de CA annuel

Même s’ils sont encore loin de la date de péremption, certains produits ne peuvent plus être vendus. Si la DLC (Date Limite de Consommation) doit être impérativement respectée, une DDM (Date de durabilité minimale) proche n’altère en rien la qualité des produits. Toutefois, les supermarchés doivent respecter cette DDM et passer leurs denrées en catégorie invendus.

Gérer ses invendus magasin

Des actions de valorisation des invendus en magasin permettent d’éviter jusqu’à 85 % de la casse. Les denrées alimentaires peuvent être ainsi vendues en promotion (dates courtes, applis anti gaspi…) ou données à des associations. L’hypermarché E. Leclerc des Herbiers (Vendée) réalise par exemple 75.000 € d’économies par an grâce à une meilleure gestion des invendus et déchets alimentaires.

Voici 5 solutions pour valoriser ses invendus en magasin.

Faire de la vente date courte

La vente en date courte permet de réaliser un certain chiffre d’affaire, bien qu’au rabais, sur les produits. Les articles date courte doivent être « stickés » (étiquetés) pour qu’ils soient facilement identifiables. Un rayon anti gaspillage alimentaire permet au client de retrouver facilement les produits en date courte.

Le recours à une application anti-gaspillage

Les supermarchés peuvent préparer des paniers anti gaspi vendus par l’intermédiaire d’une application. Les paniers sont vendus à prix cassés et sont souvent constitués de produits frais, difficiles à donner voire impossibles en raison de la réglementation sur le don. L’appli Phenix est une bonne solution pour les acteurs de la grande distribution.

Donner les produits à des associations

Les denrées alimentaires encore consommables peuvent être données aux associations d’aide alimentaire. Le supermarchés donnent le plus souvent les produits d’épicerie. Toutefois, une gestion quotidienne des invendus permet de donner les produits frais également (yaourts, viande…). Des partenariats stables avec des associations caritatives du territoire permettent de redistribuer la plus grande partie des invendus alimentaires du magasin. Une stratégie payante, car elle améliore l’image de marque de la grande surface, et elle permet de défiscaliser.

Le don aux associations permet en effet aux acteurs de la grande distribution de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60 % (1). Une option qui peut être plus intéressante financièrement que la vente au rabais, si l’on prend en compte le résultat net du magasin.

La valorisation en alimentation animale

Les denrées alimentaires qui ne peuvent être données peuvent être valorisées à destination des animaux. Les élevages, zoos, parcs animaliers, peuvent récupérer les fruits et légumes invendus ou produits de boulangerie.

invendus fruits legumes
Les légumes ne sont pas jetés mais donnés aux animaux

Une solution qui n’est pas défiscalisable, mais qui permet d’éviter de mettre à la poubelle les invendus alimentaires. Ainsi, il est possible pour un supermarché d’éviter de payer des sommes trop importantes pour l’enlèvement de ses déchets. Le prix de la collecte de biodéchets a augmenté de 75 % en 4 ans : le don à des élevages permet donc de réaliser des économies substantielles.

Mieux gérer les dates avec un logiciel de gestion des invendus

Les gestionnaires de magasin ont tout à gagner en adoptant une stratégie globale de gestion des invendus. Un logiciel de gestion des invendus peut être adopté, en le configurant sur-mesure en fonction de la taille et des exigences du magasin. Un logiciel permet d’éviter de se retrouver avec des stocks dormants ou des produits périmés. La plateforme de gestion Phenix offre une solution pour bien gérer les invendus, adaptée à chaque acteur de la grande distribution.

(1) Loi n°2003-709 relative au mécénat

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Grandes surfaces : comment réussir ses ventes en date courte

Dans la grande distribution, la casse -les produits qui n’ont pas été vendus- représente 1 à 2 % du chiffre d’affaire des magasins. Un manque à gagner important et de nombreuses denrées jetées. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, une des solutions pour les supermarchés est de vendre les produits en date courte.

Qu’est ce qu’un produit date courte ?

Un produit en date courte est un produit alimentaire qui arrive à échéance dans les jours qui viennent. Le produit est alors vendu au rabais (entre -10 et -70%, en fonction des marques et des types de produit). L’emballage possède un étiquetage spécial : on dit qu’il est « stické« . Ainsi, il est facilement identifiable pour le consommateur et pour les équipes du magasin.

Les dates courtes : des produits proches de la date de péremption

La date de péremption dépend du type de denrée alimentaire. Les produits secs et d’épicerie possèdent une Date de Durabilité Minimale (DDM), qui est donnée à titre indicatif. Les produits frais possèdent une DLC (Date Limite de Consommation), qui doit être impérativement respectée.

vente date courte
Bien s’équiper pour le rayon anti gaspi

Les produits d’épicerie peuvent être plus facilement écoulés par les grandes surfaces, et sont donc peu vendus en promotion. Ou alors, il s’agit de produits à l’emballage légèrement abîmé ou cabossé. Les produits en date courte sont donc généralement des produits frais. Leur date de péremption est le plus souvent celle du jour ou du lendemain.

Casse et vente en date courte : quels produits sont concernés ?

D’après le Baromètre Phenix de l’Anti-Gaspi, les produits frais sont là où il y a le plus de casse. Environ 5% des produits du rayon frais sont concernés par la casse, donc donnés, jetés ou vendus en date courte. Les rayons au plus fort taux de casse (supérieur à 5%) sont la viande, la volaille et la marée libre service. Ce sont donc logiquement les rayons les plus concernés par la vente au rabais.

L’étude réalisée par Phenix montre que les produits les plus vendus en date courte sont :

  • les produits interdits au don : steaks hachés, crustacés…
  • les produits fragiles : viennoiserie, poissons…
  • les produits chers : viande rouge, saumon fumé…

Pourquoi et comment mettre un produit en date courte ?

Accompagné par Phenix, l’hypermarché E. Leclerc des Herbiers a réussi à réduire à presque zéro son volume de déchets alimentaires. La mise en vente de produits en date courte a été l’une des stratégies mises en place pour réduire le gaspillage alimentaire dans cet hypermarché.

Les avantages de la vente au rabais

Vendre des aliments en date courte permet de réduire la casse dans un magasin. Même si l’on met en place une démarche de don, il est très difficile, voire interdit de donner certaines denrées alimentaires. La viande hachée ou les abats ne peuvent par exemple pas être donnés : mieux vaut alors les vendre en promotion plutôt que de les jeter.

Les supermarchés réalisent des économies avec les ventes en date courte. D’une part, en évitant les frais liés à l’enlèvement de leurs déchets. D’autre part, en vendant leurs produits, même s’ils ne sont pas vendus au prix initial. Ainsi, le magasin E.Leclerc des Herbiers réalise 300.000 € de recettes annuelles (soit 0,6% de son chiffre d’affaires) sur la vente en date courte.

Enfin, il s’agit d’une manière de communiquer auprès des consommateurs concernés par la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le client s’y retrouve financièrement, et le supermarché évite la casse : une stratégie gagnant-gagnant. Le supermarché peut communiquer sur sa démarche dans les rayons anti-gaspi, ce qui améliore son image de marque auprès des consommateurs.

Quelques conseils pour réussir vos ventes dates courtes

Un gérant de supermarché doit définir une stratégie claire de valorisation des denrées périssables. Quels produits seront « stickés » (avec une étiquette indiquant le rabais ?) A quel niveau de promotion ? A quelle échéance de la date de péremption ?

Il est important également de flécher les produits à vendre en date courte ou non. Certaines denrées alimentaires peuvent de préférence être données ; c’est le cas de l’épicerie ou de la crèmerie. Les fruits et légumes vendus en vrac sont difficiles à « sticker » en date courte. En revanche, les aliments emballés mais fragiles peuvent être privilégiés : c’est le cas des salades en sachet par exemple.

salade date courte
La date de péremption d’une salade est courte

Un rayon date courte bien présenté et bien achalandé peut faciliter la vente de ces produits. Il convient de trouver le bon endroit dans le magasin pour installer le rayon anti-gaspi afin de faciliter l’expérience client.

Envie d’améliorer vos ventes date courte ? De diminuer la casse et le gaspillage alimentaire dans votre magasin ? Phenix peut vous accompagner pour trouver les solutions les plus adaptées à votre point de vente. Contactez-nous !

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Qu’est-ce que le surstock et comment le réduire ?

Le surstock, ou excès de stock, doit être géré par les entreprises pour éviter de les pénaliser financièrement. Il existe plusieurs moyens d’éviter le surstock ou de le réduire.

Définition du surstock

Un surstock représente un excès de marchandises, qu’il s’agisse de matières premières ou de produits finis. Ce stockage excédentaire peut se retrouver en entrepôt ou en magasin, à tous les niveaux de la chaîne de production. Le surstockage peut concerner les fabricants, les grossistes, les détaillants…

Pourquoi se retrouve-t-on en situation de surstockage ?

Un surstock est créé lorsqu’un produit n’a pas trouvé sa clientèle. Il existe plusieurs raisons à cela :

  • Un défaut de fabrication qui rend un produit non commercialisable ;
  • Une mauvaise estimation de la consommation ou du prix de vente ;
  • Un aléa non anticipé au niveau de la météo, du pouvoir d’achat…
  • Un défaut au niveau de la chaîne logistique.

Ces situations sont fréquentes car il est rare de pouvoir anticiper parfaitement la demande. Un défaut au niveau de la chaîne d’approvisionnement peut entraîner un déséquilibre entre la production et les commandes. C’est pourquoi de nombreuses entreprises doivent gérer un surplus ponctuellement ou régulièrement.

Le surstock peut correspondre à un stock résiduel ou à un stock dormant. Le stock résiduel est ce qui reste après une vente (classique ou promotionnelle). Le stock dormant, ou stock mort, est une marchandise qui a cessé brutalement de se vendre (ventes saisonnières, événement…).

Les inconvénients d’un surstock

L’excès de stock est une situation qu’il est préférable d’éviter. En effet, le surstockage coûte cher, car il engendre des frais de logistique et de stockage en entrepôt. Il immobilise en outre de la trésorerie car les produits en surstock, qu’ils soient bruts ou manufacturés, ont coûté à l’entreprise.

Enfin, plus les produits sont entreposés longtemps, plus ils perdent de la valeur marchande. Ils peuvent par exemple s’abîmer en raison de mauvaises conditions de stockage. S’il s’agit de denrées périssables, il est nécessaire de trouver une solution avant la péremption des articles.

L’entreprise doit alors écouler ses invendus à travers le don ou le déstockage et n’est parfois pas organisée pour cela.

Solutions pour réduire le surstock

Il existe différentes pistes visant à éviter une situation de surstockage, ou à le réduire le cas échéant.

Comment éviter l’excès de stock ?

Le surstock peut être évité en anticipant finement la demande du client. Cela se fait à travers une analyse des ventes des années précédentes, la comparaison avec les ventes des concurrents… Le gestionnaire de stocks doit posséder un minimum d’expérience dans son domaine pour éviter le surstockage.

surstock
Un excès de marchandise à écouler

On peut également s’aider d’un logiciel de gestion de stock pour mieux gérer ses marchandises. Celui-ci informe sur les niveaux de stocks et permet d’éviter les commandes en cas de surstock. Au contraire, il prévient en cas de seuil critique des stocks pour éviter les ruptures. Il anticipe les commandes et les ventes client. Il convient toutefois de bien le paramétrer et identifier au préalable le niveau de stock optimal.

Une surveillance des stocks régulière, des inventaires plus fréquents, peuvent permettre de prévenir des situations de surstock.

Réduire le stock : comment écouler ses invendus ?

Il arrive toutefois qu’un imprévu ou une erreur nous mette en situation d’excès de stock. La crise sanitaire, par exemple, a mis à mal un grand nombre d’entreprises en bouleversant les habitudes de consommation. Impossible de prédire une telle situation !

Lorsque l’on se retrouve avec des stocks excédentaires, il existe plusieurs manières de s’en débarrasser :

  • Réaliser des promotions, des lots, si les produits sont commercialisables ;
  • Vendre ses invendus via une application ;
  • Faire appel à un soldeur pour le déstockage des marchandises ;
  • Donner à des associations. Cette solution peut concerner les invendus alimentaires ou non-alimentaires.

Quoi qu’il en soit, la loi AGEC sur l’économie circulaire interdit à présent aux entreprises de détruire leurs stocks d’invendus. Vous souhaitez éviter le surstock ? Pour trouver une solution durable et personnalisée pour votre entreprise, contactez Phenix.

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Comment réaliser une fiche de stock ?

Une fiche de stock est l’un des moyens pour une entreprise de suivre l’état de son stock. Voici comment créer une fiche de stock -ou fiche d’inventaire- efficace.

Qu’est-ce qu’une fiche de stock ?

Document papier ou informatique, la fiche de stock se présente généralement sous forme de tableau.

Fiche de stock : définition

Une fiche de stock est un document sur lequel on retrouve l’ensemble des informations relatives à l’état d’un stock. Il récapitule les entrées et les sorties de marchandises -matières premières ou produits finis. Les entrées correspondent à l’achat ou à la production. Les sorties correspondent à la vente de marchandises ou éventuellement au don.

Il permet de connaître le stock final d’une entreprise à la fin d’une période donnée. Ainsi, le gestionnaire de stock peut savoir précisément combien de marchandises il reste en réserve. Il peut ainsi réaliser des commandes pour réapprovisionner son entrepôt ou magasin.

Pourquoi réaliser une fiche d’inventaire ?

Il existe plusieurs raisons de faire des fiches de stock. D’une part, cela permet de connaître précisément l’état de sa réserve à un moment donné : cela évite les stocks morts ou les palettes oubliées.

fiche de stock
Pas toujours facile de suivre les stocks

Connaître son stock final permet à l’entreprise d’éviter les surstocks : si l’on se retrouve avec un surplus de marchandises, le gestionnaire va commander moins d’articles lors d’un prochain approvisionnement.

Au contraire, cela permet aussi d’échapper aux ruptures de stock : des articles en situation de stock critique pourront être rapidement commandées à nouveau.

Une fiche de stock permet également d’évaluer rapidement la valeur du stock, car le prix unitaire est intégré sur la fiche. Elle permet de calculer de nombreuses valeurs, comme le taux de rotation des stocks.

C’est un outil précieux pour une bonne gestion de stock [LIEN] et pour identifier les commandes à venir ou les lots à écouler en priorité.

Concevoir une fiche de stock efficace

Pour une petite entreprise, un logiciel de gestion de stock n’est pas forcément nécessaire. Un tableau de fiche de stock peut être réalisé simplement sur Excel.

Les informations à rentrer sur une fiche d’inventaire

Pour faire une fiche de stock, il est important de connaître :

  • le nom des articles et leur quantité ;
  • la date d’entrée (achat) ;
  • la date de sortie (vente) ;
  • le prix unitaire au coût moyen unitaire pondéré.

Vous pourrez ainsi calculer la valeur totale du stock et l’état du stock final. Vous pouvez également ajouter certaines informations telles que :

  • le délai de livraison ou la durée moyenne de production ;
  • le niveau de stock d’alerte (ou stock critique) pour lequel il vous faudra recommander ;
  • le niveau de stock maximal pour éviter les surstocks.

Cela vous permettra d’obtenir des informations sur la tenue des stocks et la nécessité ou non de réachalander.

Il est possible de trouver de nombreuses fiches de stock vierges sur Internet. Toutefois, il est important de les personnaliser avec les données de votre entreprise. Chaque gestionnaire de stock aura sa propre façon de gérer son entrepôt. Le principal est de pouvoir anticiper ses commandes suffisamment à l’avance pour éviter les défauts d’approvisionnement.

Quand remplir les fiches d’inventaire ?

L’idéal est de remplir la fiche d’inventaire à chaque entrée ou sortie de marchandise. Ainsi, on a une idée de l’état du stock en temps réel.

Il est aussi possible de faire un récapitulatif de l’état du stock à une période donnée. Lors d’un inventaire, on identifie l’ensemble des articles entrants et sortants -sur une année par exemple. Cela permet d’identifier les stocks dormants et de les écouler pour faire de la place en entrepôt.

Pour une plus grande fluidité, réalisez le bilan du stock le plus fréquemment possible. Besoin de faire un audit de votre entrepôt ? Contactez-nous !

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6 solutions pour gérer le déstockage des invendus d’usine

Le gaspillage alimentaire émis par les industries agro-alimentaires représente 20% de la production globale, d’après la Commission Européenne. En effet, pour diverses raisons, une partie des denrées alimentaires ne peut pas être vendue et se retrouve sous forme de stock dormant. Pour éviter ce gaspillage, le déstockage des invendus d’usine peut prendre diverses formes.

Les invendus d’usine des industriels : les causes

Lorsque l’on gère un stock de denrées alimentaires, il arrive systématiquement de se retrouver avec une proportion plus ou moins importante d’invendus : des denrées qui ne peuvent pas être vendues via les circuits traditionnels (grande distribution, grossistes…) Il y a plusieurs raisons à cela.

La nécessaire fraîcheur des denrées alimentaires

Les supermarchés et autres commerces de proximité se doivent d’offrir à leurs clients le choix, la qualité, et la fraîcheur. Cet engagement induit nécessairement qu’une partie des produits ne puisse pas être vendue, de la part des magasins ou, en amont, des industriels, car ne répondant pas à ces critères.

destockage invendus usine
Les invendus peuvent être donnés aux associations

Les industriels se doivent de proposer un sur-stock pour satisfaire à la demande des détaillants et, in fine, des clients. Les denrées alimentaires stockées en trop dans les entrepôts arrivent parfois rapidement à péremption et doivent être jetées, ou distribuées par d’autres canaux que la vente traditionnelle.

Les produits frais ou ultra-frais, dont la date de péremption est courte, doivent être vendus rapidement sous peine d’être perdus. Même s’ils sont encore parfaitement consommables, des fruits et légumes défraîchis seront difficilement vendables en supermarché.

Des processus non optimisés de la part des industriels

Pour produire des denrées alimentaires, les industriels se basent sur des anticipations et des modèles économiques définis : quelle quantité ? Quel type de produit le consommateur va acheter à tel ou tel moment de l’année ? Il arrive que les anticipations soient erronées et que l’on produise en surnombre, ce qui génère des invendus.

De même, certaines erreurs de fabrication, de transformation ou de gestion des stocks génèrent des produits impropres à la vente « classique« . Des biscuits tordus, des conserves avec une erreur d’étiquetage, des fruits et légumes non calibrés… autant de processus qui occasionnent des produits invendus.

La saisonnalité, génératrice d’invendus d’usine

Les fêtes saisonnières : Noël, Pâques, Halloween…, les événements sportifs (Coupe du Monde, JO…) génèrent la production d’articles dédiés. Calendriers de l’Avent, emballages décorés, ou à l’effigie d’un sportif, autant d’articles qui possèdent une durée limitée dans le temps. Lorsque l’événement en question est passé, les industriels peuvent se retrouver avec des stocks de produits de qualité, avec une date de péremption lointaine, mais qui ne peuvent être vendus en supermarché. Il est alors possible de trouver d’autres manières de déstocker les invendus.

Les solutions de déstockage des invendus d’usine

En fonction du type de stock, de la date de péremption et de la qualité des denrées, il existe différentes solutions de déstockage.

La vente à des soldeurs

Attention à la différence entre DLC (Date Limite de Consommation) et DDM (Date de Durabilité Minimale) ! Les produits qui voient leur DLC dépassée ne sont plus consommables. Mais ceux qui possèdent une DDM dépassée peuvent être encore consommés pendant au moins 6 mois. Ils ne peuvent plus être vendus en grande surface, mais peuvent être déstockés.

Si vos denrées alimentaires sont encore consommables pour longtemps, qu’elles ne possèdent qu’un défaut de fabrication mineur ou qu’elles n’ont tout simplement pas trouvé d’acheteur, il est possible de revendre votre stock à des soldeurs. Un soldeur est un détaillant ou distributeur qui revend toute l’année des articles moins cher que leur prix initial, dans un magasin de déstockage dédié ou en ligne.

Les ventes aux enchères de déstockage

Il est aussi possible d’écouler des denrées alimentaires via la vente aux enchères de déstockage. Votre stock d’invendus part au plus offrant, comme pour un système d’enchères classique.

Ces solutions sont intéressantes, car elles permettent de générer un revenu supplémentaire pour l’industriel. Mais elles sont souvent longues et fastidieuses à organiser, pour une entrée d’argent aléatoire.

Le don à des associations

Les denrées alimentaires encore consommables peuvent être données à des associations d’aide aux plus démunis. Les produits seront ainsi donnés ou revendus à très bas coût aux personnes qui en ont besoin.

Le don des invendus aux associations constitue une obligation, pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 milions d’euros. Ce, depuis février 2020 et la loi n° 2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire.

Cette solution possède plusieurs avantages. Elle contribue donc à éviter le gaspillage et elle permet à l’industriel d’améliorer son image de marque et l’implication de ses salariés. En outre, elle permet de bénéficier de réductions d’impôts.

Il est parfois difficile pour les industriels de trouver le bon interlocuteur parmi les associations caritatives de leur territoire, et d’organiser la logistique pour que son stock d’invendus puisse trouver preneur à temps.

En 2021, l’industriel Danone a lancé un plan Zéro gaspillage dans ses usines. Il fait appel à Phenix pour optimiser ses stocks et gérer le déstockage. Phenix a créé pour Danone une plateforme digitale optimisée pour les besoins du groupe. Cette plateforme permet d’orienter les invendus vers des soldeurs ou des associations. Avec Phenix, « on estime à 70 heures le gain de temps mensuel sur la gestion des stocks dormants », selon Danone.

La transformation des produits

Les produits frais, s’ils ne peuvent être vendus tels quels, peuvent être transformés : jus, smoothies, soupes… Il s’agit d’une solution intéressante pour éviter le gaspillage alimentaire. Mais cela nécessite d’être équipé pour transformer ses invendus sur place, ce qui n’est pas souvent le cas.

Déstockage invendus usine France : l’alimentation animale

Les denrées alimentaires qui ne peuvent être consommées par les humains, en raison d’une date de péremption dépassée ou de défauts de fabrication majeurs, peuvent être orientés vers l’alimentation animale.

destockage invendus usine
Des légumes invendus orientés vers l’alimentation animale

Les aliments peuvent être donnés (ou revendus) à des élevages -les porcs sont particulièrement friands de sous-produits de l’alimentation humaine. A plus petite échelle, les zoos, les fermes pédagogiques, les parcs animaliers peuvent être preneurs de stocks de fruits et légumes, de viande ou de produits céréaliers. Phenix peut vous aider à trouver des récepteurs animaliers près de chez vous pour votre déstockage usine.

La valorisation énergétique, dernier recours pour vos invendus

Les produits alimentaires et sous-produits qui ne peuvent être consommés peuvent être valorisés sous forme d’énergie. Méthanisation, chaufferies à biomasse, il existe différentes solutions pour éliminer vos invendus. Il vous faut cependant identifier les entreprises sur votre territoire qui pratiquent la valorisation énergétique sur votre territoire.

Pour trouver la meilleure solution de déstockage des invendus alimentaires d’usine, faites-vous accompagner par Phenix ! Nous trouverons les interlocuteurs les plus adaptés sur votre territoire pour déstocker vos invendus. Nous créons pour vous des solutions personnalisées pour gérer au mieux votre stock et éviter le gaspillage.

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Comment éviter les stocks dormants ?

Les stocks dormants constituent un véritable manque à gagner pour une entreprise. Il convient de les éviter au maximum en adoptant une gestion des stocks optimale.

Identifier et calculer un stock dormant

Un stock dormant, ou stock mort, est un ensemble de marchandises qui ne s’écoule pas, ou pas assez rapidement, sur les circuits de vente traditionnels. Ils représentent un coût pour l’entreprise, car ils prennent de la place au sein d’un espace de stockage ou d’un entrepôt.

Comment apparaissent les stocks dormants ?

Toute entreprise qui gère des biens doit pouvoir disposer d’un stock de marchandises minimal pour approvisionner ses clients. Toutefois, certains stocks peuvent s’écouler plus lentement que la moyenne. Il y a plusieurs raisons à l’apparition de stocks dormants au sein d’un entrepôt :

  • Une mauvaise anticipation de la demande : erreurs dans les tendances, produit peu apprécié par les consommateurs…;
  • Un événement imprévu : météo, crise sanitaire… qui fait que les marchandises se vendent moins facilement ;
  • Une fabrication « à durée limitée« , liée à un événement sportif par exemple, qui devient rapidement obsolète. Ex : des cannettes à l’effigie d’un joueur de football pour la Coupe du Monde ;
  • Une erreur d’inventaire ou une perte de palettes ;
  • Des légers défauts de fabrication qui rendent les marchandises invendables sur les circuits traditionnels. Ex : problèmes d’étiquetage, erreur dans le mode d’emploi, dans les quantités annoncées…

Un stock dormant peut être lié à une mauvaise gestion des stocks, mais également à des événements externes liés à la demande des consommateurs, sur lesquels on ne peut pas avoir de prise.

L’impact d’un stock dormant sur le chiffre d’affaires d’une entreprise

Les stocks dormants représentent généralement 5 à 20% de l’espace d’un entrepôt. Ils entraînent des coûts pour l’entreprise : le coût lié à la marchandise achetée (74%), le coût de stockage (12%), et les coûts liés à la destruction des stocks ou à leur écoulement (14%).

eviter stocks dormants
Les stocks morts ont un coût pour votre entreprise

Les stocks dormants représentent une immobilisation de l’espace de stockage. Cela peut freiner l’entrée de nouvelles marchandises ou peut provoquer des ruptures de stock pour les biens qui s’écoulent plus rapidement.

Pour la grande distribution, les stocks morts représentent une perte de chiffre d’affaires de 6% en moyenne. 4% du CA du magasin est mis à risque à cause de ruptures sur entrepôt, liées à une capacité de stockage limitée, et 2% du CA supplémentaire est compromis à cause d’un retard de mise en marché des innovations.

Comment calculer les stocks morts ?

Les marchandises se renouvellent de façon permanente en fonction des entrées et sorties. Il peut être difficile d’avoir une vision claire du stock dormant au sein de votre entrepôt.

Pour calculer le stock dormant, il convient d’évaluer la durée de rotation des stocks. Elle se calcule ainsi :

  • évaluer le stock moyen : (stock au 1er janvier + stock au 31 décembre) ÷ 2 ;
  • On divise le stock moyen par le chiffre d’affaires de l’entreprise, et on multiplie le résultat par 365, soit le nombre de jours dans l’année :
  • (Stock moyen / CA) * 365 = Temps d’écoulement des stocks.

Il n’y existe pas de temps d’écoulement des stocks optimal car il dépend du type de marchandises vendue. Toutefois, plus le temps d’écoulement des stocks est élevé, plus il existe de stocks dormants.

Comment écouler les stocks dormants, et les éviter au mieux

Une gestion des stocks optimale permet d’éviter au maximum les stocks dormants. Toutefois, il est difficile de parvenir au « zéro stock mort » : voici quelques astuces pour écouler son stock dormant.

Adopter une gestion optimisée de son stock

Pour éviter les stocks dormants, il convient tout d’abord de les identifier. Pour cela, un audit de l’entrepôt est nécessaire : vous pouvez faire appel à Phenix pour identifier vos stocks dormants.

Vous pouvez adopter un logiciel de gestion de stock, qui vous alerte de façon automatique lorsque votre entreprise dépasse un seuil critique des marchandises entreposées, ou si au contraire le niveau des stocks est bas.

Pour un meilleur contrôle du stock, vous pouvez également anticiper la demande au mieux, en fonction de la saisonnalité et des besoins des consommateurs. Pour cela, faites appel à des professionnels de la logistique et du merchandising qui réaliseront une prévision plus fine des besoins de vos clients.

Optimisation des stocks : pour une gestion au quotidien

Pour diminuer les stocks morts qui immobilisent de la place dans votre entrepôt pendant des mois, l’idéal est d’adopter une gestion des stocks au jour le jour.

Grâce au partenariat avec Phenix, l’entrepôt des magasins bio La Vie Claire, à Montagny (69), a intégré le don à ses process du quotidien, en travaillant en lien avec 9 associations caritatives.

« On gère le don comme une commande normale. C’est ancré dans notre façon de travailler. On le fait chaque jour pour le frais et 1 fois / semaine pour le sec. On a acquis une fluidité dans le traitement des
dons grâce à l’accompagnement de Phenix et aux outils. C’est devenu du “normal” pour nous de préparer et de donner aux associations. »

Julien Thomas, responsable réception entrepôt La Vie Claire

Comment écouler ses stocks dormants ?

Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre, il arrive que l’on se retrouve tout de même avec un sur-stock. Il existe alors plusieurs moyens de les écouler :

La destruction des stocks dormants

Depuis la loi AGEC sur le gaspillage alimentaire et l’économie circulaire, il est impossible pour une entreprise de détruire ses invendus, qu’ils soient alimentaires ou non-alimentaires. Ceci, dans le but d’encourager le don et d’éviter le gaspillage. Les industriels qui détruisent leurs invendus plutôt que de recourir au don encourent une amende de 15.000 €.

Les marchandises doivent toutefois être détruites :

  • s’il s’agit de denrées alimentaires dont la date de péremption est dépassée ;
  • s’il n’existe pas de solution technique pour leur redistribution ;
  • si le don ou réemploi des marchandises constitue un risque pour la santé ou la sécurité.

Le déstockage des invendus d’usine

Une solution pour se débarrasser des stocks dormants est de faire appel à des soldeurs. Ceux-ci rachètent votre sur-stock à bas prix pour le vendre en ligne ou dans des magasins de déstockage. Une solution qui permet de rapporter un peu d’argent à l’entreprise, mais qui peut être chronophage et aléatoire.

Donner son stock dormant à des associations

Qu’il s’agisse de denrées alimentaires périssables ou non-alimentaires, le stock qui dort dans vos entrepôts peut être écoulé en le donnant à des associations. L’enjeu est de trouver l’association adaptée qui prendra votre stock dormant dans sa totalité. Une opération qui peut prendre du temps ou immobiliser vos salariés sur une tâche non lucrative, si on ne connaît pas le réseau des associations de son territoire.

eviter stocks dormants
Une solution pour le déstockage est le don aux associations

Une solution qui peut être toutefois intéressante, tant d’un point de vue éthique que financier, car elle permet de bénéficier d’une défiscalisation de 60% de la valeur des marchandises.

Phenix possède un réseau de plus de 2.000 associations réceptrices de dons. Un stock dormant ? Nous identifions vos produits, nous nous mettons en lien avec une association, et on s’occupe de tout, de l’organisation de l’enlèvement à la gestion administrative et fiscale. Du stock en trop ? Contactez-nous !

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Donner ou vendre son stock d’invendus : comment choisir ?

Tous les industriels qui gèrent un stock de marchandises se retrouvent avec des stocks de produits invendables via les circuits classiques (supermarchés, distributeurs…). Que faire de ces invendus : les donner ou les vendre ? On vous donne quelques clés pour choisir la meilleure solution.

Comment écouler au mieux son stock d’invendus

Qu’il s’agisse d’un changement de saison, d’une surproduction, d’une erreur de commandes, de légers défauts de fabrication… Un sur-stock est fréquent, voire systématique, dans la gestion d’un entrepôt de marchandises. Or ces stocks dormants ont un coût pour votre entreprise.

Optimiser la gestion des stocks, une nécessité

On estime que les stocks dormants couvrent 5 à 20% de la capacité de stockage d’un entrepôt ; les invendus représentent entre 0,5 et 1% du chiffre d’affaires d’un industriel, et et jusqu’à 10% du résultat opérationnel.

Il est important d’écouler ce sur-stock, et il est interdit de le détruire, qu’il s’agisse d’invendus alimentaires ou non-alimentaires, en vertu de la loi AGEC sur le gaspillage alimentaire et l’économie circulaire.

vendre stock invendus
Il est parfois plus avantageux de donner plutôt que de vendre son stock d’invendus

Ecouler ses invendus permet d’optimiser son espace de stockage et faire de la place pour de nouvelles marchandises pouvant être vendues sur les circuits traditionnels.

Les solutions de déstockage entrepôt

Il existe plusieurs solutions pour gérer le déstockage des invendus d’usine :

  • la vente aux soldeurs, sous forme de vente via un disccounter ou de vente aux enchères de déstockage ;
  • le don aux associations ;
  • pour les denrées alimentaires non consommables par les humains, l’alimentation animale ;
  • la transformation ; etc.

Les deux premières solutions sont les plus courantes et les plus intéressantes pour les entreprises : laquelle privilégier ?

Vente aux soldeurs ou don aux associations : les avantages et les inconvénients

Il n’est pas toujours facile pour un industriel de trouver la meilleure solution pour écouler son stock d’invendus. Quantités importantes, articles difficiles à distribuer, manque de temps ou d’interlocuteurs… Les blocages sont nombreux.

Donner ou vendre son stock d’invendus, les avantages financiers

On pourrait penser qu’entre le don aux associations et la vente, l’avantage financier revient à la vente à des soldeurs. Or ce n’est pas le cas ; en effet, il convient d’observer l’exercice de l’entreprise après impôt.

Le don aux associations permet aux entreprises de bénéficier d’une réduction fiscale de 60%. Après déduction de l’impôt sur les sociétés, il est légèrement plus avantageux financièrement pour les entreprises de donner aux associations, plutôt que de vendre à des soldeurs.

vendre stock invendus
Cas pratique : don vs. vente des invendus

Le don peut également permettre d’opérer une complémentarité avec la vente aux soldeurs, pour des produits qui ne sont pas adaptés à la vente discount.

Image de l’entreprise et éthique : avantage au don

La vente aux soldeurs possède un inconvénient : les marchandises revendues se retrouvent vendues à bas prix dans les magasins de déstockage, ce qui a tendance à dévaloriser l’image de marque des produits.

Le don à des associations caritatives, lui, possède plusieurs avantages en termes d’image de marque : il permet de valoriser cet engagement dans le cadre de ses engagements RSE, tant environnementaux (lutte contre le gaspillage, réduction des déchets) que sociaux (don aux personnes en difficulté, partenariat avec des associations du territoire). La mise en place d’une démarche de don permet également de mobiliser ses salariés autour d’un projet commun.

Vendre son stock invendus ou les donner ? Une question d’organisation

Le plus souvent, la gestion d’un sur-stock pour les entreprises relève d’une activité secondaire. Leur coeur de métier est en effet de vendre aux acteurs de la grande distribution, aux grossistes ou aux détaillants.

Pour gérer le stock d’invendus, les industriels manquent souvent de temps ou de ressources humaines pour s’en occuper. Les solutions se font parfois au coup-par-coup, sans fluidité, en fonction de la disponibilité des associations locales ou des possibilités de commercialisation des stocks.

La solution Phenix pour écouler son stock d’invendus

Qu’il s’agisse de vendre sa marchandise dormante ou de la distribuer gratuitement aux associations, il est nécessaire de trouver les bons interlocuteurs et d’optimiser les processus pour que la démarche soit fluidifiée au sein de l’entrepôt, et ne représente pas une contrainte pour les salariés.

Phenix trouve une solution adaptée à chaque entreprise pour donner ou vendre ses stocks invendus, et éviter qu’ils soient détruits.

« Phenix nous a permis de gérer de grandes quantités de produits, de donner dans des délais très courts, d’être carrés au niveau logistique, et efficaces en termes de gestion du temps »

Donatienne du Vignau
Directrice Communication & RSE Mars Petcare

De même, les équipes de l’entrepôt La Vie Claire ont optimisé la gestion de leurs invendus et améliorent la fluidité dans leur espace de stockage en distribuant tous les jours, à 9 associations locales, leurs invendus alimentaires frais et secs. Une solution trouvée grâce à la plateforme numérique Phenix et l’accompagnement d’un coach anti-gaspi.

Phenix possède un carnet d’adresse de plus de 2.200 associations locales et nationales. Même pour les stocks les plus volumineux ou insolites, nous trouvons la solution la plus adaptée à votre entreprise. Contactez-nous pour mieux lutter ensemble contre le gaspillage !

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Entreprises : les réductions d’impôts pour les dons aux associations 

Pour une entreprise, donner aux associations permet de réduire son empreinte environnementale, faire un geste de solidarité, mais également bénéficier de réductions d’impôts. Toutes les entreprises, qu’elles soient soumises à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, peuvent réaliser des dons.

Don association entreprise : comment donner ?

Le don est considéré comme du mécénat d’entreprise ; il n’implique aucune contrepartie, à la différence du parrainage ou du sponsoring.

Les différents types de dons

Il existe différentes façons pour une entreprise de réaliser des dons aux associations. Le don peut consister en : 

  • un apport financier ;
  • la mise à disposition de personnel (mécénat de compétence) ;
  • faire un don en nature : biens matériels, denrées alimentaires, prêt d’un local… 

Au sein des entreprises, mettre en place un partenariat avec une association peut avoir un impact positif sur vos salariés. Qu’ils soient mobilisés à travers un mécénat de compétences ou que l’on mette en place une démarche de don en nature, cela permet de fédérer les salariés sur une démarche qui a du sens.

Communiquer sur les actions de don de votre entreprise permet d’améliorer votre image de marque auprès de vos clients et d’améliorer votre bilan RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Un don en nature permet en outre de diminuer le volume de déchets produits par votre entreprise ; une démarche qui n’a que des avantages !

Entreprise don association : à qui donner ?

Toutes les structures ne sont pas habilitées à recevoir des dons défiscalisés. Sont concernés : 

  • Les associations loi 1901, reconnues d’utilité publique ; 
  • Les fondations
  • Les organismes d’intérêt général. Les organismes d’aide aux personnes en difficulté bénéficient d’un régime fiscal plus avantageux. 

Pour les associations et organismes d’intérêt général, recevoir des dons alimentaires ou non alimentaires permet d’avoir de la matière à distribuer à leurs bénéficiaires. Phenix travaille avec plus de 2.500 associations sur l’ensemble du territoire et, grâce à une gestion optimale, la quasi-intégralité (94%) des dons des entreprises sont effectivement redistribués aux personnes qui en ont besoin.

Don aux associations : les réductions d’impôts 

L’entreprise peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 60% du montant du don, jusqu’à 2 millions d’euros. Au-delà, elle peut défiscaliser 40% du montant du don (d’après la loi n°2003-709 relative au mécénat)

En revanche, le montant des dons ne peut pas dépasser 20.000 € ou 0,5% du chiffre d’affaires HT sur une année. 

Si le plafond est dépassé,  la déduction d’impôt peut être reportée sur les années suivantes. La réduction d’impôt de 60% s’applique, quel que soit le montant, aux organismes d’aide aux personnes en difficulté. 

Les spécificités du don en nature

Les invendus alimentaires et non alimentaires sont considérés comme un don en nature

Les denrées alimentaires, périssables, possèdent une DDM (date de durabilité minimale) et une DLC (date limite de consommation). Les aliments dont la DLC n’est pas dépassée peuvent être donnés aux associations pour qu’ils soient redistribués.

Ils peuvent être donnés aux associations, à condition que la DLC ne soit pas dépassée.

don association entreprise
Une entreprise peut défiscaliser ses dons alimentaires

En ce qui concerne la DDM, c’est un peu plus complexe : lisez notre guide des règles du don pour vous y retrouver dans les dates de péremption à respecter.

La valeur du don, s’il s’agit d’un don alimentaire, est équivalente à la valeur marchande du bien. Les dons en nature sont exonérés de droits d’enregistrement. Les frais de transport amont et aval peuvent également être défiscalisés. Si vous passez par Phenix pour réaliser vos dons alimentaires ou non alimentaires, les factures pour nos prestations sont aussi défiscalisées.

Don association entreprises : les démarches administratives

L’organisme ou l’association qui reçoit les dons doit remplir un formulaire (CERFA 16216*01) à remettre à l’entreprise. Le CERFA de don des entreprises aux associations a valeur de reçu fiscal pour l’entreprise. 

Ce formulaire CERFA peut être rempli en ligne et doit être conservé par l’entreprise donatrice et par l’organisme bénéficiaire pendant au mois trois ans.

Les démarches administratives pour un don peuvent être fastidieuses. Pour vous faciliter la tâche, chez Phenix, on accompagne votre entreprise de façon personnalisée pour faciliter le geste de don. Gestion des démarches administratives, choix et mise en lien avec les organismes bénéficiaires, défiscalisation… Contactez Phenix pour faciliter la gestion des dons de votre entreprise aux associations !

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[ÉTUDE] Les magasins donnent-ils plus, mais moins bien ?

Depuis l’adoption en 2016 d’une loi favorisant le don des invendus aux associations d’aide alimentaire, les dons de la Grande Distribution aux associations ont afflué. Les Banques Alimentaires (antenne de Rennes) et Phenix, qui travaillent ensemble à une meilleure redistribution des invendus vers les plus démunis, ont conduit conjointement cette étude pour mesurer l’impact de la Loi sur la qualité du don alimentaire. Des premiers résultats encourageants : les magasins accompagnés par l’entreprise sociale Phenix donnent non seulement plus en terme de quantité que leurs confrères qui donnent “en direct”, mais aussi qualitativement mieux.

Le gaspillage alimentaire ne faiblit pas. Ce sont chaque année, en France, 10 millions de tonnes de nourriture qui sont jetées. Le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire, lui, explose : iels étaient 820 000 en 2011 et plus de 2,4 millions en 2022 (CERIN, 2023).

Face à ce triste constat, le gouvernement français a adopté en 2016 la loi Garot, relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Depuis, “plus de 95% des magasins de plus de 400 mètres carrés donnent désormais leurs invendus à des associations de solidarité”, selon Guillaume Garot, auteur de la loi éponyme.

La qualité du don alimentaire a-t-elle été impactée par la Loi Anti-Gaspillage ?

Cette systématisation du don a entraîné une augmentation significative de la quantité des dons, mais il est nécessaire de se demander si elle ne s’est pas faite au détriment de la qualité des produits donnés aux associations d’aide alimentaire. Les magasins donnent-ils plus, mais moins bien ?

A leur échelle, la Banque Alimentaire de Rennes et l’entreprise sociale Phenix ont bénéficié de ce contexte sociétal. Tous les jours, des milliers de bénévoles récupèrent les invendus des magasins dans le cadre de ce que l’on appelle des “ramasses”. Les deux structures œuvrent ensemble depuis 2015, et le partenariat s’est étendu au reste du territoire français. Ainsi, en 2023, plus de 10 millions d’équivalents-repas ont été redistribués aux Banques Alimentaires par le biais de Phenix sur tout le territoire.

Cette étude vise donc à analyser la quantité et la qualité des dons réalisés par les magasins partenaires de Phenix auprès d’associations membres de la Banque Alimentaire de Rennes. Afin d’avoir une vision comparative de ce qui est généralement pratiqué en matière de don alimentaire, une partie de l’échantillon de magasins est composé de magasins travaillant directement avec la Banque Alimentaire, sans Phenix.

une étude complète sur la qualité du don alimentaire aux banques alimentaires

14 tonnes de dons alimentaires passés au peigne fin

Lors de cette étude d’envergure, 58 “ramasses” d’invendus réalisées dans 24 supermarchés et distribuées à 7 associations furent passées au crible, ce qui représente un total de 14 tonnes de produits au total. Les résultats sont encourageants : les magasins accompagnés par l’entreprise sociale Phenix donnent non seulement plus en terme de quantité que leurs confrères qui donnent “en direct”, mais aussi qualitativement mieux.

Sur l’échantillon total, soit 14 tonnes de produits alimentaires, 12,9 tonnes ont été revalorisées (c’est-à-dire redistribués par l’association à ses bénéficiaires), ce qui correspond à un pourcentage de revalorisation des dons de 92,8%.

la qualité des dons de la grande distribution est un sujet d'actualité

Les magasins « coachés » dans leur démarche anti-gaspi plus performants

Cette étude montre que les grandes surfaces accompagnées par les « coachs anti-gaspi » de la start-up Phenix donnent plus et mieux.

En terme de quantités données à chaque ramasse, les magasins accompagnés donnent 2 fois plus qu’un magasin qui internalise sa gestion du don alimentaire (263 kg/ramasse vs 115 kg/ramasse). Cela peut s’expliquer par une moins bonne connaissance des règles du don alimentaire, une moins bonne formation des équipes et un moins grand nombre de rayons engagés dans la démarche.

les dons alimentaires des supermarchés accompagnés par Phenix sont plus nombreux

En ce qui concerne la qualité des produits donnés, il ressort que les magasins accompagnés donnent 2 fois mieux que les magasins autonomes de l’échantillon étudié. La qualité est mesurée selon deux critères :

  • Le % des ramasses qui sont effectivement redistribués aux bénéficiaires des associations (94% pour les magasins coachés vs 87% pour les magasins autonomes)
  • La variété des produits donnés (12 catégories de produits vs 6)
les supermarchés donnent des produits de meilleure qualité aux associations

Pour en savoir plus, lire l’étude complète

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