Le gaspillage alimentaire touche toutes les étapes de production, transformation et commercialisation des produits entre le champ et l’assiette. Personne n’y échappe, pas même ceux avec les processus que l’on pense les plus optimisés. Résultat, ⅓ de la production mondiale est gaspillée avant même d’être consommée. Chez les industriels, nous avons identifié que la majorité des pertes (21%) surviennent pendant la transformation.


Un fardeau de plus quand on sait le nombre de problèmes auxquels ils sont déjà confrontés. Augmentation des charges liés au traitement des déchets, évolution du coût des matières premières, stabilité internationale fluctuante. Nous étudierons, dans cet article, le cas de deux géants de l’agroalimentaire qui ont décidé de réagir significativement face à la problématique du gaspillage.

La problématique des industriels

De petits changements pour de grands impacts

Quand on est un mastodonte de l’industrie alimentaire, changer un processus demande beaucoup de temps, d’efforts et de moyens. Surtout lorsque l’on est conscient que notre système n’est pas le plus optimisé mais que l’on ne connaît pas de meilleur. Pourtant, même de petites pertes ont un effet boule de neige qui se répercute sur de nombreux pôles de l’entreprise. La main-d’œuvre, l’acheminement des ressources, l’énergie des machines et des locaux (électricité, gaz, eau), les emballages, la gestion des déchets, tous viennent rajouter des coûts supplémentaires au coût initial de la matière première.

On pourrait détailler sur de nombreux paragraphes les problèmes liés aux erreurs d’étiquetage, aux productions éphémères ou saisonnières, aux demandes anticipées qui diffèrent de la demande réelle, mais vous l’aurez bien compris, les pertes de marchandises liées au surplus de stock peuvent survenir pour de nombreuses raisons. Fort heureusement, nous savons les identifier. Il ne reste qu’à trouver le système idéal pour les valoriser, et là aussi, sans accompagnement, le chantier peut être délicat.

La gestion des surplus de stock par le don

Les industriels ont bien identifié le potentiel du don. Faire une bonne action tout en défiscalisant une partie de ce que l’on donne. Pourtant, la plupart sont encore loin d’avoir un système parfaitement optimisé. Avant de faire appel à Phenix, Coca-Cola European Partners employait une personne à plein temps chargée de faire l’intermédiaire entre les associations et la logistique. Un véritable casse-tête pour l’employé qui n’avait pas les bons outils à disposition, mais également un coût supplémentaire pour l’entreprise. De quoi offrir un résultat qui n’était pas à la hauteur de leurs exigences.

Malheureusement, le manque d’outils n’est pas la seule raison au dysfonctionnement des gestions en interne. D’autres entreprises ont fait le choix d’intégrer la gestion du don aux missions de différents pôles. Généralement, les services RSE ou le département logistique. Ces derniers, déjà bien chargés, n’ont souvent pas le temps suffisant pour s’y consacrer pleinement. En effet, cela demande un travail de collecte d’informations important pour s’assurer du bon déroulement des opérations. Les quantités données par les industriels sont souvent très volumineuses. Il faut donc étudier la structure de la chaîne logistique des assos, ainsi que de se renseigner sur leur capacité de stockage. Une communication permanente est également nécessaire pour s’assurer de la présence des bénévoles lors des réceptions.


Autrement dit, une formation et une sensibilisation des équipes à cette problématique sont indispensables pour mener à bien cette mission. Ce besoin d’expertise et d’accompagnement est l’une des raisons qui poussent les industriels à se tourner vers un prestataire externe spécialisé dans la gestion des invendus.

Externaliser le don, quels avantages ?

Avant 2016, cette activité était 100% gérée en interne par les industriels qui le pratiquaient. Ce n’est qu’à partir de l’instauration de la Loi Garot que l’on voit les choses changées. En 2020, on recensait plus de 15% d’entre eux qui étaient passés sous un modèle de gestion externalisé.

Coca-Cola European Partners a fait appel à Phenix dès 2016. L’objectif pour eux était de trouver un partenaire extrêmement professionnel avec de grosses capacités logistiques pour gérer les volumes de dons importants de l’entreprise. L’important réseau d’associations permet aujourd’hui de rediriger toutes ces donations vers les bonnes personnes. Pour Coca-Cola c’est également l’assurance de répondre à un cahier des charges complexe, le tout dans une relation de confiance avec 1 interlocuteur physique unique et très réactif.

Le Groupe Mars PetCare trouve quant à lui sa satisfaction dans le fait de pouvoir gérer le don de centaines de palettes de façon structurée et professionnelle.

Phenix est également d’une grande aide dans la communication entre Mars et les bénéficiaires. Le groupe peut désormais franchir le cap géographique qui le limitait auparavant, en livrant désormais des camions entiers en dehors de leurs zones traditionnelles à de nouvelles associations.

Ces deux grands industriels saluent la qualité de l’interface professionnelle qui leur permet une gestion fluide, structurée et simplifiée de leur travail. Un gain de temps considérable pour les salariés qui peuvent désormais consacrer leur temps à leurs missions principales.

Résultats

De janvier 2020 à Septembre 2021, Coca-Cola European Partners et Phenix ont traité 1.016 tonnes de produits. Ce qui représente 4.901.124 bouteilles distribuées à 90 associations et hôpitaux récepteurs. On comptabilise près de 2 millions d’euros de don pour ce partenaire.

Mars, qui a commencé à travailler avec Phenix à partir de 2019, compte 7 campagnes couronnées de succès. Ces opérations ont permis à 30 associations de recevoir 2,7 millions d’équivalents repas. Cela représente 985 équivalents palettes pour 565.788€ de dons.

Des performances qui ne passent pas inaperçues et souvent valorisées dans d’importants médias. Un nouvel axe de communication et une opportunité immense pour ces entreprises de s’offrir une image de marque à la hauteur des nouvelles attentes de consommateurs.