A l’occasion du salon Supply Chain Event Henri Harfouche, Directeur Supply Chain France au sein du groupe Mars, explique comment ses équipes ont su mettre en place une gestion efficace et systématisée du don en collaboration avec Phenix.

Quels enjeux représente la gestion des stocks résiduels ? Pourquoi faire appel à un acteur spécialisé dans la gestion des invendus est une force ? Quels sont les facteurs clés de succès ?

Retrouvez dans cet article les temps forts de cette table ronde disponible en intégralité dans sa version vidéo.

Contexte
  • Avril 2021 Mars et Phenix collaborent pour la première fois lors d’une opération de don ponctuelle avec l’unité Petcare.
  • 2022 Le partenariat se structure au-delà de cette unité car le groupe souhaite étendre le dispositif à tous ses business. Cela se traduit par une très grosse vente fin 2022
  • En 2023 le groupe Mars uniformise toutes ses opérations avec Phenix sur toutes ses Business Unit.

Henri Harfouche, Directeur Supply Chain France – groupe Mars : « Dans nos activités les invendus sont inévitables. On a des résidus de stock qu’on doit écouler sans gaspillage donc sans les détruire. On a un certain nombre d’associations partenaires à qui on a toujours fait des dons. »

Gérer les dons d’invendus à des associations, ça pourrait paraître simple mais c’est compliqué et chronophage

« Il y a plusieurs sources à cette complexité :

  • on est dans l’alimentaire, donc on a nos exigences de traçabilité qu’on va tenir même quand on est en donation
  • on a nos processus administratifs
  • on est habitué à gérer des gros flux vers la grande distribution mais on n’est pas structuré pour gérer les petites quantités. C’est en ça que Phenix nous aide.
  • et puis on a une complexité interne à Mars (trois segments, trois business, trois processus de trois modes opératoires, trois processus de prise de décision) »

« Les enjeux ne sont pas propres au groupe Mars :

  • gérer des gros volumes et les gérer vite avant qu’ils périment
  • faire gagner du temps à nos équipes 
  • donner nos produits pour éviter qu’ils ne soient détruits et aider des associations en le faisant, c’est notre engagement RSE
  • et puis accessoirement il y a aussi un côté économique, ça peut être défiscalisé »

« Donc voilà nos enjeux et c’est là que Phenix a justement joué son rôle. »

La force de Phenix est cette capacité qu’ils ont eue à construire une solution pragmatique et agile en capitalisant sur leur expérience.

Henri Harfouche, Directeur Supply Chain France – groupe Mars : « Les quatre points clés du partenariat avec Phenix sont :

  • un processus unique : on a uniformisé nos processus internes, notre façon de faire 
  • un interlocuteur unique en interne a structuré la collaboration, mis en place les outils pour recenser les quantités et les transmettre à Phenix. Une fois qu’elle a structuré ça, son rôle est assez marginal car Phenix a sa plateforme digitale pour piloter l’exécution.
  • l’accompagnement opérationnel, c’est la grande force de Phenix. Une coach antigaspi, Caroline, s’occupe de toutes les opérations complexes dont s’occupaient nos équipes : gérer l’administratif de la donation vers les différentes associations. 
  • l’agilité et laprofessionnalisation de l’activité : l’interlocuteur Phenix gère tout en maintenant toutes nos exigences, le professionnalisme, la traçabilité etc, c’est là que que Phenix a fait la différence :  « 

Henri Harfouche, Directeur Supply Chain France – groupe Mars : « Normalement quand je présente à côté d’un partenaire commercial je ne dis pas que sa solution n’est pas chère. Maintenant Phenix n’est pas tout à fait un partenaire commercial. Phenix est un partenaire tout court et donc oui c’est une solution qui n’est pas chère.« 

Clairement, les résultats sont bons aujourd’hui : en 1 an on a systématisé la donation de nos produits, on a structuré nos processus, on a évité de la destruction et on a gagné du temps.

« Si je regarde l’année qui se termine on a rentabilisé la mise en place de la solution en ayant évité des destructions et en ayant gagné du temps pour nos équipes. Il y a un avantage fiscal à défiscaliser, mais on ne l’a pas pris en compte dans nos calculs économiques. Mais il est bien là. »

Charlotte Gindre Key Account Manager PGC – Phenix : « Mars fait la liste des produits invendus et surplus qui arrivent à date (libellé du produit, quantités, palettisation). cela va créer sur la plateforme des bons de livraison et des attestations de dons. Quand l’association va se positionner, ou quand on va positionner une association parce que l’on garde la main sur ce point, elle va savoir exactement quelle quantité il y a à récupérer, comment c’est conditionné. Donc soit l’association affrète son transport soit on appelle un transporteur pour livrer l’association. Elle sait ce qu’elle va récupérer puisque c’est elle qui choisit ce qu’elle va récupérer en fonction de ses besoins. »

Henri Harfouche, Directeur Supply Chain France – groupe Mars : « Tous les produits peuvent être concernés par le don. Parce que pour tous nos produits, quelles que soient les gammes, on est sur des durées de vie de 18 à 24 mois. Cela dit, on se partage la responsabilité des dates avec la grande distribution. C’est-à-dire qu’on doit garantir la moitié de la durée de vie restante à la grande distribution à la livraison. Ce qui réduit déjà la durée de vie. Et après sur tous nos produits, même quand il nous reste 6 ou 9 mois de durée de vie pour nous, compte tenu des fluctuations des ventes, on peut avoir des invendus sur tous les produits, quels qu’ils soient. Il n y a pas de différence entre du Petcare ou de l’alimentaire. C’est vrai qu’on a parlé de nourrir un être humain mais en fait nourrir un animal est aussi important. Il y a des associations qui font des maraudes auprès des sans abris et l’animal est hyper important. »

« Sur le don, au démarrage du partenariat avec Phenix, on était sur des opérations ponctuelles. Phenix nous a appris à le planifier, à le structurer et à le lisser dans le temps pour que ce soit une activité régulière. Parce qu’ il y a des associations en face qui en ont besoin. C’est la raison pour laquelle j’ai parlé de prévision. Ce n’est pas un business qu’on cherche à faire croître mais on a besoin de donner. »

« Chez Mars, ce n’est pas vraiment la quantité de don qui a fluctué lors du covid. C’est le destockage en amont qui a été plus important du fait d’une erreur de prévision plus forte. C’est cette partie qu’on gère par de la prévention pour essayer de vendre des stocks. Parce que quand on a 10 % d’invendu sur un produit, on ne se précipite pas sur le don. S’il nous reste quelques semaines on va quand même chercher à le vendre suivant les circuits possibles. C’est cette partie là qui a augmenté d’où le fait qu’on ait beaucoup structuré la prévention dans nos analyses de planning. »