Baromètre anti-gaspi : Où en est réellement la lutte contre le gaspillage alimentaireen grande distribution ? Pour répondre à cette question, Phenix publie son Baromètre 2026, basé sur l’analyse de 230 magasins accompagnés par Phenix en 2025, toutes enseignes confondues.
L’objectif de cette nouvelle édition est d’aller au-delà du simple constat de la casse. Pour cette édition, Phenix analyse les performances de 230 magasins accompagnés en 2025, toutes enseignes confondues, répartis selon trois tranches de chiffre d’affaires : 15 à 30 M€, 30 à 50 M€ et plus de 50 M€, le baromètre met en évidence les écarts de performance entre magasins comparables et les pratiques qui permettent de mieux préserver la valeur des invendus.
Des écarts de performance importants entre magasins – baromètre anti-gaspi
La taille du magasin ne suffit pas à expliquer les résultats. À chiffre d’affaires comparable, les écarts peuvent être considérables : dans la tranche 15 à 30 M€ de CA, la casse nette observée varie ainsi de 0,3 % à 1,9 %.
Ces différences montrent que la performance repose aussi sur la manière dont la casse est pilotée au quotidien : suivi des indicateurs, anticipation, formation et accompagnement des équipes, animation de la démarche et arbitrage entre les différents leviers de revalorisation.
Quels rayons concentrent le plus de pertes ?
Le baromètre analyse également la répartition de la casse par rayon. Les Fruits et Légumes, la Charcuterie-Traiteur traditionnelle, les Produits de la mer traditionnels, la Charcuterie-Traiteur libre-service et la Boulangerie-Pâtisserie figurent parmi les catégories qui concentrent le plus de casse.
Ces rayons présentent des caractéristiques qui rendent la gestion des invendus particulièrement sensible : produits périssables, DLC courtes, fabrication ou préparation sur place et forte dépendance à la demande. Certains rayons traditionnels peuvent également sous-évaluer leur casse lorsque tous les produits ne sont pas correctement bipés, ce qui peut reporter une partie des pertes dans la démarque inconnue.
Revaloriser davantage pour préserver sa marge
La casse brute reste en partie inhérente à l’activité d’un magasin. Mais les données du baromètre montrent une tendance différente pour la casse nette : celle-ci diminue au fil des années dans les différentes tranches de chiffre d’affaires.
En 2025, la casse brute représente en moyenne 1,63 % du chiffre d’affaires, contre 0,50 % pour les pertes sèches. Autrement dit, une part importante de la valeur qui aurait pu être perdue est finalement récupérée grâce aux solutions de revalorisation.
Vente à prix réduit, don, paniers anti-gaspi et alimentation animale jouent chacun un rôle complémentaire. Le stickage reste notamment le principal levier de revalorisation, tandis que le don permet de valoriser les produits qui ne peuvent pas toujours être vendus à prix réduit.
Une stratégie anti-gaspi qui se pilote dans la durée
Le baromètre anti-gaspi montre ainsi que les solutions seules ne suffisent pas. Les magasins les plus engagés se distinguent par l’animation et le suivi de leur démarche, la formation et l’accompagnement régulier de leurs équipes, ainsi que par leur capacité à combiner les différents leviers selon les produits et les situations.
La lutte contre le gaspillage alimentaire devient alors un véritable levier de performance économique : chaque produit revalorisé représente une perte évitée et contribue à préserver la marge du magasin.
Découvrez dans le Baromètre Phenix 2026 les données, benchmarks et pratiques des magasins engagés pour mieux maîtriser leurs invendus et préserver leur marge.
Introduction : Don alimentaire : le guide complet pour sécuriser vos invendus et rester conforme
Chaque année, des milliers de tonnes de denrées encore consommables restent sans débouché, alors même que les besoins des associations d’aide alimentaire continuent de progresser. Pour les entreprises, la gestion des invendus alimentaires est devenue un enjeu à la fois réglementaire, opérationnel, logistique et économique.
Dans ce contexte, le don alimentaire s’impose aujourd’hui comme un levier incontournable de réduction du gaspillage alimentaire. Encadré par la loi Garot, il impose aux entreprises des obligations précises : interdiction de destruction des denrées consommables, formalisation des partenariats associatifs, respect des règles sanitaires, traçabilité des flux et conservation des justificatifs en cas de contrôle.
Mais sur le terrain, la mise en œuvre du don soulève encore de nombreuses questions opérationnelles :
Quels produits peuvent réellement être donnés ?
Comment gérer les DLC et les DDM sans risque sanitaire ?
Quels documents doivent être conservés en cas de contrôle ?
Comment garantir la traçabilité des produits donnés ?
Comment sécuriser la valorisation fiscale des dons ?
Que faire des invendus non éligibles au don ?
Ce livre blanc a été conçu comme un guide opérationnel pour accompagner les entreprises dans la mise en place d’une stratégie de don alimentaire conforme, sécurisée et efficace. Vous y retrouverez notamment :
Les obligations liées à la loi Garot
Les critères d’éligibilité des produits alimentaires
Les règles sanitaires et documentaires à respecter
Les bonnes pratiques de traçabilité
Les mécanismes fiscaux applicables au don alimentaire
Les solutions de revalorisation complémentaires pour les invendus non éligibles
L’objectif : permettre aux entreprises de transformer une contrainte réglementaire en véritable levier de performance économique.
La loi Garot : quelles sont les obligations et responsabilités des entreprises ?
Adoptée en 2016, la loi Garot encadre la lutte contre le gaspillage alimentaire en France et impose de nouvelles obligations aux acteurs de la distribution alimentaire.
Elle concerne principalement les commerces alimentaires de plus de 400 m², qui ne peuvent plus détruire des denrées encore propres à la consommation.
La loi prévoit également l’obligation, pour ces établissements, de proposer une convention de don à une ou plusieurs associations d’aide alimentaire habilitées. Cette convention définit les modalités de collecte et de transfert des denrées ainsi que les engagements de chaque partie.
Les dons alimentaires restent soumis aux exigences sanitaires applicables à toute denrée destinée à la consommation humaine. Les entreprises doivent notamment veiller au respect de la chaîne du froid, à la conformité de l’étiquetage, à la traçabilité des produits ainsi qu’au contrôle des dates limites de consommation.
En cas de non-respect de ces obligations, des sanctions administratives peuvent être prononcées. Au-delà des enjeux réglementaires, les entreprises demeurent responsables de la sécurité sanitaire des produits donnés.
Don alimentaire : quels produits sont réellement éligibles ?
La réussite d’une démarche de don alimentaire repose avant tout sur une identification rigoureuse des produits pouvant être redistribués dans des conditions conformes aux exigences sanitaires et réglementaires.
Tous les produits ne sont pas éligibles au don. La possibilité de redistribution dépend notamment :
De leur niveau de risque sanitaire
De leur conditionnement
Du respect de la chaîne du froid
De la présence des mentions réglementaires obligatoires
Et de la capacité à assurer une traçabilité complète jusqu’à l’association bénéficiaire
Avant toute opération de don, il est donc indispensable de cartographier les invendus par rayon, d’identifier les catégories de produits concernées et de mettre en place des contrôles adaptés selon les typologies de denrées.
Cette identification peut être réalisée quotidiennement pour les produits frais, ou lors des pics saisonniers, fins d’opérations commerciales, changements de packaging ou surstocks ponctuels.
DLC, DDM : comment contrôler les dates de consommation sans risque ?
La gestion des dates est un point central du don alimentaire.
Les produits portant une DLC (à consommer jusqu’au) peuvent être donnés jusqu’à la date indiquée, à condition que :
Le produit soit encore conforme
La chaîne du froid ait été respectée
La redistribution intervienne rapidement, généralement le jour même
Les produits portant une DDM (à consommer de préférence avant le) peuvent continuer à être donnés après dépassement de la date si le produit reste intact et propre à la consommation.
Les durées généralement admises sont les suivantes :
Format de DDM
Don possible
Année seule
Sans limite spécifique
Mois / année
Jusqu’à 18 mois après la date
Jour / mois / année
Jusqu’à 3 mois après la date
Certains produits frais en DDM peuvent également être redistribués quelques jours après la date lorsque leur état sanitaire reste conforme.
Produit intact, non altéré, emballage sain, chaîne du froid strictement respectée
Produits surgelés
Jusqu’à 3 mois après la DDM
Chaîne du froid à -18°C maintenue en continu, absence de rupture de congélation, produit intact
Don alimentaire : les contrôles indispensables sur l’étiquetage et l’état des produits
Pour être donné, un produit doit impérativement comporter les informations réglementaires nécessaires au consommateur final dans la langue du bénéficiaire :
Dénomination du produit
Liste des ingrédients
Allergènes
Date de consommation
Numéro de lot
Conditions de conservation si nécessaire
Les emballages doivent rester intacts et ne présenter aucun risque de contamination. Un produit ouvert, percé, coulant, gonflé ou présentant une altération visuelle ne peut pas être redistribué.
De manière générale :
Les produits préemballés sont les plus simples à sécuriser dans un dispositif de don
Les produits non préemballés ou très sensibles microbiologiquement nécessitent une vigilance renforcée
Certains produits restent interdits au don malgré leur apparente conformité
Produits autorisés, interdits, sensibles : le tableau de référence du don alimentaire
Rayon
Produit
Éligibilité
Exemples
Détails
Boucherie
Viande hachée crue, préemballée ou non
Interdit
Steak haché de bœuf, viande hachée de veau, haché de porc cru, haché de volaille
Risque microbiologique trop élevé.
Abats crus réfrigérés, préemballés ou non
Interdit
Foie, rognons, etc
Risque sanitaire élevé.
Saucisses crues sans agrément sanitaire
Interdit
Chipolata, merguez, saucisse de Toulouse sans marque d’identification
Interdit au don en l’absence de la marque d’identification sanitaire officielle réglementaire. Si la marque d’identification est présente, le produit devient éligible au don.
Farces et produits farcis crus réfrigérés préemballés ou non
Interdit
Tomates farcies à cuire
Risque microbiologique élevé sur les farces crues.
Produits réfrigérés à base de viande crue, destinés à être consommés crus
Interdit
Carpaccio
Risque sanitaire critique pour les produits consommés crus.
Viandes et volailles non préemballées
Interdit
Viande à la coupe, morceaux de poulet du rayon traditionnel
Tous les produits nus ou à la coupe de ce rayon sont interdits.
Boulangerie
Pâtisserie à base de crème non cuite
Interdit
Choux à la crème, Forêt-Noire, éclairs, mille-feuilles
Risque de prolifération bactérienne critique.
Pain blanc
Interdit
Baguettes (rustique, aux céréales, etc)
Considéré comme du pain blanc/courant qui rassit trop rapidement. Les associations étant saturées de pain courant, il faut privilégier les pains spéciaux de garde.
Produits vendus en boulangerie
Autorisé sous conditions
Viennoiseries, tartes, quiches, pain
Soumis aux conditions classiques (exclusion de la crème crue ou du pain blanc courant). Le donateur doit obligatoirement fournir la dénomination du produit, la liste des allergènes et la date de fabrication (obligation d’étiquetage).
Charcuterie
Lardons
Autorisé
Lardons fumés
Ce sont les règles générales de conservation et de DLC qui s’appliquent.
Charcuterie non préemballée
Interdit
Jambon à la coupe
Les produits non préemballés de ce rayon sont exclus du don.
Plats cuisinés vendus chauds
Interdit
Paëlla, couscous
Tout produit maintenu ou vendu chaud est strictement interdit au don.
Poulets rôtis et plats cuisinés refroidis avant d’être donnés
Autorisé
Tartes, quiches, pizzas des points chauds, poulets rôtis
Autorisé si et seulement si les produits sont passés immédiatement en cellule de refroidissement et vendus au rayon libre-service froid (température de 4∘C). Seul le chaud est interdit.
Crèmerie
Œufs (jusqu’à la date inscrite sur l’emballage)
Autorisé
Œufs coquilles
Le don est autorisé jusqu’à la date de consommation recommandée (DCR) inscrite sur l’emballage.
Crème cuite
Autorisé
Crème UHT
Produit stable thermiquement.
Œufs cuits
Autorisé
Œuf dur, œuf liquide en sachet
La cuisson éliminant le risque de salmonellose, ce sont les règles classiques liées aux DLC qui s’appliquent. Le don au jour J0 est possible.
Produits frais en DDM (beurre, fromages, etc)
Autorisé sous conditions
Beurre, margarine, camembert, raclette, etc
Les produits frais en DDM peuvent être donnés même après la date indiquée, à condition que le produit soit intact, non altéré et que la chaîne du froid soit respectée. Le don est possible jusqu’à 10 jours après la date de DDM si le produit reste consommable.
Epicerie
Chocolats à l’alcool
Autorisé
Mon Chéri
Autorisé car le degré d’alcool est faible (inférieur à 1,2∘).
Fromage
Fromage non préemballé (à la coupe)
Interdit
Morceau de fromage issu du rayon à la coupe
Tout produit entamé ou découpé au stand est exclu.
Fromages entiers, préemballés
Autorisé sous conditions
Meule entière de fromage à raclette pasteurisée
Autorisé car le produit n’est pas découpé en magasin. En revanche, il est impératif de trouver une association partenaire qui possède un atelier de transformation ou de reconditionnement agréé.
Poissonnerie
Produits de poissonnerie réfrigérés non préemballés
Interdit
Poissons entiers
Risque d’altération et absence de préemballage protecteur.
Produits réfrigérés à base de poissons fumés ou salés, préemballés
Autorisé
Saumon gravlax, saumon fumé
Traçabilité et conditionnement d’origine conformes.
Coquillages et crustacés
Interdit
Crevettes, huîtres, moules
Strictement interdit pour des raisons de sécurité sanitaire majeure (exception faite pour les moules crues conditionnées en bacs thermoscellés industriels).
Produits réfrigérés à base de poissons crus, destinés à être consommés crus
Autorisé car congelé industriellement à cœur directement après production, contrairement au frais.
Produit surgelé en DDM dépassée
Autorisé
Légumes surgelés, plats préparés surgelés
Distribution possible jusqu’à DDM +6 mois (voire plus selon les conditions de stockage), en veillant aux qualités gustatives. Exception faite pour les poissons crus surgelés : maximum 6 mois après la DDM.
Liquide
Boissons alcoolisées (degré >1,2∘)
Pas toujours
Bières, vin
Strictement interdit pour les associations d’aide alimentaire. En revanche, cela est autorisé pour d’autres types d’associations (culturelles et/ou sportives).
Boissons au CBD
Autorisé sous conditions
Boissons infusées
Autorisé tant que le produit est légalement commercialisable. Cependant, il est interdit aux associations d’aide alimentaire (au même titre que l’alcool), mais reste possible pour d’autres structures.
Animalerie
Nourriture pour animaux en DDM dépassée
Autorisé
Croquettes
Les règles classiques liées aux DDM s’appliquent.
Produits frais, surgelés, traiteur : les cas particuliers à anticiper
Certaines catégories de produits nécessitent des règles spécifiques de gestion et de contrôle.
Les produits surgelés doivent avoir conservé une chaîne du froid continue sans rupture de température. Les produits traiteur doivent respecter des températures réglementaires strictes et être refroidis rapidement avant redistribution.
Les produits entamés, reconditionnés ou sans traçabilité identifiable doivent être exclus du don.
Enfin, un principe simple doit toujours s’appliquer : un produit donné doit présenter le même niveau de sécurité sanitaire qu’un produit destiné à la vente.
Organisation du don alimentaire : comment structurer des flux conformes et traçables
Une fois les produits éligibles identifiés, le don alimentaire doit être encadré par une organisation rigoureuse permettant de garantir la conformité sanitaire, la traçabilité des produits et la sécurisation des responsabilités entre le donateur et l’association bénéficiaire.
Le don alimentaire ne se limite pas à une remise de produits : il implique un suivi précis des flux, des conditions de conservation et des documents associés tout au long de l’opération.
Comment choisir les bonnes associations partenaires ?
Toutes les associations ne disposent pas des mêmes capacités logistiques ni des mêmes équipements de stockage. Le choix des structures partenaires doit donc être adapté :
Aux catégories de produits donnés
Aux volumes à collecter
À la fréquence des dons
Aux contraintes de température
Aux délais de redistribution
Les produits frais, surgelés ou à DLC courte nécessitent notamment des associations capables d’assurer une collecte rapide et de maintenir la chaîne du froid jusqu’à la redistribution.
Une mauvaise adéquation entre les volumes donnés et les capacités de l’association peut entraîner des pertes, des refus de collecte ou des risques sanitaires.
Traçabilité sanitaire : les obligations à respecter pour sécuriser les dons
Le don alimentaire reste soumis aux mêmes obligations sanitaires que la commercialisation de produits alimentaires.
L’entreprise doit être en mesure de tracer les produits donnés à chaque étape :
Identification des références concernées
Suivi des numéros de lot
Enregistrement des dates de consommation
Contrôle des températures
Historique des collectes réalisées
La chaîne du froid doit être respectée en continu jusqu’au transfert des produits à l’association. Cela concerne aussi bien les zones de stockage que les conditions de transport.
Les produits frais et surgelés nécessitent une vigilance renforcée :
Contrôle régulier des températures
Limitation des temps d’attente
Équipements de transport adaptés
Enregistrement des incidents éventuels
En cas de contrôle sanitaire ou d’incident, l’entreprise doit pouvoir démontrer la conformité des conditions de conservation et de transfert des denrées.
Don alimentaire : qui est responsable des produits et à quel moment ?
L’entreprise reste responsable des produits tant qu’ils n’ont pas été officiellement transférés à l’association. Le transfert de responsabilité intervient généralement au moment de l’enlèvement des produits ou lors de la signature du bon de remise prévu dans la convention de don.
Pour sécuriser ce transfert, plusieurs éléments doivent être formalisés :
La nature des produits remis
Les quantités
Les numéros de lot si nécessaire
Les dates de consommation
La date et l’heure de collecte
L’identité de l’association bénéficiaire
Cette formalisation permet de sécuriser juridiquement les opérations et d’assurer une traçabilité complète des flux donnés.
Convention, bordereaux, suivi : comment formaliser les opérations de don
La convention de don est obligatoire pour les commerces alimentaires de plus de 400 m² soumis à la loi Garot. Elle permet de définir le cadre opérationnel des dons et les engagements de chaque partie.
La convention précise généralement :
Les catégories de produits concernés
Les fréquences de collecte
Les responsabilités respectives
Les règles de transport et de conservation
Les modalités de traçabilité
Les conditions de refus éventuel des produits
Avant toute contractualisation, il est également recommandé de vérifier le statut de l’association bénéficiaire ainsi que sa capacité à recevoir et redistribuer des denrées alimentaires dans des conditions conformes. L’ensemble des conventions signées doit être archivé et facilement accessible en cas de contrôle.
Chaque opération de don doit être accompagnée de documents permettant de justifier :
La réalité du don
La nature des produits
Les quantités remises
Leur valorisation
L’identité de l’association bénéficiaire
Les principaux documents à conserver sont :
La convention de don
Les bons de remise ou bordereaux de collecte
Les listings produits
Les justificatifs de valorisation
Les reçus fiscaux lorsqu’ils sont applicables
Les documents fiscaux associés incluent notamment :
Le reçu fiscal CERFA 2041-MEC-SD
La fiche de calcul 2069-M-FC-SD
Les justificatifs doivent être conservés pendant au minimum 6 ans afin de pouvoir répondre à un contrôle fiscal ou administratif.
La digitalisation des opérations permet aujourd’hui de sécuriser l’ensemble du processus :
Signature électronique des conventions
Archivage automatique
Centralisation des justificatifs
Historisation des collectes
Reporting des volumes donnés
Une gestion documentaire structurée constitue un élément clé de sécurisation du don alimentaire, aussi bien sur le plan réglementaire que fiscal.
Valorisation et fiscalité : comment sécuriser et optimiser la gestion des invendus alimentaires
Le don alimentaire implique des enjeux fiscaux et comptables importants. Pour sécuriser les opérations et éviter tout risque de redressement, les entreprises doivent encadrer précisément la valorisation des produits donnés, le traitement de la TVA et la conservation des justificatifs associés. Une mauvaise valorisation ou une documentation incomplète peuvent remettre en cause les avantages fiscaux liés au don.
Défiscalisation du don alimentaire : calcul, plafonds et points de vigilance
Les entreprises réalisant des dons alimentaires à des associations éligibles peuvent bénéficier d’une réduction fiscale calculée sur la valeur des produits donnés, conformément à l’article 238 bis du Code général des impôts.
Le taux applicable est de :
60% de la valeur du don jusqu’à 2 M€ de dons annuels
40% au-delà de ce plafond pour la fraction excédentaire
Cette réduction reste soumise à un plafond annuel correspondant au montant le plus élevé entre :
20 000€
ou 0,5% du chiffre d’affaires hors taxes
Lorsque le plafond est dépassé, l’excédent peut être reporté sur les 5 exercices fiscaux suivants.
Comment valoriser correctement les produits donnés ?
La valorisation des produits constitue un point de vigilance majeur en cas de contrôle fiscal. L’entreprise donatrice reste responsable de la valeur déclarée des produits remis aux associations. Cette valorisation doit être cohérente, documentée et justifiable à tout moment.
De manière générale :
Les produits sont valorisés à leur coût de revient
La valorisation peut intégrer les coûts directs d’achat ou de production
Les produits dépréciés ou proches de leur DLC nécessitent une valorisation adaptée et justifiée
Les produits impropres à la consommation ou détruits ne peuvent pas être intégrés dans l’assiette fiscale
L’association bénéficiaire n’est pas responsable de la valorisation retenue par l’entreprise.
Traitement comptable et réintégration fiscale : les erreurs à éviter
Les dons alimentaires nécessitent un traitement comptable spécifique.
L’entreprise doit notamment :
Sortir les produits des stocks
Enregistrer la charge correspondante
Procéder à la réintégration fiscale extra-comptable
Puis déduire la réduction d’impôt associée
La cohérence entre :
Les volumes donnés
Les justificatifs de collecte
Les valorisations retenues
Et les écritures comptables doit pouvoir être démontrée en cas de contrôle.
TVA et associations : les points de vigilance à connaître
Le traitement de la TVA dépend notamment du statut de l’association bénéficiaire et des modalités initiales de récupération de TVA sur les produits donnés.
Une vigilance particulière est nécessaire concernant :
Les associations reconnues d’utilité publique (RUP)
Les organismes d’intérêt général (RIG)
Les cas dans lesquels une régularisation de TVA peut être nécessaire
Le régime applicable doit être analysé au cas par cas afin de sécuriser les opérations de don et d’éviter tout risque de redressement fiscal.
Invendus non éligibles au don : quelles solutions pour limiter les pertes ?
Tous les invendus ne peuvent pas être redistribués aux associations. Selon les rayons, les contraintes sanitaires, les délais de consommation ou les capacités de collecte, certaines catégories de produits nécessitent des solutions de revalorisation complémentaires.
L’enjeu est alors de mobiliser le bon débouché au bon moment, en fonction de la nature du produit, de sa durée de vie et de son potentiel de valorisation.
Le stickage reste le premier levier activé en grande distribution. Il est particulièrement efficace sur les rayons frais libre-service à forte valeur et forte rotation, comme la boucherie LS, la charcuterie LS, la volaille LS, la crémerie LS ou encore la boulangerie. Dans un contexte inflationniste, cette solution s’est fortement développée et permet de préserver une partie significative de la marge tout en réduisant la casse.
Le don demeure la solution centrale de revalorisation, notamment sur les fruits et légumes, l’épicerie, la crémerie LS, la charcuterie LS et la boulangerie. Il permet de traiter des volumes importants, en particulier sur les produits à DLC courte ou les invendus non écoulés via le stickage.
Pour les rayons traditionnels, où les contraintes réglementaires et sanitaires limitent fortement le don et le stickage, les paniers anti-gaspi constituent une solution particulièrement adaptée. Ils sont largement utilisés sur les rayons traiteur, boulangerie traditionnelle, pâtisserie ou préparations réalisées sur place.
Enfin, lorsque les produits ne peuvent plus être consommés par l’homme, certaines filières d’alimentation animale permettent encore de valoriser une partie des invendus et de limiter les coûts liés aux biodéchets. Cette solution reste particulièrement pertinente pour certains produits de boulangerie, fruits et légumes ou denrées ne pouvant plus être redistribuées.
L’efficacité d’une démarche anti-gaspi repose ainsi sur une logique multi-solutions. Les magasins les plus performants combinent généralement plusieurs leviers de revalorisation afin d’adapter la réponse à chaque rayon, chaque typologie de produit et chaque contrainte opérationnelle.
Comment Phenix sécurise et simplifie la gestion du don alimentaire
Phenix est le leader européen de l’anti-gaspi conçu pour les entreprises. Phenix accompagne les entreprises dans la gestion et la valorisation de leurs invendus, en transformant une contrainte opérationnelle et réglementaire en levier de performance économique, sociale et environnementale.
Dans un contexte réglementaire exigeant, Phenix facilite la mise en œuvre du don alimentaire en mettant en relation les entreprises avec un large réseau d’associations partenaires, sélectionnées selon des critères de fiabilité, de capacité logistique et de cohérence avec les flux de produits.
Une plateforme dédiée à la gestion du don
Phenix met à disposition une plateforme digitale conçue pour simplifier l’ensemble du processus de don. Elle permet de piloter de bout en bout les opérations : identification des produits à donner, organisation des enlèvements, suivi des flux, gestion administrative et émission des justificatifs associés.
L’outil centralise également la traçabilité des dons et garantit la disponibilité des documents nécessaires en cas de contrôle, tout en facilitant le suivi opérationnel des volumes redistribués.
Un processus structuré et opérationnel
Le processus d’accompagnement s’articule autour de trois étapes clés : l’identification des produits disponibles, la mise en relation avec les associations et l’organisation logistique des collectes.
Grâce à son réseau de plus de 3 000 associations partenaires, Phenix est en mesure de répondre rapidement aux besoins des magasins, qu’il s’agisse de collectes régulières, de volumes exceptionnels ou de situations ponctuelles. Les collectes sont organisées en fonction des contraintes des magasins et des capacités des associations, en privilégiant systématiquement la proximité géographique afin d’optimiser les flux logistiques et de limiter les coûts de transport.
L’écosystème repose sur des associations sélectionnées pour garantir leur fiabilité, leur capacité de traitement et l’adéquation entre les besoins terrain et les typologies de produits donnés.
Une traçabilité et un suivi renforcés
Chaque opération de don est suivie et documentée de manière structurée. Les conventions, les bons de collecte et les justificatifs fiscaux sont centralisés afin d’assurer une traçabilité complète et conforme aux exigences réglementaires.
Le suivi est complété par des retours des associations, permettant de mesurer la bonne adéquation des dons et leur impact réel sur le terrain. Les équipes Phenix assurent également un support opérationnel réactif pour sécuriser chaque étape du processus.
Conclusion
Le don alimentaire est un levier essentiel pour réduire le gaspillage, optimiser la gestion des invendus et répondre aux obligations imposées par la loi Garot. Mais pour être sécurisé et conforme, il ne peut pas être improvisé.
La réussite d’une démarche de don repose avant tout sur quelques principes fondamentaux :
Identifier précisément les produits éligibles
Respecter les règles sanitaires et la chaîne du froid
Contrôler les DLC et les DDM
Garantir l’intégrité des emballages et la conformité de l’étiquetage
Assurer une traçabilité complète des produits donnés
Formaliser les opérations via des conventions et des justificatifs adaptés
Conserver l’ensemble des documents nécessaires en cas de contrôle
Une organisation rigoureuse permet non seulement de sécuriser les opérations de don, mais aussi d’optimiser les flux, de limiter les coûts liés à la destruction et de maximiser la valorisation des surplus alimentaires.
Pour garantir le bon fonctionnement de l’ensemble de ces critères, l’accompagnement de Phenix est essentiel. Grâce à sa plateforme, son réseau d’associations partenaires et ses outils de traçabilité, Phenix permet aux entreprises de structurer leurs démarches de don de manière simple, conforme et efficace.
grande distribution maximiser rentabilité : Dans un contexte où les marges sont le nerf de la guerre, la GMS ne choisit plus entre impact et profit : les leaders du retail allient désormais rentabilité et responsabilité.
Vous découvrirez dans ce contenu : • Valoriser vos invendus alimentaires pour décupler leur valeur et améliorer votre résultat net • Préserver vos marges en économisant jusqu’à 50 000 € sur la gestion de vos biodéchets • Optimiser votre logistique du dernier kilomètre afin de réduire vos coûts et fidéliser vos clients
Chaque année en France, les surstocks non alimentaires neufs représentent plus de 4 milliards d’euros de valeur marchande selon l’ADEME : il s’agit de produits qui n’ont pas trouvé preneur via les circuits classiques, pour des raisons commerciales, logistiques ou liées à la production. Le marché français du bricolage et des matériaux représente environ 22,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, avec un réseau dense de plusieurs milliers d’entreprises et plus de 200 000 salariés, couvrant les grandes surfaces spécialisées, le négoce professionnel et le commerce en ligne. Malgré l’attractivité du secteur, des produits neufs restent en surplus chaque année : matériaux de construction, outillage, équipements techniques ou encore produits décoratifs. Ces surstocks bricolage et matériaux représentent non seulement un coût, mais aussi un impact logistique et environnemental.
Pour répondre à cette problématique, la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) interdit désormais la destruction des surstocks non alimentaires neufs. Depuis le 1er janvier 2024, les acteurs du secteur ne peuvent plus détruire leurs invendus et doivent avoir recours au don, au réemploi ou au recyclage. Bien que contraignante d’un premier abord, cette évolution réglementaire constitue aussi une opportunité stratégique : en mettant en place des solutions de revalorisation adaptées à leurs surstocks, les entreprises peuvent réduire leurs coûts, libérer de l’espace logistique, préserver la valeur de leurs produits et renforcer leurs engagements sociétaux et environnementaux. Dans ce livre blanc, vous découvrirez :
Les causes des surstocks dans le secteur du bricolage et matériaux
Les types de produits concernés et leurs impacts logistiques et économiques
Le cadre réglementaire de la loi AGEC et comment la faire appliquer
Les solutions pour donner une seconde vie aux surstocks : don, déstockage, recyclage
Des témoignages et exemples d’entreprises ayant transformé leurs surplus en
opportunités
Ce contenu a été conçu par les experts Phenix et a pour but d’accompagner les directions Supply-Chain, RSE et Financières dans la compréhension et la mise en œuvre de solutions concrètes et vertueuses – n’hésitez pas à nous contacter pour affiner votre stratégie à l’adresse suivante : partenariat@wearephenix.com
Checklist économies fiscales : Entre cadre réglementaire, traçabilité et subtilités fiscales, le don peut sembler complexe. Revalorisez vos surstocks et bénéficiez d’une réduction fiscale pouvant atteindre 60%, tout en maîtrisant vos volumes et vos obligations. Cette checklist vous guide pas à pas et vous permet de découvrir :
Produits éligibles ou pas : le guide du don
Association bénéficiaire et statut TVA
Les documents indispensables pour sécuriser le don
Le plafond de don et la réintégration des invendus au résultat
Exclusions : produits dangereux, médicaments, non conformes, périmés ou invendables pour des raisons sanitaires ou de sécurité
Contrôler les dates :
DLC : don possible jusqu’à la date inscrite si redistribution le jour même
DDM : don possible après la date selon le format :
Année seule → sans limite
Mois/année → jusqu’à 18 mois
Jour/mois/année → jusqu’à 3 mois
Vérifier l’état des produits : emballage intact, étiquetage lisible (dénomination, date, numéro de lot, ingrédients/allergènes)
Signaler les défauts mineurs (packaging abîmé, erreur d’étiquetage) et documenter si nécessaire
Identifier tôt les surstocks, surtout les gros volumes ou périssables
Organisation du don et logistique
Sélectionner des associations adaptées aux produits et aux volumes
Vérifier le statut de l’association (RUP ou autre)
Formaliser une convention de don avant la première opération
Définir les modalités logistiques : enlèvement, transport, chaîne du froid si nécessaire
Adapter le don aux capacités d’absorption des associations
Fractionner les volumes si nécessaire pour sécuriser la redistribution
Valorisation et fiscalité
Valoriser les produits au coût de revient
Appliquer correctement le taux de réduction d’impôt :
60% jusqu’à 2M€
40% au-delà (sauf associations d’aide alimentaire ou produits de première nécessité pour personnes en difficulté, toujours 60%)
Vérifier le respect du plafond fiscal (20 000€ ou 0,5% du CA)
Reporter les excédents sur 5 ans si nécessaire
Réaliser la réintégration fiscale extra-comptable des dons
Déduire fiscalement la réduction d’impôt mécénat
Documents et conformité
Convention de don signée et archivée
Listing détaillé des produits donnés et leur valorisation
Reçu fiscal CERFA 2041-MEC-SD signé par l’association
Déclaration sur le formulaire 2069-RCI et fiche 2069-M-FC-SD
Conservation des justificatifs pendant 6 ans
Sécurisation et contrôle
Vérifier le statut TVA de l’association :
RUP et Banques Alimentaires affiliées → TVA non due
Autres statuts → TVA à reverser
Traçabilité complète des opérations (produits, dates, associations)
Dossier prêt en cas de contrôle fiscal jusqu’à 3 ans
Assurer qu’aucun produit ne revienne sur le marché
Valorisation et engagement
Intégrer le don dans la stratégie RSE et financière
Valoriser les économies réalisées (stockage, destruction évitée, fiscalité)
Communiquer en interne sur les actions menées
S’appuyer sur un partenaire expert pour sécuriser et accélérer les dons
Transformer le don en réflexe de pilotage, pas seulement en action de fin d’année
GlossaireChecklist économies fiscales
Convention de don : document signé encadrant le don, précisant produits, responsabilités (transport, sécurité, redistribution) et cadre juridique/fiscal.
Listing des produits : inventaire détaillé (références, quantités, lots, valorisation) pour assurer traçabilité et calcul fiscal.
CERFA / reçu fiscal 2041-MEC-SD : preuve officielle du don, signée par l’association, attestant de la valeur et de la nature des produits pour justifier la réduction d’impôt.
TVA : en principe, doit être reversée si les produits ont été acquis avec déduction de TVA. Exception : don à une association RUP ou Banque Alimentaire affiliée → TVA non due.
DLC (Date Limite de Consommation) : date après laquelle le produit ne doit plus être consommé. Don possible jusqu’au jour indiqué si redistribution immédiate.
DDM (Date de Durabilité Minimale) : date jusqu’à laquelle le produit conserve ses qualités. Don possible après la date selon le format :
Baromètre anti-gaspi : où en est vraiment la grande distribution en 2025 ?
En France, la grande distribution représente encore près de 8% du gaspillage alimentaire. Depuis la loi Garot de 2016, tous les magasins ont engagé une démarche anti-gaspi, avec des niveaux de maturité variables selon les formats, les organisations et les territoires. Le baromètre anti-gaspi 2025, publié par Phenix, analyse les performances de 253 magasins dont 69% de supermarchés et 31% d’hypermarchés en s’appuyant sur plus de 10 années d’expertise terrain. Cette étude met en lumière trois grandes tendances : une casse mieux maîtrisée mais encore coûteuse, des leviers de revalorisation efficaces lorsqu’ils sont complémentaires, et des performances nettement supérieures dans les magasins labellisés anti-gaspi.
Tendance 1 : Une casse maîtrisée, mais des progrès encore possibles
Chaque jour, en magasin, des produits sont retirés de la vente avant leur date limite ou à la suite de défauts logistiques. Cette casse représente en moyenne 1,5% du chiffre d’affaires en supermarché, soit l’équivalent de 300 000€ de pertes annuelles pour un magasin de 15 M€ de CA, et 1,1% du chiffre d’affaires en hypermarché, soit environ 760 000€ pour un point de vente de 50 M€.
La casse est directement liée à la saisonnalité, aux comportements d’achat et à la typologie des produits vendus.
En décembre et janvier, les fêtes de fin d’année se traduisent par une hausse du trafic et un élargissement de l’offre en produits festifs : traiteur, marée, boucherie ou pâtisserie dont la sensibilité en termes de DLC entraîne mécaniquement une augmentation du taux de casse.
À l’inverse, durant l’été, les écarts se creusent entre les territoires. Dans les zones non touristiques, la fréquentation plus faible fait augmenter les invendus, tandis que les zones touristiques parviennent à mieux écouler leurs volumes. Les produits estivaux hautement périssables, comme les fruits et légumes, les viandes pour barbecue, les glaces ou les boissons fraîches, restent par ailleurs très dépendants des conditions météo : un été chaud stimule certaines ventes, tandis qu’une météo maussade peut accentuer les pertes.
La casse se concentre principalement sur quelques rayons clés : les fruits et légumes, les rayons frais en libre-service (crèmerie, charcuterie, volaille, boucherie, poissonnerie), l’épicerie et la boulangerie libre-service. Ces rayons cumulent un risque élevé de perte, mais aussi un fort potentiel de revalorisation. Des leviers ciblés : stickage, don aux associations, paniers anti-gaspi et alimentation animale permettent d’agir efficacement, rayon par rayon, pour réduire durablement la casse et améliorer la rentabilité globale.
Tendance 2 : Des leviers de revalorisation complémentaires
Parmi les magasins étudiés, l’analyse des 50 plus engagés montre qu’une démarche complète de lutte contre le gaspillage permet d’atteindre en moyenne 82% de revalorisation des invendus. Ces performances reposent sur une activation complémentaire de quatre solutions : le stickage, le don aux associations, les paniers anti-gaspi et l’alimentation animale. En supermarché, les magasins qui utilisent l’ensemble de ces leviers évitent 2,1 fois plus de déchets que ceux qui se limitent au duo don + stickage. En hypermarché, cet écart est de 1,7 fois.
Le stickage : un levier renforcé par l’inflation
En deux ans, le stickage a progressé de 29%, porté à la fois par la recherche de pouvoir d’achat des consommateurs et par la volonté des magasins de préserver leur marge. Ce levier génère un chiffre d’affaires significatif, pouvant atteindre 315 000€ de CA dates courtes en hypermarché et 128 000€ en supermarché.
Pour autant, son efficacité repose sur un pilotage rigoureux. Les magasins les plus performants réorganisent leur vitrine anti-gaspi plusieurs fois par jour et arbitrent finement entre don et stickage. Une même référence peut ainsi être partagée entre les deux solutions afin d’optimiser la revalorisation, sans dégrader la marge.
Le don : un pilier toujours central
Le don reste un levier historique, particulièrement pour les rayons à forte casse. En moyenne, les magasins donnent chaque année 62 000€ de produits en supermarché et 164 000€ en hypermarché. Il demeure la solution la plus répandue pour les produits frais à DLC courte, les invendus non stickables ou les volumes importants en fin de cycle.
Au-delà de sa valeur économique, le don renforce la solidarité locale, fédère les équipes et répond à une attente sociétale forte. Selon une étude Kantar, 86% des consommateurs en France estiment que les marques doivent apporter des solutions aux enjeux environnementaux et sociétaux.
Les paniers anti-gaspi : l’allié des rayons traditionnels
Les paniers anti-gaspi affichent des performances élevées dans les magasins les plus engagés, avec 97% de taux de vente en moyenne. Ils s’imposent comme un levier complémentaire essentiel, en particulier dans les rayons traditionnels : traiteur ou boulangerie, où le don et le stickage sont plus contraints par la réglementation.
Dans un contexte inflationniste, ces paniers permettent à la fois de réduire les pertes, de générer une marge additionnelle et de répondre aux attentes de consommateurs à la recherche de produits de qualité à prix réduit.
L’alimentation animale : un débouché discret mais très efficace
Pour les produits non consommables par l’humain, l’alimentation animale constitue un débouché clé. Selon le format du magasin, elle permet d’éviter 13 à 30 tonnes de biodéchets par an et de réaliser 3 250 à 7 500€ d’économies sur les coûts de collecte et de traitement. Moins visible sur le terrain, ce levier reste essentiel pour réduire la casse nette et alléger les coûts liés aux déchets.
Tendance 3 : Les magasins labellisés ont de meilleurs performances
Lancé en 2023, le Label national anti-gaspi structure et valorise les démarches de réduction et de revalorisation des invendus. Son obtention certifie que les magasins atteignent des résultats mesurables et durables.
Le Baromètre 2025 met en évidence des écarts significatifs entre magasins labellisés et non labellisés, avec 64% de déchets évités en plus, 51% de repas sauvés supplémentaires et 53% de valeur de dons en plus. Ces différences s’expliquent par un meilleur pilotage, une mobilisation accrue des équipes et une activation complète des leviers anti-gaspi.
Phenix le leader européen de l’anti gaspi
Phenix est le leader européen de l’anti-gaspi conçu pour les entreprises. Depuis 2014, Phenix a accompagné plus de 16 000 clients, distributeurs et industriels, pour mieux piloter, réduire et valoriser leurs surplus.
Les enseignes sont accompagnées sur l’ensemble de la chaîne anti-gaspi : gestion des dons via 3 000 associations partenaires, optimisation du stickage, paniers anti-gaspi via une application utilisée par 6 millions de consommateurs, débouchés en alimentation animale et préparation au Label national anti-gaspi. Cette approche s’appuie sur plus de 10 ans d’expertise terrain, des données métier solides et un réseau de débouchés unique.
Conclusion
En 2024, la grande distribution poursuit ses engagements dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Les magasins les plus engagés atteignent en moyenne 82% de revalorisation des invendus, génèrent des gains économiques concrets – jusqu’à 430 000€ par an en hypermarché – et produisent des impacts mesurables, avec 89 000 à 220 000 repas sauvés par magasin.
Le baromètre de l’anti-gaspi révèle toutefois une forte hétérogénéité des résultats, notamment sur la casse. L’enjeu réside dans le niveau de pilotage, l’anticipation des dates, la gestion des stocks et les routines d’équipe. L’ambition en 2026 est de faire de l’excellence anti-gaspi la norme.
Dans cette checklist, découvrez comment atteindre les meilleures performances grâce à une démarche complémentaire reposant sur quatre solutions : le stickage, le don aux associations, les paniers anti-gaspi et l’alimentation animale.
Le gaspillage alimentaire représente 8% du gaspillage total en France (Eurostat 2024). Pour un supermarché, cela équivaut à 300 000€ de pertes par an, et jusqu’à 760 000€ pour un hypermarché. Depuis dix ans, les distributeurs ont fait de l’anti-gaspi un levier clé de performance économique, sociale et environnementale.
L’édition 2025 du Baromètre de l’anti-gaspi dévoile une étude exclusive menée auprès de 250 magasins en France : un état des lieux des pratiques 2024 et un guide pour transformer les invendus en opportunités.
Checklist anti gapsi. Découvrez les résultats de l’enquête :
➡️ Une meilleure maîtrise de la casse grâce à des solutions complémentaires : don, stickage, paniers, alimentation animale ➡️ Le stickage en forte progression, porté par le contexte inflationniste ➡️ Les magasins labellisés se distinguent par des performances supérieures ➡️ Les magasins les plus engagés affichent les meilleurs taux de revalorisation
À garder précieusement !
Le gaspillage alimentaire en grande distribution représente 8% du gaspillage en France (Eurostat, 2024). Les enseignes ont progressivement fait de l’anti-gaspi un enjeu opérationnel et stratégique, renforcé par l’adoption de la loi Garot en 2016. Désormais, chaque magasin s’engage et met en place ses propres leviers : les résultats prouvent qu’il est possible d’allier performance économique, opérationnelle et impact social et environnemental.
Ce baromètre est basé sur l’analyse de 253 magasins suivis par Phenix tout au long de l’année 2024 (69% supermarchés, 31% hypermarchés). Ils ont été sélectionnés pour l’exhaustivité de leurs données parmi les 2000 magasins clients de Phenix. Il dresse un état des lieux détaillé de la casse observée (taux, rayons), de sa revalorisation à travers 5 leviers et de l’impact généré : stickage, paniers anti-gaspi, don aux associations, alimentation animale et label anti-gaspi.
Ce baromètre est produit par Phenix grâce à 10 ans d’expertise terrain et de collecte de données. Leader européen de l’anti-gaspi, Phenix transforme les surplus de la grande distribution et des industriels en leviers de performance économique, sociale et environnementale.
Label anti-gaspi : quelles ont été les opportunités pour le Leclerc d’Aubenas ?
Objectif de la loi AGEC : réduire de 50% le GA d’ici 2030
Par qui le label anti-gaspi ?
Le Ministère de la Transition écologique
Avec les acteurs de la grande distribution, les associations, l’ADEME, les organismes certificateurs et des experts dans la valorisation des invendus alimentaires comme Phenix.
Pourquoi ?
Le label anti gaspi récompense les acteurs qui contribuent aux objectifs nationaux de réduction du gaspillage.
Pour qui ?
Grande distribution, métiers de bouche et grossistes.
Le label anti-gaspi en grande distribution 3 niveaux de reconnaissance :
Engagement : Prise de conscience du gaspillage alimentaire généré. Une démarche globale pour le réduire a été initiée
Maitrise : Mise en place d’une démarche de réduction du gaspillage alimentaire ciblée et engagée dans la durée
Exemplaire : Fort engagement dans une démarche de réduction du gaspillage complète et pérenne. mention spéciale
2 incontournables pour obtenir le label anti-gaspi :
DON AUX ASSOCIATIONS Il doit être la priorité dans la gestion des invendus
TAUX DE CASSE NETTE Le taux ne doit pas dépasser un certain seuil*
Le référentiel récompense les points de vente en constante progression : critères échelonnés, certification graduée, étude de l’évolution et de l’innovation.
La démarche du E. Leclerc d’Aubenas La gestion des invendus avec Phenix
Des solutions implémentées progressivement depuis 2018
6 passages asso par semaine
3 à 4 passages de récepteurs animaliers par semaine
200 paniers surprise vendus par mois et 91% de taux de revente.
L’impact de la démarche Social et environnemental
Meilleure image auprès de la clientèle
Fidélisation des clients sur les paniers
Sensibilisation des équipes sur l’ensemble de la démarche : de la commande à la gestion des invendus