Europe : la défiscalisation, un levier contre le gaspillage

Selon Eurostat, 72 millions d’européens vivent sous le seuil de pauvreté relative en 2020. De plus, suite aux effets de la crise liée au Covid-19, l’inflation, l’augmentation du prix des matières premières, de l’immobilier… Les associations craignent une future explosion du nombre de bénéficiaires. António Guterres, secrétaire général de l’ONU, alarme les gouvernements sur la nécessité de prendre des « mesures extraordinaires pour lutter contre la pauvreté ». Partout en Europe, le nombre de bénéficiaires ne cessent d’augmenter. La défiscalisation est un un outil utilisé par les gouvernements afin de favoriser le recours au don pour lutter contre la précarité. Voulu comme un véritable levier économique pour les entreprises. Les acteurs sont encouragés à avoir un impact sociétal positif tout en menant des démarches anti-gaspi économiquement viables.

💸 La défiscalisation, un levier pour encourager le don en Europe

L’incitation fiscale dynamise la lutte contre le gaspillage

L’institut de politique de Harvard a mené une étude sur les avantages d’une éventuelle incitation fiscale en Virginie*. Cette dernière compenserait les défis logistiques du don, soutiendrait l’économie agricole locale, renforcerait les liens entreprises-consommateurs et faciliterait l’accès à une alimentation saine pour la population locale.

On retrouve des conclusions similaires dans l’étude KPGM sur l’instauration d’une incitation fiscale en Australie, ayant pour principal objectif de réduire le gaspillage alimentaire**. Elle soutiendrait les producteurs, les fabricants et d’autres prestataires de services qui s’engagent dans la lutte contre le gaspillage et la pauvreté en Australie. Une économie indirecte pourrait en résulter, créant ainsi des emplois et stimulant des activités et services de soutien.

Quelques exemples de défiscalisation en Europe

🇫🇷 La France propose aux entreprises une défiscalisation des dons allant jusqu’à 60% de la valeur des donations effectuées à des associations, à hauteur de 0,5% du CA de l’entité juridique, reportable pendant 5 ans. Historiquement, la France est en avance sur les questions du gaspillage. En 1988, la loi Coluche est votée et élabore un système d’incitation fiscale pour encourager le don d’invendus aux associations.

En savoir plus avec notre article sur la défiscalisation !

🇩🇪 L’Allemagne propose une déduction fiscale à hauteur de 10 % du bénéfice imposable de l’entreprise ou de 2% du CA des salaires versés au cours de l’année, de même pour la Pologne et l’Autriche.

🇦🇹 Dans le cas de l’Autriche, si la majorité des cantons ont fixé le plafond à 10%, dans le canton d’Argovie, de Thurgovie et de Zurich, il monte jusqu’à 20% tandis que le canton de Fribourg l’a fixé à 5%.

🇪🇸 En Espagne, d’après l’article 20 de la loi 49/2022, la réduction est de 35% de la valeur du don, plafonnée à 10% de l’assiette imposable. De plus cette réduction peut monter jusqu’à 40% si les dons concernent des programmes catégorisés comme prioritaires selon la loi de finance de l’année. La nouvelle loi qui entrera en vigueur en Espagne le 2 janvier inclut aussi une exonération de TVA sur leurs dons.

🇳🇱 Les Pays-Bas sont souvent cités en exemple car 100% du don est déductible si les produits ne peuvent pas être vendus, la limite du don étant de 50% du bénéfice annuel ou de 100 000 euros.

Renforcer ses engagements RSE

Le don représente ainsi une solution de gestion des invendus financièrement positive, et capable de renforcer les engagements en termes de Responsabilité Sociétale et Environnementale. En effet,  la Commission Européenne a défini en 2011 le fait que les entreprises devaient intégrer dans leurs activités commerciales des préoccupations sociales et environnementales.  La France a transposé cette mesure européenne dans son cadre juridique définissant les champs d’action par lesquels les professionnels peuvent s’engager.

🎙 Éclairage de notre experte en Espagne 🇪🇸

🇪🇸 “L’Espagne est le treizième pays de l’UE à gaspiller le plus de nourriture par habitant, soit 176 kilos par habitant chaque année. Cela représente environ 18% de sa nourriture totale. Les distributeurs alimentaires perdent entre 1 et 3% de leur chiffre d’affaires annuel à cause du gaspillage alimentaire. Par conséquent, s’ils revalorisaient leurs produits avec Phenix, ils récupéreraient non seulement les coûts, mais réduiraient également leurs déchets. De plus, une nouvelle loi sera mise en œuvre en Espagne le 2 janvier 2023 établissant une hiérarchie des priorités lors de la gestion des déchets alimentaires. Cette hiérarchie donne la priorité à l’approvisionnement alimentaire pour les humains et doit être suivie par toute la chaîne alimentaire. De plus, les entreprises ne sont désormais plus tenues de payer des impôts lorsqu’elles donnent de la nourriture à des organismes à but non lucratif ou à des banques alimentaires.”

Noelia Gómez, Communication et Marketing manager, Espagne

🎙 Le mot de la fin 🇪🇺

Dans cette série de 4 articles, on a dressé un panorama des différentes actions menées en Europe. Que ce soit des associations, des entreprises ou des gouvernements, chacun peut à son échelle s’engager dans la lutte et être porteur de solution. Et dans les autres régions du monde ? Le gaspillage est un problème global, qui touche spécifiquement les pays du Nord comme les Etats-Unis. 

« Les citoyens des pays à l’Ouest de l’Europe sont particulièrement matures sur les enjeux du gaspillage, et les Etats sont liés par des obligations communes dans le cadre de la stratégie Farm to Fork. De l’autre côté de l’Atlantique, les Américains commencent à prendre le taureau par les cornes. L’enjeu est de taille : avec 36 millions de tonnes de denrées détruites chaque année, dont 43% par le consommateur, Oncle Sam ne peut rêver d’un monde sans gaspillage si les mentalités des consommateurs ne changent pas »

Jean Moreau, Chief Executive Officer chez Phenix, France

Article 4/4

* Creating a Tax Incentive for Food Donation in West Virginia – Steven Xie, law student ; Ona Balkus, Senior Clinical Fellow, Havard Food law and Policy Clinic – 20 Janvier 2016

** A National Food Waste Tax Incentive – Boosting food relief through Australia’s tax system – KPGM – 30 septembre 2020

Notre précédent article sur l’engagement des gouvernements contre le gaspillage !

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Europe : quand les gouvernements s’engagent contre le gaspillage

“ll est très probable qu’un plus grand nombre de personnes devra faire appel à l’aide alimentaire en 2022.” C’est la conclusion de la Fédération Belge des Banques alimentaires dans son rapport annuel de 2021. La guerre en Ukraine est en partie responsable de ces prévisions. Avec d’un côté la crise de l’énergie et de l’autre l’arrivée de réfugiés ukrainiens, la demande d’aide alimentaire va augmenter avec le nombre de bénéficiaires

Dans nos précédents articles, nous avons eu l’occasion de s’intéresser à des organismes et des entreprises luttant contre le gaspillage alimentaire en Europe. En effet, sauver de la destruction des biens de consommation encore utilisables permet de répondre aux besoins de première nécessité de milliers de personnes dans la précarité. Aujourd’hui nous nous intéressons aux gouvernements qui s’engagent !

Quand des gouvernements européens se mobilisent contre le gaspillage

A l’heure actuelle, déjà 4 pays européens ont adopté des lois contre le gaspillage alimentaire : La France, la Roumanie, l’Italie et le Portugal.  Quatre de ces pays incluent dans leurs textes des avantages fiscaux pour les magasins luttant contre le gaspillage par le don et incitent à vendre en promotion les produits qui approchent de leurs dates d’expiration.

La loi Française, la plus complète en Europe dans la lutte contre le gaspillage alimentaire

🇫🇷En France, depuis 2016, la loi Garot interdit aux distributeurs alimentaires de rendre impropres à la consommation des invendus qui peuvent encore être consommés et incite les professionnels à faire don des surplus à des associations d’aide alimentaire. Ils doivent pour cela encadrer leurs dons en établissant une convention signée par les deux parties. Ces dons donnent droit à une défiscalisation pour inciter les professionnels à agir.

En savoir plus les conditions de défiscalisation dans notre article !

En 2020, la loi AGEC a étendu ces obligations de non destruction aux industriels et producteurs de l’agroalimentaire. Ce texte de loi franchit un nouveau palier en interdisant la destruction des invendus non alimentaires. Il entre en vigueur le 1erjanvier 2022 pour les produits couverts par une filière à Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Les autres secteurs auront jusqu’au 31 décembre 2023 pour s’adapter à ces nouvelles mesures qui poussent les professionnels vers d’autres voies de valorisation et de réemploi comme le don.

Parallèlement à un système de défiscalisation des dons d’invendus, la Roumanie a également instauré un système d’amende allant de 200 à 2000 euros pour les supermarchés qui ne respectent pas la loi. Elle les pousse à faire des promotions sur leurs produits en fin de vie et à les réemployer pour la consommation animale, pour en faire du compost ou encore du biogaz.

D’autres exemples de lois initiées par les gouvernements

🇮🇹 Assez similaire à la loi française, la loi italienne Gadda  souhaite rendre flexible les réglementations concernant le don d’aliments sur son territoire. Le texte de loi clarifie certaines définitions comme par exemple celle  de la date de durabilité minimale, en précisant qu’un produit peut être donné au-delà de cette date si ses conditions de stockage ont été respectées.  Une série de solutions sont proposées comme par exemple pousser les municipalités à instaurer une réduction de la taxe sur les déchets pour les organisations qui font du don.

🇵🇹Le Portugal, dans sa loi approuvée le 21 juin 2021 à l’Assemblée de la République, charge le gouvernement de mener une enquête auprès de différents acteurs de la chaîne alimentaire. L’issue de cette enquête aboutira à la construction d’un rapport de la Commission Nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’organisation d’un débat public sur la base de ce travail. De plus, pour les entreprises de plus de 250 employés ou/et ayant une bénéfice brut supérieur à 50 millions d’euros par an, le don des surplus sera obligatoire.

🇪🇸L’Espagne, de son côté, réfléchit actuellement à l’élaboration d’une loi, prévue pour le 2 Janvier 2023. Similaire à celles déjà existantes dans d’autres pays, elle établit une hiérarchie de priorités, impliquant les différentes filières alimentaires. Dans un premier temps la priorité est  le don aux associations, ensuite la revalorisation des invendus en les transformant en jus, confiture ou crème. L’utilisation des invendus pour l’alimentation animale ou la production de biogaz ou autres types de carburant arrive dans un troisième et dernier temps. Les infractions à cette loi mèneront à des amendes pouvant monter jusqu’à 150.000€.

🇧🇪 En Belgique, les efforts sont localisés. Certaines villes établissent des règles pour lutter contre le gaspillage alimentaire : à Herstal, certains supermarchés ont interdiction de jeter leurs invendus. Dans cette ville de 40 000 habitants de la banlieue de Liège, ces magasins doivent donc faire don de leurs surplus, au risque de perdre leur permis d’environnement, obligatoire en Wallonie pour exploiter une entreprise.

Toutes ces lois ont surtout la vocation commune de sensibiliser les différents acteurs sur la notion du gaspillage alimentaire et d’encourager les bonnes pratiques.

L’ONU et la Commission européenne, les guides de la stratégie contre le gaspillage

Dans sa résolution 74/209, l’ONU déclare le 29 septembre 2019 comme étant la journée internationale de sensibilisation aux pertes et au gaspillage alimentaire. Ce fut aussi l’occasion de rappeler la résolution 70/01 du 25 septembre 2015, “Transformer notre monde : Le Programme de développement durable à l’horizon 2030” et la volonté de réduire de 50% le gaspillage alimentaire d’ici 2030. Le Parlement européen s’est fixé le même objectif le 16 mai 2017. Le 5 juillet 2021, la Commission européenne a présenté un code de conduite pour des pratiques commerciales et marketing responsables et durables dans le secteur alimentaire. S’inscrivant dans la stratégie “de la ferme à la table” établie en mai 2020, ce texte inclut parmi ses 7 objectifs la prévention et la réduction du gaspillage alimentaire.

Des plans nationaux pour réduire le gaspillage

Suivant les déclarations de l’ONU et du Parlement européen, des pays comme l’Allemagne, la Norvège, la Suisse, les Pays-Bas ou encore le Danemark, se sont engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire en mettant en place des plans nationaux.

L’Allemagne a ainsi déclaré vouloir réduire son gaspillage de moitié d’ici 2030, dans son plan national de lutte contre le gaspillage alimentaire publié en février 2019. Les Pays-Bas se sont fixés le même but en 2018. Même chose pour la Belgique, où la Wallonie, la Flandre et Bruxelles ont chacune établi un plan régional afin d’atteindre cet objectif. Une démarche également effectuée par la France en 2013 avec Le Pacte National de lutte contre le gaspillage alimentaire signé par le gouvernement et les acteurs de la filière alimentaire. Il a pour ambition de réduire le gaspillage de 50% d’ici 2025. Le Danemark souhaite, quant à lui, recycler 50% des déchets des foyers en 2022, comme décrit dans son plan “le Danemark sans déchet » et le gaspillage alimentaire fait partie des solutions envisagées pour atteindre cet objectif. 

La sensibilisation, au coeur des actions des gouvernements

🇳🇱 Les gouvernements cherchent aussi à sensibiliser les professionnels au gaspillage alimentaire. Le Ministère de l’Agriculture, de la Nature et de la Qualité alimentaire des Pays-Bas a lancé No Waste Network, une plateforme qui recense des initiatives inspirantes d’entreprises de différents secteurs afin de guider les professionnels qui réfléchissent à se lancer dans l’aventure anti gaspi.

🇬🇧 On note que la sensibilisation auprès des ménages se situe au cœur des actions gouvernementales de certains pays comme au  Royaume Uni . La campagne « Love Food Hate Waste » initiée en 2007 dans le cadre du Waste and Resources Action Programme (WRAP)  alerte les ménages sur les causes et les conséquences du gaspillage alimentaire. Ce ne sont pas les seuls à vouloir changer durablement les comportements du quotidien. En Allemagne, le ministère fédéral de l’Alimentation et le ministère fédéral de l’Agriculture ont initié le mouvement “Zu gut für die Tonne” (Trop bon pour la poubelle) qui donne des conseils aux consommateurs pour réduire le gaspillage, notamment sur la différenciation entre DLC et DDM.

Un dispositif européen pour aider les plus démunis

🇪🇺Tous ces gouvernements peuvent compter sur le dispositif du Fond Social Européen d’Aide aux Plus Démunis (FEAD) créé par la commission européenne souhaitant se saisir de la problématique de la précarité alimentaire dans le cadre du règlement (UE) n°223/2014. Le FEAD s’inscrit dans la continuité du Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) favorisant la redistribution à des associations partenaires des surplus agricoles issus de la Politique Agricole Commune (PAC).  Depuis le 24 juin 2021, le FEAD a intégré le Fond Social Européen plus (FSE + 2021-2027) afin de faciliter sa gestion. Il permet notamment de financer des achats de nourriture, de vêtements, de savon ou autres biens de première nécessité et de favoriser l’insertion sociale en aidant des personnes en situations de précarité à trouver un emploi.

En savoir plus sur le FEAD grâce à notre article !

Eclairage de notre expert phénix de Belgique 🇧🇪


🇧🇪 “Avec
345 kg de nourriture gaspillée sur toute la chaîne par personne et par an, la Belgique fait partie des pires élèves en matière de gaspillage alimentaire. Même si les différents gouvernements ont décidé qu’il fallait réduire le gaspillage alimentaire de 30% d’ici 2025, il n’existe actuellement aucune loi qui encourage les dons ou pénalise le gaspillage ou la destruction de nourriture comme c’est le cas en France. Chez Phenix, nous pensons que suivre l’exemple de pays comme la France et mettre en place ce type de lois est une étape essentielle dans la lutte contre le gaspillage alimentaire ici en Belgique.”

Valérie Gorreux, Communication and Marketing manager, Belgium 🇧🇪

La semaine prochaine, nous aborderons la question de la défiscalisation dans le dernier article de ce dossier sur l’Europe ! 💸

Article 3/4

Notre précédent article sur les entreprises qui innovent contre le gaspillage !

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Le FEAD, un dispositif européen d’aide aux plus démunis

“Le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) est resté la principale source d’approvisionnement en 2021, avec 31 % du total” déclare la Fédération Belge des Banques Alimentaires dans son rapport annuel 2021. Cependant, même si cela demeure un volume important, ces aides ont baissé par rapport à l’année précédente.

Mais en quoi consiste ce fond ? Quel est son objectif et comment fonctionne t-il ? Qu’est ce que le FSE  et quel est son impact dans la gestion du FEAD ?
Les réponses à vos questions dans cet article sur ce dispositif européen !

Le Programme Européen d’Aide au Plus Démunis (PEAD), grand frère du FEAD

En 1987, la Commission Européenne se saisit de la question de la précarité alimentaire et crée le programme Européen d’Aide au plus Démunis (PEAD). L’idée est de redistribuer les surplus de la production agricole issus de la Politique Agricole Commune (PAC) à des associations partenaires. Mais en vue de la baisse de ces surplus, le PEAD est remplacé en 2014 par le Fond Européen d’Aide Aux Plus Démunis (FEAD) dans le cadre du règlement (UE) n°223/2014 afin de créer un fond dédié à l’aide alimentaire. 

Le FEAD, un instrument d’aide à la stratégie

Ce fond, en plus de son prédécesseur, soutient non seulement l’achat et la redistribution de denrées alimentaires, mais aussi l’achat de vêtements, savons, ou autres biens essentiels. Le FEAD peut aussi financer des actions pour favoriser l’insertion sociale comme des services de conseil pour accompagner les personnes en situation de précarité dans leurs recherches d’emploi, dans l’apprentissage… Conçu comme un instrument d’aide à la stratégie, la FEAD rassemble plus de 3,8 milliards d’euros pour la période 2014-2018, et fait le lien entre différents acteurs comme les États et les associations partenaires.

Le FEAD, des crédits pour soutenir des associations

Chaque pays décide de l’utilisation de ces crédits pour soutenir des associations en finançant leurs achats en denrées ou leur coûts logistiques. Pour bénéficier de ces fonds, chaque pays doit en contrepartie participer au moins à 15% du coût du programme national qu’il présente à la FEAD. Ils présentent leur programme d’utilisation des crédits de la FEAD à la commission européenne, qui le vérifie et le valide. 

Des associations choisies par les gouvernements et reconnues d’utilité publique

Les pays choisissent les associations à but non lucratif qui pourront utiliser ses fonds. Le choix de ces associations partenaires reposent sur leur capacité d’application des règles européenne, de stockage, de distribution des denrées, d’accompagnement des bénéficiaires… Ces associations ont des obligations de suivis, de communication et de traçabilité vis-à-vis du programme.

Le FSE, une nouvelle gestion des fonds d’aides qui divise

Le 24 juin 2021, le règlement (UE) 2021/1057 de la Commission Européenne crée le Fond Social Européen plus (FSE+ 2021-2027) qui regroupe plusieurs fonds dont le FEAD. Cette fusion pose de nombreuses questions sur l’importance accordée aux plus démunis. En effet, le FEAD se retrouve noyé parmi d’autres axes de travail comme la jeunesse avec l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (IEJ) ou encore la santé, au risque de se voir affaibli.

🎙 Les associations bénéficiaires de ces fonds s’inquiètent. Selon Sébastien Thollot, secrétaire national du Secours Populaire : « La fusion du FEAD dans un autre budget, comme le FSE […] lui ferait perdre à la fois la spécificité, son autonomie et toute possibilité de pilotage. »
De son côté, la Fédération Belge des Banques Alimentaires déclare que  » Les perspectives à partir de 2024 nous donnent très peu d’espoir, car dans le cadre du nouveau budget européen FSE+, les autorités belges prévoient que le budget sera pratiquement réduit de moitié par rapport à 2022 et 2023″.

Le FSE semble cependant conserver les objectifs et la ligne directrice du FEAD, cette fusion ayant pour but de faciliter le dispositif et de simplifier la gestion des fonds.

🎙 Pour Clément Beaune, les efforts pour lutter contre la précarité ont été renforcés de 50% depuis la pandémie. En avril 2020, Dans le cadre du paquet « Initiative d’Investissement plus en réaction du coronavirus » (CRII+), la commission a assoupli le dispositif en y apportant plus de flexibilité et de liquidité, afin de donner une plus grande marge de manœuvre aux pays au vu de l’augmentation croissante des demandes d’aide.

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Comment les Laiteries H.Triballat Rians valorisent leurs invendus grâce à l’application Phenix ?

Pour donner une seconde vie à leurs invendus, les Laiteries H.Triballat Rians ont mis en place des solutions complémentaires parmi lesquelles la vente de paniers anti-gaspi via l’application Phenix. Ce mode de valorisation, adapté aux produits en dates courtes ou même issus d’essais de production, a permis d’éviter le gaspillage et de nourrir la croissance de marque en touchant de nouveaux consommateurs.

Mobilisées dans la réduction des pertes et gaspillages, les Laiteries H.Triballat Rians gèrent et ajustent les ventes chaque jour via un outil statistique permettant de générer très peu d’invendus. Malgré tout, en moyenne 0,5% des volumes produits ne parviennent pas au client prévu initialement. Ces derniers sont valorisés via des solutions complémentaires comme les circuits courts (magasins ou épiceries de destockage), la distribution à des banques alimentaires locales et la filière alimentation animale pour les co-produits comme le petit lait d’égouttage des fromages et faisselles. Enfin, une partie est vendue dans les boutiques de la marque au bénéfice des consommateurs locaux.

Retrouvez l’intégralité du témoignage

Par ailleurs, l’accompagnement de Phenix a permis aux Laiteries de valoriser leurs produits non commercialisables, suite à des essais de production ou des dates courtes, en les vendant à petits prix via l’application mobile. Les utilisateurs de l’application proches des boutiques des sites de production ont alors, grâce à un outil de géolocalisation, reçu une notification pour les ventes exceptionnelles des Laiteries H.Triballat Rians. 

Résultats :

  • les Laiteries enregistrent un chiffre d’affaires supplémentaire
  • elles gagnent en visibilité sur l’application Phenix qui compte plus de 3,5 millions d’utilisateurs
  • les employés et les clients apprécient l’engagement des Laiteries

Un bilan très positif, qui a suscité beaucoup d’engagement en interne. Et en tant que cheffes de projet, nous sommes également ravies, avec Maryse Guyot, la Directrice Achats, de la collaboration que nous avons avec Phenix, qui se pose réellement en partenaire – Phenix est très flexible dans son approche, partage les bonnes pratiques, est force de proposition pour réaliser des évènements et faire connaître notre démarche.

Virginie Terrier

Responsable Marketing France – Rians Triballat

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Europe : des entreprises innovantes et inspirantes luttent contre le gaspillage !

Selon le rapport DrawDown de 2020 et le rapport du GIEC publié le 4 avril 2022, réduire le gaspillage alimentaire est l’une des trois principales solutions pour lutter contre le réchauffement climatique. De plus, sauver des biens de consommation de la poubelle, c’est aussi apporter de l’aide à des milliers de personnes vivant dans la précarité.

Peu à peu, ces enjeux s’inscrivent dans les stratégies et le fonctionnement des entreprises, en quête d’un modèle plus durable.
Dans cet article, nous allons mettre en lumière des entreprises en Europe pour qui la diminution des pertes et gaspillages est une raison d’être.

💪 En Europe , on se bouge contre le gaspillage !

Notre précédent article se concentrait sur des organismes et des mouvements qui mettent en place des solutions pour réduire le gaspillage alimentaire. Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur des entreprises qui innovent pour lutter contre ce fléau.

Notre article sur les organismes et les mouvements qui s’engagent !

Les entreprises s’engagent dans la lutte contre le gaspillage

Face au gaspillage alimentaire, certaines entreprises ont trouvé une solution : revaloriser les invendus et leur donner une seconde vie.

🇳🇱 Surplus Food Factory, aux Pays Bas, récupère des produits rejetés par l’industrie alimentaire pour leur donner une seconde vie en faisant des sauces et des soupes. Elle met également un point d’honneur à recruter dans ses équipes des personnes victimes d’inégalités et éloignées du marché de l’emploi.

🇳🇱 Toujours aux Pays-Bas, le partenariat d’entrepreneurs Verspilling is Verrukkelijk (Waste is delicious) redonne de la valeur à des aliments destinés à finir à la poubelle. Ces entreprises réfléchissent à des solutions créatives pour transformer les produits en fin de vie. Thé glacé, pain, biscuits, confiture… Verspilling is Verrukkelijk propose une large gamme de produits anti-gaspi !

🇪🇸 Grâce à ses boîtes de fruits et de légumes imparfaits (mais délicieux !), l’entreprise espagnole Takual permet d’accéder à des produits frais et locaux à prix réduits. Livrés directement au domicile du client, les aliments proviennent des surplus d’agriculteurs locaux. Toujours dans une démarche positive et durable, les boîtes de Talkual sont biodégradables.

Toujours dans cette démarche de revalorisation, certaines entreprises en Europe innovent et utilisent les nouvelles technologies pour mettre en place des solutions digitales et connectées pour lutter contre le gaspillage.

L’essor des start-up de foodtech en Europe

🇫🇷🇩🇪La plateforme franco-allemande Choco facilite la communication entre les restaurants et les fournisseurs. Le gaspillage alimentaire dans le secteur provient notamment du manque de flexibilité dans la relation, dû à la multiplicité des contacts, au manque de digitalisation… Choco optimise les échanges, les accélère et évite ainsi le gaspillage alimentaire.

🇬🇧 Basée à Londres, l’application Olio connecte les voisins entre eux. Des aliments proches de leur date de péremption, un frigo à vider avant de partir en vacances… Les utilisateurs ont juste à prendre en photo l’article en question et poster une annonce sur la plateforme. Le ramassage s’organise ensuite via la messagerie privée. De plus, l’application permet de proposer des articles non alimentaires !

🇳🇱Toujours plus d’innovations avec la start-up néerlandaise Orbisk qui a élaboré une caméra scannant les déchets dans les restaurants. Ce dispositif permet rétrospectivement un meilleur ajustement lors des achats, et donc une réduction du gaspillage alimentaire !

🇫🇷 D’origine française, la start-up Phenix, grâce à son éventail de solutions humaines et digitales, guide les professionnels de la grande consommation, distributeurs industriels grossistes vers le zéro déchet ! En optimisant le don aux associations caritatives et la traçabilité des produits, elle donne aux magasins et industriels des outils pour développer leur engagement anti-gaspi. La start-up présente dans cinq pays d’Europe, donne aussi aux consommateurs des moyens de s’engager dans la lutte contre le gaspillage en achetant à petit prix des invendus proposés par des commerces engagés via l’application mobile Phenix.  

En savoir plus sur les solutions anti-gaspi!

Selon la plateforme d’analyse App Radar, c’est près de 14 millions de nouveaux utilisateurs qui ont téléchargé des applications anti-gaspi ces 12 derniers mois en Europe. L’engouement autour de ces applications s’explique en partie par la volonté de faire des économies, surtout depuis la crise de la covid 19. Par ailleurs, la pandémie a amené les consommateurs à une prise de conscience quant à leur style de vie et à être plus attentifs aux différents enjeux du gaspillage alimentaire. Plus d’un Français sur deux exprime le désir de voir les enseignes améliorer leurs actions pour lutter contre le gaspillage (étude Phenix 2021*). C’est un combat central pour les sujets écologiques et solidaires prenant une place de plus en plus importante dans le contexte européen.

Les résultats de notre étude avec YouGov !

🎙 Éclairage de notre expert Phenix en Italie 🇮🇹

🇮🇹 “Comme nous le savons tous, la nourriture joue un rôle crucial dans notre culture. Pourtant, les Italiens ont encore beaucoup à apprendre pour éviter le gaspillage alimentaire. Selon une étude récente menée par la Fondation Barilla, chaque Italien produit 65 kg de déchets par an, soit environ 7 kg de plus que la moyenne européenne – qui s’élève à 58 kg.

D’un point de vue juridique, l’Italie doit encore retrousser ses manches. Contrairement à d’autres pays comme la France – où le gouvernement semble être très attentif – la seule loi réglementant la matière a été votée en 2016 et, bien que son efficacité soit concrète, beaucoup plus pourrait être fait.

Grâce à notre approche globale, chez Phenix, nous voulons renverser la vapeur et aider tous les Italiens à adopter un comportement intègre et à aborder cette question de la bonne manière. »

Simone Iumiento, Communication and marketing manager, Italy 🇮🇹

La semaine prochaine, nous nous concentrerons sur les gouvernements européens et leurs actions pour lutter contre le gaspillage ! ⚖

Article 2/4

* Sondage en ligne réalisé par Phenix avec YouGov, auprès de 1008 personnes représentatives de la population française

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Europe : organismes et mouvements engagés contre le gaspillage

Selon Clément Beaune, Secrétaire d’État chargé des Affaires Européennes, la pandémie liée à la Covid 19 a amené l’Union Européenne à réaffirmer des valeurs de solidarité. Près de 7% de la population européenne ne mange pas à sa faim en 2020​​.*

Face à l’explosion du besoin en aide alimentaire en Europe, la lutte contre le gaspillage apparaît comme un levier d’action positif. Sauver de la destruction des biens de consommation encore utilisables permet de répondre aux besoins de première nécessité de milliers de personnes dans la précarité. 

La lutte contre les pertes et gaspillages est un enjeu majeur pour le secteur de la grande consommation. Pour y faire face, des acteurs européens essayent d’y répondre à différentes échelles : dispositif européen, gouvernements, associations, entreprises, mouvements de consommateurs…

Ils mettent en place des solutions contre le gaspillage, porteuses de solidarité. Rien qu’en France, le secteur de la grande distribution génère près de 1,4 million de tonnes de gaspillage alimentaire d’après l’ADEME

La création de fonds européens, de lois, la mise en place de plans d’actions gouvernementaux et d’initiatives locales et entrepreneuriales permet de valoriser les invendus de la grande distribution, des industriels, des producteurs et des grossistes.

Au fil de 4 articles, nous allons dresser un panorama des différentes actions menées en Europe. À travers différentes thématiques, nous aborderons plusieurs leviers d’action contre le gaspillage : des initiatives d’associations et d’entreprises, la mobilisation des gouvernements européens et la défiscalisation.

Pour débuter cette série, découvrez les initiatives anti-gaspi d’associations, de mouvements de consommateurs et d’entreprises qui s’engagent dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

💪 Ici, on se bouge contre le gaspillage !

Plusieurs organismes en Europe se mobilisent contre un ennemi commun : le gaspillage alimentaire. Ils portent des initiatives et proposent des solutions qui leurs sont propres, en voici quelques exemples.

Des organismes européens qui s’engagent et qui éduquent  

🇬🇷L’organisation non gouvernementale grecque Boroume, fondée par Xenia Papastavrou, apporte des solutions en organisant des programmes sur plusieurs fronts : élaboration du « Farmer’s Market » un programme éducatif pour faciliter le don de produits frais à des associations ; facilitation du recours au don en créant du lien entre des magasins, des groupes de voisins et des associations.

🇷🇴De la même manière, l’association roumaine Food Waste Combat, initiée dans la ville de Cluj-Napoca, est impliquée dans la lutte anti-gaspi. Son mantra est « Educate and Share » avec un objectif principal : informer le grand public sur les enjeux du gaspillage alimentaire. Elle anime des ateliers dans des écoles et des entreprises et a mis en place, avec l’ONG Clujul Sustenabil, des cours de Respect des Ressources (RPR), enseignés dans les écoles à la rentrée 2021-2022. 

🇪🇸 L’organisation à but non lucratif espagnole Espigoladors (Les glaneurs) repose, comme son nom l’indique, sur l’activité du glanage. Avec l’accord des producteurs, les membres de l’association récupèrent les fruits et légumes rejetés du circuit commercial pour ensuite les redistribuer à des associations. En plus de bâtir un modèle durable et de réduire le gaspillage, Espigoladors génère des opportunités pour les personnes en risque d’exclusion sociale.

🇮🇪 Food Cloud, ONG irlandaise, propose une solution sociale et économiquement viable, en reliant les entreprises qui ont des surplus alimentaires et les associations caritatives grâce à une plateforme logicielle. L’organisation travaille avec de nombreuses enseignes comme Tesco et échange avec plus de 250 associations

Ces solutions sont inspirantes pour bon nombre d’acteurs en Europe qui souhaiteraient s’engager contre le gaspillage alimentaire. Partager ce type d’initiatives est d’ailleurs le principal objectif des mouvements de consommateurs et d’entreprises. 

Des mouvements en Europe pour faire changer les mentalités

🇵🇹Au Portugal, le mouvement Unidos contra o Desperdicio (Unis contre le gaspillage) est né le 29 septembre 2020, à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires. Ce mouvement regroupe près de 2 100 personnes et 254 entreprises de tous les secteurs, allant de l’agriculture à la restauration et la distribution. Le secrétaire général de l’ONU António Guterres avait appelé les Portugais à rejoindre ce mouvement pour que chacun puisse accéder à des idées et des solutions pour lutter contre le gaspillage.

🇳🇱Un mouvement similaire a vu le jour aux Pays-Bas, où des entreprises se sont engagées autour de Samen tegen voedselverspilling (Ensemble contre le gaspillage) avec un même objectif : réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2030.

🇪🇸 En Espagne, le mouvement La Alimentación no tiene desperdicio est l’initiative de l’AECOC, une association d’entreprises de la grande consommation. Son projet est de promouvoir les voies de valorisation et de réutilisation des invendus et de sensibiliser la société au gaspillage tout au long de la chaîne alimentaire, en partageant les bonnes pratiques des entreprises pour réduire le gaspillage alimentaire.

🇧🇪 Un projet est né en Belgique, à l’initiative du gouvernement flamand et de Horeca Vlaanderen, association de professionnels dans l’hôtellerie et la restauration. No food to waste appelle les acteurs du secteur à faire la différence, en s’inspirant des connaissances et des techniques développées par certains pour combattre le gaspillage.

🇩🇰Stop spild af mad  est un des plus grands mouvements au Danemark et très reconnu en Europe. Initié en 2008 par Selina Juul, militante et graphiste russo-danoise, il est composé de consommateurs volontaires qui souhaitent prendre part à la lutte contre le gaspillage et soutenu par de nombreuses personnalités politiques comme le premier ministre danois ou encore la Princesse Marie. 

Qu’ils soient initiés par des consommateurs ou des entreprises, ces mouvements favorisent les échanges de bonnes pratiques et impulsent une dynamique positive pour la lutte contre le gaspillage alimentaire. 

🎙 Éclairage de notre expert Phenix du Portugal 🇵🇹

🇵🇹 “Environ 17% de la production alimentaire du Portugal est gaspillée chaque année ! Cela équivaut à plus d’un million de tonnes de nourriture gaspillée chaque année, rien que dans notre pays. Selon l’étude la plus récente, et presque la seule réalisée au Portugal, concernant le gaspillage alimentaire (Projeto de estudo e reflexão sobre desperdício alimentar |PERDA, dezembro 2012), les pertes liées au gaspillage se produisent à différentes étapes de la chaîne de production et de consommation alimentaire :

  • 33% lors de la production
  • 7% dans l’industrie
  • 28% dans la distribution et le commerce
  • 32% par le client final

L’arrivée de Phenix au Portugal fin 2016 a marqué le début du changement ! Bien que d’autres projets existaient déjà, Phenix a été le premier acteur majeur exclusivement dédié à la lutte contre le gaspillage alimentaire grâce à des solutions technologiques. Aujourd’hui, notre travail a un impact majeur sur la résolution du problème, avec plus de 20 millions de repas sauvés du gaspillage, redistribués à notre réseau de plus de 1000 institutions nationales, vendus sur l’application, etc.

L’avenir est encore plus prometteur avec la perspective de nouvelles technologies à venir dans les prochains mois. Mais il est également urgent de voir de nouvelles mesures de la part du gouvernement, malgré la nouvelle législation approuvée l’année dernière. « 

Eurico ESTÊVÃO, Communication and Marketing manager, Portugal 🇵🇹

✨ La semaine prochaine, nous nous concentrerons sur des entreprises et leurs actions innovantes pour combattre le gaspillage alimentaire. ✨

Article 1/4 

* D’après les données chiffrées d’Eurostat

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[Webinar] 🎙Industriels – GMS : comment éviter la destruction des produits invendus non alimentaires ?

Aujourd’hui les acteurs du non alimentaire sont soumis à des contraintes réglementaires de non destruction de leurs invendus, qui entrent en vigueur progressivement en 2022 et 2023 encadrées par la loi AGEC.

Découvrez comment Sephora et Samse – Entrepôt du bricolage ont arbitré entre les différentes voies de valorisation ? Et quels sont les impacts attendus de la loi AGEC selon les particularités de chaque secteur ?

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[Webinar] 🎙Industriels : quel modèle de gestion des dons choisir selon vos enjeux ?

« Le don, ce sont ceux qui en font le plus, qui en parlent le mieux ». ❤️️

Découvrez pourquoi Mars Petcare et Coca-Cola ont décidé d’externaliser tout ou une partie de la gestion de leurs dons. Et comment se passe la mise en oeuvre opérationnelle.

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Industriels : 4 raisons d’externaliser le don aux associations

Dans l’univers des PGC, donner fait partie intégrante de la gestion du cycle de vie des produits. Pour autant, l’acte de DON des produits invendus, sortant du circuit de vente classique, revêt de multiples dimensions (traçabilité, conformité, connaissance des associations etc) qui rendent la démarche plus complexe qu’elle n’en a l’air. Pour optimiser le coût et la logistique de la gestion du don, il existe une alternative : externaliser le don aux associations.

Si vendre est un métier, donner l’est tout autant. Ainsi, de plus en plus d’acteurs des Produits de Grande Consommation externalisent cette tâche, en travaillant avec des sociétés intermédiaires, comme Phenix, directement en lien avec les associations. C’est le don externalisé.

Parmi les plus grands acteurs de l’industrie PGC, on estime que 2% avaient recours au don externalisé en 2016. On en compte 22% en 2020.

Sous les effets combinés du contexte légal, économique, sanitaire, et des enjeux de réputation/RSE, la proportion d’acteurs qui externalisent le don a en effet été multipliée par 10 en 5 ans.

Vous souhaitez en savoir plus sur le don d’invendus via un intermédiaire ?

Constats : le don internalisé, une démarche non prioritaire et coûteuse

Un même constat chez tous les industriels: ‘notre métier c’est vendre, pas donner’. 

La démarche de don repose généralement en interne entièrement sur une personne, un “Key User” du don (Gestionnaire supply, Chef de produit, Directrice marketing…). Des métiers variés, mais un même profil: le “Keen Passionate People”. Une personne qui s’empare de ces sujets antigaspi/solidarité en entreprise, sans nécessairement que cela figure sur sa fiche de poste.

Bien souvent, le “Key User” gère le don au-delà de ses missions principales, ce qui crée à terme une saturation et surcharge son travail. Souvent chronophage et régulièrement complexe (pic de fortes quantités de produit, associations à proximité de l’entrepôt saturées etc…).

La démarche de don reste à un stade embryonnaire chez tous les industriels, faute de temps et de ressources.. Le don intervient en dernière intention, malgré l’urgence alimentaire et une équation économique souvent compétitive face aux soldeurs.

Des problématiques organisationnelles et financières 

Le don internalisé comporte de nombreux coûts qui peuvent être difficiles à distinguer de prime abord :

  • Coûts logistiques
  • Coût en temps pour la gestion des relations avec les associations 
  • Coût administratif DAF/CDG 
  • Coût de destruction ponctuel sur entrepôt ou au niveau de l’association, liés aux aléas du process

Je souhaite optimiser ma démarche de don

4 raisons d’externaliser le don avec Phenix 

1. Retour sur investissement positif

De nombreux cas clients ont démontré que le coût complet du don internalisé est généralement plus élevé qu’avec une démarche d’externalisation. 

Si vous faites l’addition des coûts du don internalisé, cités plus haut, la démarche de don externalisée est plus rentable. Et le ROI devient positif ! 

Nous pourrions vous en faire la démonstration lors d’un premier appel téléphonique si ça vous intéresse.

Je suis intéressé.e

2. Conformité et organisation 

Grâce à notre outil « Phenix Connect », une plateforme numérique de gestion des dons, nous garantissons la traçabilité et la conformité de 100% des dons gérés. Par exemple, la signature électronique permet de tracer et archiver les attestations de don.

Notre engagement : le bon produit, dans les bonnes quantités, vers la bonne association.

3. Relations et connaissance des associations

Grâce à notre base de données d’associations, nous connaissons les typologies des bénéficiaires et leurs besoins, et savons adapter le don par rapport aux capacités de réception des associations. 

Chez Phenix, les chargé(e)s de compte passent plus de 1 000 jours par an chez les associations partenaires. 

“Phenix a la capacité unique à traiter des grosses quantités très rapidement et identifié des donataires qui ont la capacité d’absorption. » Arnaud Roland – Directeur RSE Coca-Cola European Partners 

De plus, nous maîtrisons les modèles logistiques et organisationnels de nos partenaires associatifs : revente, redistribution à des tiers, don gratuit, plateforme d’éclatement etc.

Je participe à la lutte contre le gaspillage

4. Visibilité & communication

Phenix est le tiers légitime et de confiance permettant de valoriser les actions de don des industriels, au profit de la réputation des marques et d’une meilleure visibilité des associations. 

« Phenix s’est imposé chez nous comme partenaire principal et quasi exclusif pour tous nos invendus car il répond parfaitement au besoin d’avoir un seul intermédiaire hyper professionnel. » Arnaud Roland – Directeur RSE Coca-Cola European Partners 

>> Replay webinar : découvrez l’intégralité du témoignage de Coca-Cola European Partners et Mars Petcare dont l’expérience dans la gestion des dons est inspirante ! << 

Aujourd’hui, plus de 200 industriels et grossistes sont accompagnés sur le don avec Phenix (Coca-Cola, Pierre Fabre, Mars Petcare, Nature&Découvertes, Henkel, Florette Foodservice, Truffaut, Disgroup…).

Phenix a professionnalisé et digitalisé chaque étape du don, au service de la traçabilité, de la conformité et de la RSE. 

La démarche vous intéresse ? Vous souhaitez en savoir plus ?

Contactez-nous

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