En supermarché ou en hypermarché, il existe toujours un pourcentage de produits qui ne peuvent pas être vendus. Produit abîmé, déclassé, qui arrive à péremption… Les acteurs de la grande distribution doivent faire face à la gestion des invendus. Depuis 2016 et la Loi Garot, les magasins doivent trouver une solution pour valoriser leurs denrées alimentaires invendues.

Les invendus en magasin, qu’est-ce que c’est ?

La grande majorité des produits d’un magasin est vendue à son prix de vente habituel. Le reste fait partie de la « casse » et représente entre 1 et 2 % du chiffre d’affaires d’une grande surface.

La casse et les invendus

La casse, ce sont les articles qui ne sont pas vendus à taux plein, ou pas vendus du tout. Parmi eux, il y a donc :

  • les produits cassés ou abîmés ;
  • les articles volés ;
  • les produits à date courte vendus avec remise ;
  • les produits jetés à la benne (fruits et légumes pourris…)
  • les invendus alimentaires ou non.

D’après le baromètre anti-gaspi Phenix n°2, la casse représente un manque à gagner de 225.000 € pour un supermarché dont le chiffre d’affaires annuel est de 15 millions d’€. Des actions de valorisation des invendus permettent de récupérer une certaine part de ce manque à gagner. En outre, cela permet de lutter contre le gaspillage alimentaire et d’oeuvrer pour la réduction des déchets. Les supermarchés évitent ainsi de mettre à la poubelle certains produits qui sont encore tout à fait consommables.

Quelle est la cause des invendus en magasin ?

Il existe des invendus en magasin car les gérants de supermarché doivent proposer à leurs clients des rayons variés et bien achalandés. Les supermarchés et hypermarchés se doivent d’être exigeants sur la qualité de leurs produits ; le revers de la médaille est que cela génère une grande quantité de produits à retirer des rayons.

invendu magasin
La valorisation des invendus permet de faire des économies et de réduire les déchets – chiffres 2021 pour un supermarché de 16 m€ de CA annuel

Même s’ils sont encore loin de la date de péremption, certains produits ne peuvent plus être vendus. Si la DLC (Date Limite de Consommation) doit être impérativement respectée, une DDM (Date de durabilité minimale) proche n’altère en rien la qualité des produits. Toutefois, les supermarchés doivent respecter cette DDM et passer leurs denrées en catégorie invendus.

Gérer ses invendus magasin

Des actions de valorisation des invendus en magasin permettent d’éviter jusqu’à 85 % de la casse. Les denrées alimentaires peuvent être ainsi vendues en promotion (dates courtes, applis anti gaspi…) ou données à des associations. L’hypermarché E. Leclerc des Herbiers (Vendée) réalise par exemple 75.000 € d’économies par an grâce à une meilleure gestion des invendus et déchets alimentaires.

Voici 5 solutions pour valoriser ses invendus en magasin.

Faire de la vente date courte

La vente en date courte permet de réaliser un certain chiffre d’affaire, bien qu’au rabais, sur les produits. Les articles date courte doivent être « stickés » (étiquetés) pour qu’ils soient facilement identifiables. Un rayon anti gaspillage alimentaire permet au client de retrouver facilement les produits en date courte.

Le recours à une application anti-gaspillage

Les supermarchés peuvent préparer des paniers anti gaspi vendus par l’intermédiaire d’une application. Les paniers sont vendus à prix cassés et sont souvent constitués de produits frais, difficiles à donner voire impossibles en raison de la réglementation sur le don. L’appli Phenix est une bonne solution pour les acteurs de la grande distribution.

Donner les produits à des associations

Les denrées alimentaires encore consommables peuvent être données aux associations d’aide alimentaire. Le supermarchés donnent le plus souvent les produits d’épicerie. Toutefois, une gestion quotidienne des invendus permet de donner les produits frais également (yaourts, viande…). Des partenariats stables avec des associations caritatives du territoire permettent de redistribuer la plus grande partie des invendus alimentaires du magasin. Une stratégie payante, car elle améliore l’image de marque de la grande surface, et elle permet de défiscaliser.

Le don aux associations permet en effet aux acteurs de la grande distribution de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60 % (1). Une option qui peut être plus intéressante financièrement que la vente au rabais, si l’on prend en compte le résultat net du magasin.

La valorisation en alimentation animale

Les denrées alimentaires qui ne peuvent être données peuvent être valorisées à destination des animaux. Les élevages, zoos, parcs animaliers, peuvent récupérer les fruits et légumes invendus ou produits de boulangerie.

invendus fruits legumes
Les légumes ne sont pas jetés mais donnés aux animaux

Une solution qui n’est pas défiscalisable, mais qui permet d’éviter de mettre à la poubelle les invendus alimentaires. Ainsi, il est possible pour un supermarché d’éviter de payer des sommes trop importantes pour l’enlèvement de ses déchets. Le prix de la collecte de biodéchets a augmenté de 75 % en 4 ans : le don à des élevages permet donc de réaliser des économies substantielles.

Mieux gérer les dates avec un logiciel de gestion des invendus

Les gestionnaires de magasin ont tout à gagner en adoptant une stratégie globale de gestion des invendus. Un logiciel de gestion des invendus peut être adopté, en le configurant sur-mesure en fonction de la taille et des exigences du magasin. Un logiciel permet d’éviter de se retrouver avec des stocks dormants ou des produits périmés. La plateforme de gestion Phenix offre une solution pour bien gérer les invendus, adaptée à chaque acteur de la grande distribution.

(1) Loi n°2003-709 relative au mécénat